Audio
Le tombe d’un ancien combattant blessé psychique de guerre dans le seul carré militaire de France qui leur est dédié. Cadillac, Gironde, août 2017.
Le tombe d’un ancien combattant blessé psychique de guerre dans le seul carré militaire de France qui leur est dédié. Cadillac, Gironde, août 2017.
Olivier Favier
Le 11 novembre 1918, la signature de l’armistice marquait la fin d’un conflit qui a tué 9 millions de militaires et fait presqu’autant d’invalides. Si les gueules cassées sont passées dans l’histoire, les traumatisés psychiques restent largement méconnus. Dans la frénésie patriotique de l’époque, ils sont souvent soupçonnés d'être des simulateurs cherchant à échapper au combat.

04'30" - Première diffusion le 11/11/2012

Pour débusquer les tricheurs, certains médecins comme Clovis Vincent et Gustave Roussy développent des traitements qui sont loin du soin médical. Le torpillage électrique, notamment, est une véritable torture. Des soldats malades sont même envoyés au peloton d’exécution. La folie au front. La grande bataille des névroses de guerre (1914-1918) paru aux éditions Imago, Laurent Tatu, neurologue et professeur d’anatomie au Centre hospitalier de Besançon, retrace avec Julien Bogousslavsky cette triste histoire de collusion entre les autorités militaires et une partie du corps médical.

En savoir plus :

Saisons de guerre, notes d'un combattant de la Grande GuerreGabriel Balique aux éditions L'Harmattan.

Lieux oubliés : le «cimetière des oubliés» de Cadillac.

Publié le 09/08/2018 - Modifié le 16/11/2018 - Par Juliette Gheerbrant

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias