La baie de Ngor et l'hôtel Ngor Diarama à Dakar au Sénégal.
La baie de Ngor et l'hôtel Ngor Diarama à Dakar au Sénégal.
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4/7 : Un meneur guinéen passe aux aveux

Le dernier avatar de l’opération Persil, chargée de déstabiliser le régime guinéen, prend forme à la fin de l’année 1959. Deux fronts doivent être ouverts, aux frontières du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Comme ils l’ont fait en Indochine, en Algérie, les paras du 11ème choc vont aider des opposants guinéens à organiser une insurrection armée. Ils s’appuient sur une organisation basée à Dakar, la Solidarité Guinéenne. L’un de ses responsables a été arrêté peu de temps après la découverte par Conakry de l’opération. Dans le quatrième volet de cette enquête en sept épisodes, nous écoutons les confessions de Souleymane Baldé, l’un des chefs de l’opposition armée guinéenne encadrée par la France.
Par Coralie Pierret et Laurent Correau -

L’affaire du complot qui a éclaté à Conakry le 20 avril 1960 est largement commentée à Dakar dans les milieux guinéens. Le 10 mai, une quarantaine de personnes se réunit au domicile de Djibril Diallo, l’un des responsables de l’Union Fraternelle Guinéenne[1]. Tous appartiennent à cette organisation proche du régime de Conakry. Djibril Dillo donne lecture d’une lettre de Sékou Touré, dans laquelle celui-ci demande aux Guinéens du Sénégal de rechercher tous les complots pouvant être menés contre la Guinée, de lui communiquer les noms des « traîtres guinéens » résidant au Sénégal, pour qu’ils soient immédiatement arrêtés et jugés s’ils reviennent en Guinée… mais aussi de lui faire part des bruits qui circulent dans les milieux français et africains. Ibrahima Baldé, lui aussi dirigeant de l’Union Fraternelle Guinéenne, prend la parole. Il met en cause les dirigeants d’une autre association de guinéens de Dakar, la « Solidarité guinéenne », les qualifiant de traîtres, notamment MM. Mamadi Konaté et Souleymane Baldé. Il estime même qu’il serait utile de communiquer immédiatement leurs noms au gouvernement guinéen. Le contenu de cette réunion est rapporté aux services français, qui notent : « M. Baldé Ibrahima est alors chargé de dresser la liste des ″traîtres″. »[2] 

Le 16 mai 1960, une main anonyme rédige une lettre dénonçant Souleymane Baldé et l’adresse au directeur de la Sûreté du Sénégal. Il est alors arrêté et entendu par le commissaire de police Papa Samba Ba le 22 du même mois. Une copie de son PV d’interrogatoire existe toujours[3]. « Je ne regrette rien de ce que j’ai fait, déclare Baldé, car j’estime avoir œuvré dans l’intérêt de mon pays ». L’homme passe aux aveux et fournit l’un des récits les plus précis de ce qui s’est passé côté sénégalais de la frontière, dans les derniers mois de 1959 et les premiers de 1960.

