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Mondial 2018: la Russie est-elle prête pour accueillir l'événement ?

Le trophée de la Coupe du monde lors du tirage au sort du Mondial 2018 à Moscou, au Kremlin.
Le trophée de la Coupe du monde lors du tirage au sort du Mondial 2018 à Moscou, au Kremlin.
Maxim Shemetov/Reuters
Moins de quatre semaines avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2018. La compétition se rapproche et dans tous les pays participants, c’est la composition des équipes qui domine les conversations. En Russie en revanche c’est bien sûr l’organisation de l’événement qui occupe les esprits. La Russie est-elle prête à recevoir le Mondial ?

03'14" - Première diffusion le 21/05/2018

De notre correspondant à Moscou,

En tous cas du point de vue de la FIFA la réponse est oui : lors de sa dernière visite en Russie, le patron de la FIFA Gianni Infantino a félicité Vladimir Poutine et déclaré qu’à ses yeux le pays était prêt : du point de vue des infrastructures, des stades, comme de l’accueil. Pas d’inquiétude majeure pour le pays organisateur qui aura dépensé l’équivalent de 10 milliards d’euros pour être à la hauteur de l’évènement.

Alors bien sûr on peut d’ores et déjà se demander si ces stades flambants neufs, ces aéroports modernisés ou agrandis, et ces nouveaux hôtels seront rentables, après la Coupe du Monde ? Mais pour l’instant, la Russie semble fin prête à accueillir l’évènement, même le Stade de Samara dont les travaux avaient pris énormément de retard, et qui a accueilli ses premiers matches.

Un contexte diplomatique tendu

La Coupe du monde aura lieu tout de même dans un contexte géo-politique particulier car les relations diplomatiques entre Moscou et les pays occidentaux sont tombés à leur plus bas niveau depuis la fin de la Guerre froide. On a pu même pu craindre à un moment que ces crises diplomatiques à répétition viennent gâcher la fête, en particulier avec l’affaire Skripal, du nom de cet ancien espion russe empoisonné sur le sol britannique. Mais on est très loin tout de même des JO de Moscou en 1980, lorsque 50 pays avaient boycotté la compétition. Pour l’heure, la seule conséquence sera l’absence de tout représentant officiel du Royaume-Uni lors de la compétition.
 
La Russie peut même espérer, restaurer quelque peu son image dégradée dans les pays occidentaux. C’est d’ailleurs ce que répète inlassablement la FIFA et les autorités russes : une compétition sportive comme le Mondial est une occasion inesperée de présenter un visage avenant et de faire connaître au monde entier une Russie accueillante et ouverte sur l’extérieur. Il faudra cependant pour cela que la compétition soit un succès et donc relever plusieurs défis : la sécurité avec le risque terroriste, le problème des hooligans et le racisme dans les tribunes avec récemment ces cris de singe entendus lors du match amical France-Russie.

Là encore la Russie se dit prête à relever ces défis : avec des mesures de sécurité draconiennes, et le fameux « Fan ID » le « passeport du supporter » qui permettra d’identifier chacun des spectateurs – et donc de limiter, c’est du moins l’espoir des autorités, les risques de débordements.

Publié le 12/06/2018 - Modifié le 12/06/2018 - Par Daniel Vallot

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