Vue générale du barrage hydroélectrique d’Imboulou au Congo-Brazzaville (photo d'archives, 2010).
Vue générale du barrage hydroélectrique d’Imboulou au Congo-Brazzaville (photo d'archives, 2010).
Guy-Gervais Kitina / AFP
Article

Congo: des investissements chinois au cœur d’une polémique

Le Congo-Brazzaville est représenté au haut niveau au sommet Chine-Afrique qui s’est ouvert lundi 3 septembre 2018 à Beijing. Les Congolais ont saisi l’occasion de cette importante rencontre pour faire le point des investissements de l’empire du Milieu dans leur pays. Si certains sont entièrement satisfaits des investissements chinois, d’autres doutent de la qualité des infrastructures réalisées et estiment que le partenaire chinois a oublié l’agriculture, un secteur clé pour booster une économie en panne.
Par RFI -

Christian Sahir, journaliste et analyste économique, juge positive la coopération entre la Chine et le Congo. « La coopération entre le Congo et la Chine a permis à notre pays de se doter d’un certain nombre d’infrastructures. Je prendrais pour exemple la route nationale numéro 1 Pointe-Noire-Brazzaville (longue de plus de 500 kilomètres, ndlr) qui a un impact économique très très important », commente M. Sahir.

Le barrage hydroélectrique d’Imboulou de 120 mégawatts est également le fruit de cette coopération. Mais, les investissements chinois ont plus été consentis dans le bâtiment. « Des fissures par-ci, des carreaux décapés par-là, des sièges dans les salles de réunions qui perdent leurs accoudoirs dès inauguration des bâtiments, c’est ce que nous vivons parfois avec les Chinois », témoigne un chef de quartier sous couvert d’anonymat.

Et pour Léon Mayeko enseignant d’économie à l’université publique, le développement passe par l’agriculture et non par le bâtiment : « Ce qui a fait de la Chine aujourd’hui l’une des puissances mondiales, c’est l’agriculture. C’est pas avec ces bâtiments que nous pouvons nous développer », analyse-t-il. Le Congo et la Chine ont établi leurs relations depuis 1964.

Publié le 13/02/2019 - Modifié le 21/02/2019

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias