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Stéphane Hessel : les camps de la mort et les origines de la Déclaration universelle des droits de l’homme

L'ancien ambassadeur et résistant français Stéphane Hessel, le 22 janvier 2011 à Paris.
L'ancien ambassadeur et résistant français Stéphane Hessel, le 22 janvier 2011 à Paris.
Boris Horvat / AFP
Il ne faut pas confondre les camps de concentration et les camps d’extermination. Même si les conditions des déportés étaient horribles dans les uns comme dans les autres, il faut les distinguer, estime Stéphane Hessel, ancien déporté, résistant et ancien ambassadeur de France aux Nations Unies.

19'30" - Première diffusion 22/01/2005

En s’appuyant sur l’horreur du totalitarisme et du nazisme, des instances juridiques ont été créées, des textes comme la Déclaration universelle des droits de l’homme ou la Convention sur le génocide ont été rédigés. Pourtant, n’oublions pas que l’Holocauste est intervenu à un moment de l’Histoire où nous pouvions penser, déjà, que les progrès de l’humanitaire et du droit empêcheraient cette horreur de se produire dans un pays civilisé comme l’Allemagne. Nous n’aurions pas cru cela possible lorsque c’est arrivé ; nous risquons de ne pas croire ces horreurs possibles si elles arrivent demain. Il convient d’être vigilant, de dresser l’oreille et d’ouvrir les yeux.

Invité :
- Stéphane Hessel, 
ancien déporté, ex ambassadeur de France aux Nations Unies.

Publié le 06/12/2018 - Modifié le 07/12/2018 - Par Pierre Ganz

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