Environ 160 000 réfugiés rwandais forment un campement improvisé, à 10 km au nord de la ville frontalière de Goma, dans l'est du Zaïre, le 17 juillet 1994.
Environ 160 000 réfugiés rwandais forment un campement improvisé, à 10 km au nord de la ville frontalière de Goma, dans l'est du Zaïre, le 17 juillet 1994.
Pascal Guyot / AFP

Le génocide rwandais

Sous contrôle allemand à la fin du XIXe siècle puis colonie belge depuis 1916, le Rwanda est un pays indépendant depuis le 1er juillet 1962. Avant l’arrivée des européens, les principales ethnies qui peuplent le pays vivent ensemble sans tensions. C’est sous le régime belge que les rapports changent. Les Tutsis, considérés comme la noblesse « à la peau noire », sont favorisés alors que les Hutus (plus nombreux) sont la plupart du temps traités comme simples paysans ou éleveurs. Instrumentalisée par les colonisateurs, l’idéologie raciste a fini par créer une haine des Hutus envers les Tutsis au « Pays des Mille collines ». Après la fin de la monarchie tutsie en 1960, ce sont les Hutus qui s’emparent du pouvoir. Les Tutsis se réfugient en Ouganda et tentent de revenir au pouvoir 20 ans plus tard : c’est la guerre civile. Malgré la signature des accords de paix à Arusha en 1993 et la présence de la mission de l’ONU, le cessez-le-feu n’est pas vraiment appliqué. Le 6 avril 1994 est le tournant de l’histoire du Rwanda : le président hutu Juvénal Habyanimana est tué dans l’attentat commis contre son avion. Le massacre de la population tutsie commence le lendemain à Kigali et se poursuivra durant cent jours partout dans le pays. Le bilan est lourd : près de 800 000 personnes sont massacrées à coups de machette. C’est l’un des plus grands crimes du XXe siècle.

Publié le 26/02/2016 - Modifié le 04/06/2019

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