Souleymane Baldé a 30 ans quand il est arrêté. Fils de Tierno Mamadou et Aïssatou Baldé, il est originaire du cercle de Labé (il vient du village de Kégnéoula) et s’est établi au Sénégal en 1954, où il a travaillé à la compagnie aérienne UTA puis aux Établissements Zhendre en tant que comptable. Démobilisé en 1957, il milite au Parti Socialiste du Sénégal, puis au sein de l’association de la solidarité guinéenne qui (dit-il aux enquêteurs) « à ses débuts était une section de l’UPS » (Union Progressiste Sénégalaise, ndlr). En 1958, d’ailleurs, à la suite de l’UPS, la Solidarité guinéenne appelle ses militants à voter « oui » lors du référendum constitutionnel. En 1959, Baldé est nommé secrétaire général de l’association. Les Guinéens de la diaspora suivent avec attention ce qui se passe au pays. Et commentent largement l’alliance qui se noue entre Barry III et Barry Diawandou -deux leaders politiques peulhs, à l’époque le terme utilisé est ‘Foula’- et le pouvoir de Sékou Touré. « Leur prise de position a mécontenté les Foulas de Guinée dont Barry III et Barry Diawandou étaient les représentants et les chefs politiques. » explique Souleymane Baldé à l’enquêteur. « Du fait de leur volte-face, ajoute-t-il, les Foulas de Guinée, qui constituent les trois quarts de la population, se sont trouvés sans représentation au sein du gouvernement alors que les Soussous d’obédience RDA groupés derrière leur leader Sékou Touré raflaient tous les postes de commande. » Et le jeune chef rebelle de se lancer dans une diatribe contre ce qu’il considère comme la « partialité » du président Sékou Touré et son oubli des Foulas, « traités en parents pauvres ». C’est de cette frustration, dit-il, qu’est née l’idée de conduire une action armée.

« Voyant qu’ils n’avaient rien à attendre du président Sékou Touré, explique Souleymane Baldé, et qu’ils ne pouvaient former un parti d’opposition, puisque leur position n’est pas tolérée en Guinée, les dirigeants de la population Foula ont décidé d’entreprendre une action clandestine pour renverser le gouvernement et établir à sa place un gouvernement d’union favorable à un rapprochement avec le Mali et le Conseil de l’Entente. D’autre part, la population Foula est inquiète de la politique du Gouvernement actuel qui a tendance à délaisser le bloc occidental pour se rallier aux pays de l’Est. » Les promoteurs de cette action clandestine viennent tout d’abord de la ville de Mamou. Et notamment de l’entourage de l’Almamy de Mamou. Baldé en livre une liste précise : El Hadji Sidy Barry, le frère de l’Almamy. Deux fils de l’Almamy de Mamou : Mody Boubacar Barry et Thierno Mamadou Barry. Fait également partie du complot le chef de cabinet du président Sékou Touré, Boubacar Barry. Les noms de Colon Barry, transporteur et chef de service à la SMDR Mamou, ainsi que de Bah Tahirou, commissaire de police de Mamou sont associés au complot, ainsi que celui de Thierno Mamadou Ba, commandant de cercle de la région de Kankan.

Mamou, lieu de contestation du nouveau pouvoir guinéen ? Le SDECE rapporte lui aussi des informations allant dans ce sens. Les 14 et 15 février 1959, « le mécontentement latent de la population » a éclaté lors du congrès annuel de la section PDG de Mamou. Tous les membres du comité directeur ont été déposés et remplacés par des personnes parfois clairement opposées à Sékou Touré. Sékou réunit le 20 février le Bureau exécutif du parti, qui prononce l’invalidation des nouveaux élus. Le communiqué de ce bureau politique déplore que les « Camarades de Mamou » aient inscrit sur la liste soumise au congrès « des exclus du Parti non encore réhabilités » et invalide le nouveau comité directeur[4].    

Revenons-en au récit de Baldé au commissaire Papa Samba Ba : Le frère et les deux fils de l’Almamy de Mamou se rendent à Dakar en délégation en septembre 1959. Colon Barry est avec eux, ainsi que différents commerçants et transporteurs[5]. Cette délégation vient prendre contact avec la Solidarité guinéenne, représentée par Sadou Bobo Diallo et Souleymane Baldé. La réunion a lieu rue 1, chez Sadou Bobo Diallo, un commis des services administratifs en service au Building administratif (il travaille au contrôle des prix). « Au cours de cette réunion, indique Souleymane Baldé, nous nous sommes tous engagés à faire notre possible pour renverser le gouvernement. Il a été établi qu’une aide extérieure nous était indispensable puisque nous étions totalement dépourvus de moyens financiers. C’est alors que Diallo Sadou Bobo a déclaré qu’il pourrait se mettre en rapport avec certaines personnalités européennes qu’il avait côtoyées du temps où il était secrétaire particulier de l’Almamy Ibrahima Sory de Mamou, ancien Grand Conseiller de l’AOF. » La réunion décide de la création à travers l’ensemble du pays, de commandos qui auront pour mission de s’attaquer aux immeubles administratifs, aux voies ferrées, aux lignes téléphoniques. Objectif : paralyser l’action du gouvernement. Une date est également fixée : « tout devra être mis en œuvre pour que cette action clandestine soit déclenchée dans le courant du mois de juin prochain pour la Moyenne et la Basse Guinée »[6].

