Un militaire guinéen.
Un militaire guinéen.
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Politisation > Désorganisation

« … Quand l’autorité du camp donnait un ordre ou une instruction, il devait d’abord demander son avis au CUM (Comité d’unité militaire, cellule du parti au sein de l’armée). Et bien entendu la discipline s’en ressentait. Quand un caporal est plus fort qu’un commandant ou qu’un capitaine, la discipline disparaît. »
Par Olivier Rogez -

Témoignage de Facinet Touré, médiateur de la République et l’un des fondateurs de l’armée guinéenne.

Je suis entré à l’armée par obligation. En tant que citoyen français, je devais m’acquitter de mes obligations militaires. Après la formation commune, il nous fallait choisir un corps de métier dans l’armée. Médecine, télécommunication, administration. J’ai choisi l’administration. Lorsque les Guinéens ont voté pour ou contre l’indépendance, j’étais à la 2ème compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais déployée dans la région d’Oran, en Algérie. Le bruit courait déjà que les Guinéens allaient massivement voter « non ». Le général Salan est venu nous voir. Il nous a demandé, en souvenir d’un soldat guinéen qu’il avait sauvé en Indochine, de voter contre l’indépendance et de demander à nos parents de faire de même. Il ne comprenait pas que c’était justement nos parents qui nous avaient demandé de voter pour l’indépendance ! Salan nous a même dit qu’il n’aimerait pas voir la Guinée se séparer de la France et que nos destins étaient liés. J’avoue qu’à l’époque nous ne comprenions pas très bien pourquoi il fallait voter « non » car notre Guinée n’avait rien. Mais tous les autres Africains de la compagnie nous enviaient. Et on leur disait fièrement que « nous nous allions prendre notre indépendance ».

À partir de ce jour, nous ne faisions plus rien. Nous étions dispensés de travail, de corvée, et même d’opérations militaires ! Le 28 septembre 1958 nous avons voté en faveur du « non ». Nous étions indépendants et l’on nous a rapatriés à Conakry. J’y suis arrivé le 18 octobre. À notre arrivée, un accueil spécial nous avait été organisé. Au camp Mangin, un commissaire guinéen est venu nous demander ce que nous voulions. Soit rester dans l’armée française, soit entrer dans l’armée guinéenne ou dans la gendarmerie, ou alors retourner à la vie civile. J’étais simple sergent, et la vie sous les drapeaux ainsi que la guerre d’Algérie m’avaient fatigué. J’ai donc opté pour la vie civile. Comme beaucoup de mes compagnons, d’ailleurs. Mais après une semaine, le chef d’état-major, Mandian Keita nous a convoqués au camp. Il nous a fait la morale. « La patrie a besoin de vous. On doit créer une armée. Acceptez de rester et de la créer avec nous ». Moi je ne voulais plus de l’armée, et j’avais même commencé à distribuer mon paquetage à droite et à gauche. Mais notre capitaine a fini par nous convaincre et le premier novembre, je me suis engagé.

Nous avons donc créé l’armée le 1er novembre. Avec des orientations encore très floues. Nous avons commencé par rebaptiser les camps. Mangin est devenu Samory Touré, et le camp Brosset est devenu le camp Alpha Yaya Diallo. Dès 1958, l’État a entamé une coopération avec le bloc de l’Est, et un contingent a été envoyé en URSS. Ma femme portait mon premier enfant et je ne voulais pas m’éloigner d’elle. Je ne suis donc pas parti en URSS. À peine mon enfant mis au monde, on m’a envoyé au Congo, au sein du bataillon guinéen des Nations unies. C’était le 22 juillet 1960. Et lorsque la guerre de sécession a commencé au Katanga, nous sommes allés là-bas. Pendant ce temps à Conakry, Sékou Touré voulait profiter de l’occasion pour propager la révolution au Congo. Il a donc souhaité que ce soit le contingent guinéen qui puisse prendre la tête du bataillon des Nations unies. Mais le général des Nations unies était général de division, et l’armée guinéenne n’avait pas de grade équivalent ou supérieur au sein de ses forces armées. En une nuit, il a donc créé un général d’armée ! C’était Lansana Diané, un civil, devenu par décret général d’armée ! Aux Nations unies, ils ont vite compris que cet homme n’était pas militaire. La manœuvre de Sékou Touré a donc échoué.

Nous sommes rentrés à Conakry en février 1961 et j’ai été élevé au grade de sergent-chef.

En revenant, le matériel avait changé. Des équipements militaires soviétiques avaient été livrés à l’armée par les pays de l’Est. Le commandant militaire voulait que l’on se familiarise avec ces nouvelles armes. Moi j’étais d’accord pour la formation mais le commandant voulait nous envoyer en internat. Pour moi et mes compagnons c’était impossible. Nous ne pouvions pas quitter nos familles pour aller à l’internat. Les chefs se sont fâchés contre nous et pour nous punir, ils nous ont empêchés de suivre cette formation au terme de laquelle nous devions sortir avec le grade de sous-lieutenant. Moi et mes promotionnaires avons dû attendre trois ans avant de suivre cette formation. Elle a duré 26 mois, c’est-à-dire qu’elle était bien plus complète que prévu, et plus large que celle des deux promotions précédentes. Nous étions vraiment bien formés. Il y avait une formation d’officier, d’école de guerre, il y avait même des cours d’histoire, de géographie et de mathématiques ! Les deux premières promotions avaient reçu des noms de baptême. La première s’appelait la promotion Lumumba, la seconde Sylvanius Olympio, mais nous nous n’avions pas été baptisés car nous étions considérés comme des fortes têtes. On ne voulait plus nous voir. Alors que les autres attendaient un an avant de devenir aspirants, nous n’avions aucun avancement. Nous sommes restés comme ça pendant quatre ans, à ronger notre frein.

Un jour Sékou Touré a regardé de près les formations des trois promotions, et il a vu que notre programme était bien plus complet et que nous avions reçu un enseignement bien plus performant. Il a donc supprimé le concours et nous a fait passer au grade de sous-lieutenant. Je suis resté sous-lieutenant trois ans, et ensuite lieutenant durant six ans, au lieu de deux. À l’époque, j’effectuais beaucoup de missions. Comme j’étais dans les finances, j’ai été nommé trésorier payeur à l’intendance, puis j’ai servi comme attaché militaire auprès du ministre de la Défense. J’étais une sorte de conseiller technique et j’avais beaucoup de pouvoir. Tous les problèmes entre l’armée et l’extérieur passaient par moi. Je voyageais beaucoup et j’aimais ça. J’ai appartenu à la délégation guinéenne de la commission africaine des peuples se battant pour leur libération. Les réunions se passaient à Dar Es Salam (en Tanzanie). J’y suis resté tout en étant rattaché au ministère de la Défense. J’avais une vie passionnante. En 1977 la Guinée devait présenter une pièce de théâtre pour le festival de la culture et des arts négro-africains de Lagos au Nigéria. On m’a chargé d’y aller pour suivre la préparation de la pièce « Thiaroye ». Avant mon départ, un condisciple de l’École d’officiers m’a donné une lettre pour son frère qui était enseignant à Lagos. Je suis donc parti avec la lettre mais je ne suis resté que sept jours au Nigéria et je n’ai pas eu le temps de trouver le frère de mon ami. Mais j’ai rencontré un homme qui connaissait cet enseignant et qui a pris la lettre qu’il a confiée à un Guinéen, un commissaire de police. En échange, l’enseignant a confié au policier une somme d’argent pour son frère en Guinée, somme que j’étais chargé de lui remettre ainsi que deux lettres, une pour moi et une pour son frère. Je reçois le tout à Conakry. Je ne sais pas comment cela se fait mais les deux lettres finissent dans les mains de Siaka, le commandant du Camp Boiro (Siaka Touré, tristement célèbre tortionnaire du camp Boiro, exécuté en 1985).

Je me souviens parfaitement de mon arrestation. Je revenais avec ma femme et mon fils d’une soirée à l’ambassade de Chine. Des hommes m’attendaient à bord d’une voiture. Ils m’ont dit que le commandant Siaka voulait me voir. Je leur ai dit, « très bien, je vais y aller tout de suite ». Alors, ils m’ont dit « mais venez plutôt avec nous, nous sommes véhiculés ». C’est là où j’ai compris que l’on venait m’arrêter. J’ai été conduit directement au camp Boiro. Il avait été construit en 1961 et n’était pas encore achevé. Les cellules étaient toujours en construction. Lorsque je suis arrivé au bloc, j’ai entendu une voix dire « le colis est arrivé ». Alors les hommes se lèvent et forment une sorte de « haie d’honneur » que j’ai dû franchir. Je suis arrivé devant le chef de poste. Il faut se déshabiller complètement. Si vous n’avez pas de tenue courte, on vous rend votre slip. Ils m’ont demandé d’enlever mon alliance, mais mon doigt avait gonflé et je ne parvenais pas à l’enlever. Ils ont tout essayé - avec du savon notamment - mais n’y sont pas parvenu. Alors j’ai pu garder mon alliance. Ensuite, un gardien m’a conduit à la cellule. Devant la porte il m’a dit « lisez le numéro ». Je l’ai lu. Il m’a dit « retenez-le bien, à parti d’aujourd’hui c’est votre nom ». Il m’enferme, et je me retrouve quasi nu sur un sol en béton crevassé et inégal. Derrière la porte je l’entends écrire quelque chose sur une ardoise. C’était la lettre D, je l’ai su ensuite. Cela signifie que vous êtes au régime sec. Sans pain ni eau. Je suis resté cinq jours sans boire ni manger. Au bout de cinq jours, on m’a conduit devant un comité révolutionnaire. Dans la salle, il y avait une table où l’on m’a fait asseoir. Sur cette table, de l’eau, du pain, des cigarettes. Un homme me dit « si tu veux boire et manger, lis ce papier ». Il me tend une feuille, c’était une confession. Quelqu’un s’approche derrière moi et me souffle à l’oreille « si vous voulez vivre, lisez ce papier ». Si vous le faites, à partir de ce moment, on lit votre confession à la radio, et l’on vous donne à boire et à manger. Sinon, vous allez à un endroit baptisé « la cabine technique ». C’est là où l’on pratique la torture. La torture à l’électricité. On vous attache les bras dans le dos et l’on vous fait traverser à genoux une plaque de granite non poli. Vous terminez l’épreuve les genoux en sang. Il y a aussi le fut d’eau salée. Vous êtes attaché comme un fagot et pendu par les pieds. On vous place au-dessus du tonneau. On vous montre à nouveau la lettre, si vous continuez à refuser on vous plonge dans ce tonneau d’eau croupissante jusqu’à étouffement… On finit par faire ce qu’ils exigent. Mais beaucoup y sont restés. Moi, j’étais accusé d’avoir pris contact avec un contre-révolutionnaire, des choses comme ça…

À cette époque, Amnesty international voulait coûte que coûte visiter les prisons politiques de Guinée. Les Américains voulaient faire pression pour que Sékou Touré cesse de permettre aux avions soviétiques qui allaient ravitailler l’Angola de transiter par Conakry. Il a accepté et on lui a laissé le temps de vider les prisons avant la visite des enquêteurs d’Amnesty International. J’ai donc été libéré. J’ai passé six mois au camp Boiro et environ trois autres à la prison de Dubreka.

Après la libération, je me demandais vraiment ce que j’allais devenir. Je ne voulais plus entendre parler de l’État et je ne voulais plus travailler dans l’administration. J’étais en colère et je me disais que je préférais encore rester chômeur que de travailler pour cette administration. Mais, vous savez, lorsque l’on sort des geôles de Sékou Touré, il faut aller remercier le président, c’est la règle. Le ministre de la Défense d’alors m’avait demandé de signer une demande de grâce afin que je sois réintégré dans l’armée. Moi au départ, je ne voulais ni signer cette demande ni aller voir le président. Alors, ma mère m’a appelé. Elle m’a fait une scène comme seules les mères sont capables d’en faire ! Elle m’a dit que si je ne signais pas ma lettre de réintégration, je provoquerai sa mort. Des choses comme ça. Donc, sous cette pression familiale, j’ai fini par accepter. Je devais voir le président Sékou Touré, mais j’hésitais car j’étais en colère. On m’a convoqué une première fois pour un entretien avec lui. Je me suis présenté au palais mais au bout de quelques instants, j’ai fait demi-tour. J’ai été convoqué une deuxième fois. Et là, les officiers du palais présidentiel m’ont dit qu’il ne fallait plus que je parte car ils avaient eu des ennuis à cause de moi. Je suis donc resté. J’hésitais beaucoup sur ce que j’allais lui dire. Je ne voulais pas demander pardon car j’étais innocent des crimes dont j’avais été accusé.

Quand je suis entré dans son bureau, je me suis présenté et mis au garde-à-vous. Il m’a dit « assied-toi ». Je me suis expliqué. Je lui ai dit « je suis un serviteur du pays et j’ai toujours fait ce que l’on m’a demandé. Vous m’avez d’ailleurs souvent félicité pour cela. J’ai été enfermé au camp Boiro sans savoir pourquoi. Je veux savoir ce que l’on me reproche. » Il a allumé une gauloise (cigarette de tabac brun française). Il a tiré une longue bouffée. Il m’a regardé et s’est contenté de dire «  J’ai pris bonne note. Bon courage ». Et je suis sorti.

Deux semaines plus tard, je retournais au camp militaire. Mais là-bas l’ambiance avait changé pour moi. On se méfiait. J’avais occupé des fonctions stratégiques et importantes aux finances de l’armée et il fallait m’en éloigner. Alors on m’a affecté à l’Institut polytechnique Julius Nyerere de Kankan, en Haute Guinée.  J’y ai passé les années les plus heureuses de ma vie. J’avais 1 865 étudiants à gérer et j’aimais beaucoup cela. L’enseignement me plaisait beaucoup. Après trois années, j’ai été affecté à l’École navale. Durent quatre ans. Et c’est de là que j’ai préparé le coup du 3 avril 1984. Après le camp Boiro, j’avais en tête l’idée de participer un jour à un groupe qui agirait contre ce régime.

Ce que ce régime faisait aux militaires était complètement irrationnel. Un jour par exemple, Ismaël Touré le frère du président est allé en mission en Chine. Là-bas, il a vu que les militaires ne portaient pas de grades sur leur uniforme. Ils savaient pourtant qui était qui et la hiérarchie était respectée. De retour en Guinée, Ismaël Touré se rend un beau jour au campa Alpha Yaya. À l’entrée la sentinelle lui demande ses papiers. Tandis que dans son dos, un caporal en mobylette entre directement dans le camp sans qu’on lui demande quoi que ce soit. Ça a mis Ismaël en rogne et il a ordonné que l’on applique le schéma chinois, c’est-à-dire que l’on supprime les galons sur les uniformes. Bien évidemment cela n’a pas fonctionné et l’on est revenu bien vite sur cette disposition !

Sékou Touré a politisé l’armée afin de mieux la contrôler. Un jour, on a créé les CUM, les Comités d’unité militaire. Le principe est simple. Le comité est élu par les soldats. Les simples soldats et les sous-officiers étant plus nombreux que les officiers, les soldats élisaient à la tête du CUM l’un des leurs, souvent un caporal. Les officiers et les commandants de camps devaient rendre des comptes au chef du CUM, c’est-à-dire au caporal.  Quand l’autorité du camp donnait un ordre ou une instruction, il devait d’abord demander son avis au CUM. Si bien que la base contestait toujours les décisions des chefs. Il était impossible à un commandant de camp d’aller à l’encontre de la volonté du CUM. S’il le faisait c’était prendre la direction du camp Boiro. Tout le monde faisait tout pour plaire au CUM sinon, c’était la prison. Nous étions terrorisés par les CUM. Et bien entendu la discipline s’en ressentait. Quand un caporal est plus fort qu’un commandant ou qu’un capitaine, la discipline disparait. Très vite, dans les casernes, plus personne ne saluait les supérieurs, les formules de politesse envers les gradés ont disparu. Je dirai, pour parler poliment – et c’est d’ailleurs la formule que nous utilisions à l’époque – que les hommes avaient troqué leur pantalon contre un pagne de femme. Les maux de l’armée guinéenne remontent à cette époque. L’indiscipline s’est ancrée dans les esprits. Dans notre armée, il y a trop longtemps que l’on ne respecte plus les ordres ! Voyez ce qui s’est passé sous Dadis (Moussa Dadis Camara, président du CNDD, la junte au pouvoir, du 24 décembre 2008 au 15 janvier 2010). L’armée en tant que corps discipliné a disparu. Il y avait par exemple plus d’officiers que d’hommes de rang. Car depuis longtemps, l’avancement et les promotions sont une façon de calmer la grogne sociale. Quand il y a un problème, en haut lieu on décide de faire avancer tout le monde d’un pas, c’est-à-dire que toute l’armée progresse d’un échelon ! Le deuxième classe devient première classe, le caporal devient caporal-chef, etc.

Sékou Touré a créé et entretenu cette indiscipline pour affaiblir l’armée car il redoutait un coup d’État militaire. Par exemple, quand il a décrété la notion de « peuple en armes », il a fait distribuer des armes à beaucoup de gens, des civils, des simples paysans parfois. Beaucoup n’ont jamais rendu ces armes et les ont gardées. Les collégiens devaient apprendre à manier un fusil. Cela a créé d’énormes tensions avec l’armée. Nous dans les casernes, nous n’osions même plus aller au champ de tir faire des exercices. Car il y avait une telle complotite à l’époque que si l’on entendait des tirs on aurait pu être accusé de fomenter un coup d’État ! Il n’y avait ni ordre ni discipline. La cour martiale n’existait pas. Le conseil de discipline ne fonctionnait pas. C’est Sékou qui décidait de tout.

Avec l’arrivée au pouvoir de Lansana, nous avons voulu rétablir les choses et rendre à l’armée un peu de son lustre. Mais beaucoup de freins nous ont empêchés de travailler avec efficacité. Vous savez, ici en Guinée, le premier ennemi du pouvoir ce sont vos parents. Lorsque vous voulez changer quelque chose au système, il y a toujours vos parents qui tentent de vous en empêcher de peur de perdre leurs privilèges… Lansana a tenté de réorganiser l’armée et notamment de désarmer certains corps. Mais il a rapidement eu peur. Par exemple, à chaque fois que les chefs militaires voulaient de l’avancement, ils faisaient croire au président qu’il y avait une mutinerie en préparation et pour calmer la troupe, le gouvernement distribuait des promotions. L’avancement au mérite n’existe pas.

Un autre phénomène a généré beaucoup de problème, c’est le recrutement. Ici en Guinée, lorsque vous avez un enfant délinquant, voleur, criminel, voyou, vous l’envoyez à l’armée, car les gens considèrent que l’armée est une sorte de maison de redressement. Vous avez donc une armée en partie composée de délinquants !

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Publié le 14/06/2018 - Modifié le 11/07/2018

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