Dès le mois suivant, explique Baldé, Sadou Bobo Diallo se rend en France. Il fait d’abord escale à Bordeaux, où il rend visite à un ancien gouverneur de la Guinée. Puis il va à Paris, où il passe 5 ou 6 jours. Il y prend contact avec « un certain Monsieur Neroy, personnalité officielle, responsable d’une organisation internationale de lutte contre le Communisme ». « Neroy »[7] lui promet le soutien financier, matériel et technique de son organisation en vue d’aider les Guinéens dans leur lutte. Il lui annonce également que trois « conseillers techniques européens » arriveront prochainement à Dakar.

Extrait du PV d'interrogatoire de Souleymane Baldé I Archives personnelles de Roland Colin
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De retour dans la capitale sénégalaise, Sadou Bobo Diallo rend compte à Baldé. Il lui demande également de l’accompagner au Gouvernement Général. Les deux hommes sont reçus par Marinacce, le chef du personnel du Gouvernement Général. « Ce fonctionnaire nous a remis un paquet contenant la somme de trois millions CFA en nous indiquant qu’il s’agissait d’un premier versement destiné à l’organisation de notre réseau et que M. le Commissaire général Messmer était au courant[8]»

Des membres de la Solidarité guinéenne considérés comme particulièrement sûrs sont mis dans la confidence. Et les initiateurs cherchent à élargir leur recrutement en associant au groupe des membres des communautés Soussou et Malinké. Le comité directeur, basé à Dakar, est composé de cinq personnes. Il est dirigé par Diallo Sadou Bobo, « Chef du réseau et Président du comité d’action ». Souleymane Baldé est responsable de l’organisation intérieure. Mamadou Konaté, un instituteur faisant fonction de directeur d’école à Bopp Dakar, est nommé responsable de la politique extérieure. Moussa Keïta, qui est secrétaire d’administration au ministère des finances du Sénégal est responsable des finances. L’inspecteur de police Soulèye Sidibé, en service au 5ème arrondissement à Dakar, est chargé des renseignements et liaisons. La délégation guinéenne venue en septembre, elle, commence à prospecter la Guinée et à désigner des chefs de groupes de combat.

Les « conseillers techniques européens » arrivent à Dakar dans le courant du mois d’octobre 1959. La première rencontre a lieu de nuit, sur une plage, à proximité de l’hôtel de N’Gor. Baldé est accompagné de Sadou Bobo Diallo. Lors de cette prise de contact, les trois hommes disent qu’ils sont envoyés par « le patron ». Ils demandent aux Guinéens si l’enveloppe de trois millions de francs CFA leur a bien été remise. Réponse affirmative. Les trois « Européens » expliquent sans détour leur mission : « ils nous ont fait alors connaître, explique Baldé, qu’ils se tenaient à notre disposition et qu’ils étaient venus pour apporter leurs connaissances techniques à la mise en fonctionnement de notre réseau. » Les contacts se feront par l’intermédiaire de la boîte postale n°1889 Dakar. Et pour toute identité, les trois hommes donnent simplement trois prénoms : Emile, Jean et Victor.

Plage de Ngor à la tombée de la nuit en 2018. C'est ici que les "conseillers techniques" européens ont entraîné les membres de la solidarité guinéenne en 1960.

Plage de Ngor à la tombée de la nuit en 2018. C'est ici que les "conseillers techniques" européens ont entraîné les membres de la solidarité guinéenne en 1959-1960. I Guillaume Thibault

Nouvelle rencontre quinze jours plus tard. Sur la même plage. Cette fois-ci, indique Baldé, les cinq membres du comité directeur sont présents. « Diallo Sadou Bobo a annoncé aux Européens que notre réserve était constituée et prête à fonctionner. Pendant deux heures, à tour de rôle, ces Européens nous ont conseillé sur la façon d’organiser un réseau, de la manière de tendre des embuscades, ou de la manière de procéder à des harcèlements de l’ennemi. » La rencontre dure trois heures. Elle sera suivie d’une dizaine d’autres. « À chaque entrevue, nous rendions compte de la marche du réseau. Après avoir fait le point de la situation, les Européens nous prodiguaient leurs conseils. » Les conseillers européens veillent à ce que les rebelles guinéens ne manquent pas de liquidités : « lorsque nous avions besoin d’argent, ces Européens nous versaient des sommes variant de 1 million à 2 millions CFA » Au total, Baldé reconnaît que 16 millions de francs CFA ont été reçus.

Vue de l’hôtel Ngor Diarama depuis la plage de Ngor à Dakar au Sénégal.

Vue de l’hôtel Ngor Diarama depuis la plage de Ngor à Dakar au Sénégal I Guillaume Thibault

Un véritable maillage de groupes de combat est établi sur le territoire guinéen. Des groupes composés, « suivant l’importance du centre », de 11 à 30 hommes. Le réseau, tel que décrit par Baldé, compte au total 288 combattants. Le Fouta-Djalon, principal vivier de recrutement, a été divisé en quatre zones et compte 11 groupes de combats. Mais des groupes ont également été constitués en Haute Guinée (3 groupes), en Basse Guinée (2 groupes) ainsi qu’en forêt (2 groupes). Mamadou Mountaga Diallo, le chef de la zone A du Fouta, est un sergent de réserve domicilié au Sénégal, à Tambacounda. Il est chargé de centraliser les renseignements et de les transmettre, à Tambacounda, à un ressortissant libanais, Adolphe Moufouad, qui lui-même les fait passer à Sidibé Souleye.   

Ce sont les « conseillers européens » qui sont chargés de l’acheminement du matériel jusqu’à proximité de la frontière, au travers d’un réseau qui leur est propre. L’armement est alors pris en charge par le réseau guinéen côté sénégalais de la frontière, puis introduit en Guinée : « Le transport des armes du point où elles sont déposées par les Européens jusque dans le territoire de la Guinée est assuré par deux pick-up Fargo achetés avec l’argent remis par les ″Conseillers″ ». L’un des deux pick-up a été attribué à Adolph Moufouad, l’agent de liaison basé à Tambacounda, qui est en liaison avec « Victor ». Le deuxième est essentiellement utilisé par l’homme qui, au sein du réseau, est responsable du transport des armes. Il s’appelle Mamadou Oury Diallo. C’est un ancien planton du port de commerce qui réside à Dakar dans le quartier de la Médina. Il est secondé par un dénommé Yaya Diallo, un chauffeur habitant le quartier de Fass. Mamadou Oury Diallo est en contact étroit avec un conseiller européen chargé de l’armement, qui lui verse directement des fonds pour payer le personnel chargé de la manutention des caisses d’armes. « D’après les comptes rendus verbaux qui m’ont été fournis, explique Baldé, Mamadou Oury Diallo a introduit sur le sol guinéen, approximativement, cinq tonnes d’armes. La totalité de ces armes a été saisie à Mali par la police guinéenne. » Les « conseillers européens » ont confié aux rebelles guinéens que la valeur des armes remises s’élevait à 284 millions de francs CFA.      

En février ou mars 1960, une « conférence » est organisée en brousse sur la route de Rufisque. Souleymane Baldé affirme que tous les chefs de région, de zone et de groupe de la Guinée y assistent. « Pendant une journée, je leur ai donné connaissance des directives arrêtées par le Comité Directeur et je leur ai expliqué la manière de monter une embuscade ou d’attaquer un immeuble pour le détruire. » La réunion terminée, le lendemain même tous repartent vers la Guinée.  

La dernière entrevue de Baldé avec les « conseillers européens » a eu lieu « au début du mois ». Probablement début mai 60, donc, au vu de la date de son interrogatoire. L’affaire du complot a déjà éclaté côté guinéen, mais lors de cette dernière entrevue, qui a lieu elle aussi sur une plage de N’Gor, les « conseillers » ne laissent rien transparaître : « Ils m’ont dit qu’ils s’apprêtaient à repartir en France pour s’y reposer et qu’ils me préviendraient en cas de retour. Ils m’ont également dit de ne plus utiliser la boîte postale 1899. » Le scandale ne va en fait pas tarder à toucher à son tour la capitale Sénégalaise, obligeant les autorités de Dakar, comme nous le verrons par la suite, à condamner secrètement l’opération française.

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[1] Une note du SDECE du 13 novembre 1959 présente Djibril Diallo comme le président de l’Union Fraternelle Guinéenne, Ibrahima Baldé comme son secrétaire général. Cf. « Activités de l’Union Fraternelle Guinéenne » Note du SDECE 24890/A du 13 novembre 1959. Archives Diplomatiques. La Courneuve. Boîte 51QO/35.

[2] « Les événements de Guinée », document du SDECE n°31919/A du 15 juin 1960 p4 journée du 10 mai. Archives du service Historique de la défense. Vincennes. Boîte GR 10 R 853.

[3] Procès-verbal d’interrogatoire de Souleymane Baldé établi par le commissaire de police Papa Samba Ba. République du Sénégal/Ministère de l’Intérieur/Direction de la Sûreté n°87 RG. 22 mai 1960. Archives personnelles de Roland Colin. Dans son livre « Sénégal notre pirogue. Au soleil de la Liberté » Roland Colin résume les principaux aspects du volet sénégalais de cette affaire. Nous le remercions d’avoir accepté de nous laisser consulter ses archives personnelles et de reproduire certains documents.   

[4] Cf. « Malaise politique en Guinée », note du SDECE 17027/A du 7 mars 1959. Archives diplomatiques, La Courneuve, boîte 51QO/34.  

[5] Participent ainsi à cette réunion, selon le récit de Souleymane Baldé : Oury Kali (qui est transporteur à Mamou) Ibrahima Camara (commerçant à Pita), Mody Diogo Baldé (commerçant à Tougué), Thiécoura Konaté (commerçant à Télimélé), Diallo Madiou (commerçant à Vélingara).

[6] On apprend à cette occasion que la Guinée Forestière a un statut à part dans le dispositif : « Des groupes qui n’appartiennent pas directement à notre organisation et qui se ravitaillent au Ghana et au Liberia opèrent dans cette contrée de la Guinée »             

[7] Selon l’historien Jean-Pierre Bat, quand les autorités sénégalaises commenceront à manifester leur mécontentement sur la mise en place de cette opération, le SDECE aidera Pierre Messmer, devenu ministre de la défense, à préparer un argumentaire… lequel prévoira notamment cette précision : les allées et venues de Sadou Bobo Diallo en France ont bel et bien été surveillées et la personne qu’il a rencontrée en France s’appelle « Leroy » et non « Neroy » cf. BAT (2018), texte à paraître.

[8] Ce que Messmer lui-même reconnaît dans ses mémoires cf. MESSMER (1998), pp 219-220.   

Publié le 14/06/2018 - Modifié le 06/07/2018

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