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Les partis réformateurs se sont engagés à faciliter la présence des femmes dans la vie politique, signe de l’évolution de la société iranienne (2e tour du scrutin législatif le 29 avril 2016, une femme vote à Shiraz).
Les partis réformateurs se sont engagés à faciliter la présence des femmes dans la vie politique, signe de l’évolution de la société iranienne (2e tour du scrutin législatif le 29 avril 2016, une femme vote à Shiraz).
Farsnews.com/Handout via REUTERS
Grand Reportage nous emmène en Iran, à quelques mois d’une élection importante, car le 19 mai 2017, le président sortant Hassan Rohani est candidat à un second mandat de 4 ans. Hassan Rohani est un religieux modéré, il a voulu et obtenu l’accord qui a mis fin à la crise du nucléaire. C’est aussi sous sa présidence que l’on a vu des femmes accéder plus nombreuses à des postes de responsabilité. Quels sont aujourd’hui les droits et les revendications des femmes iraniennes ? A quels interdits sont-elles confrontées ? Quelles sont les évolutions en cours ? « Iraniennes », c’est le titre de ce Grand Reportage signé Nicolas Falez.

19'30'' - Première diffusion le 09/01/2017

La chanteuse Pari Maleki, interprète reconnue de musique traditionnelle iranienne, n’a pourtant pas le droit de se produire en concert car selon les lois de la République islamique, une femme ne peut pas chanter seule devant un public mixte. Et même lorsque cette condition est respectée, les autorités peuvent annuler au dernier moment les concerts de l’artiste. Sa carrière est jalonnée d’obstacles et d’interdits, la voix féminine étant considérée haram par les religieux : diffusion de ses chansons interdite à la radio et à la télévision, disques limités aux seuls enregistrements privés ...

Avant la Révolution islamique les femmes iraniennes étaient présentes dans la sphère publique, mais seules celles issues des couches les plus élevées de la société accédaient à l’université. Trente ans après, faire des études supérieures est devenu une valeur en soi et la plupart des universités sont mixtes. Néanmoins à peine 13% de femmes exercent un travail. Et, conséquence de certaines lois non-écrites et d’une vision ancrée dans la culture et la tradition, l’accès des femmes à des postes de responsabilité est encore quasi-impossible.

Si le port du voile dans les lieux publics est obligatoire pour les femmes, des clientes de certains cafés branchés de Téhéran ne se hâtent pas pour couvrir leur chevelure lorsque leur foulard a glissé. Ces derniers mois, on a même pu voir une campagne spontanée en défi au hijab obligatoire sur les réseaux sociaux : des Iraniennes ont publié des photos d’elles-mêmes tête nue. Pour d’autres, comme Neda, journaliste au Teheran Times, le hijab a permis aux femmes de réaliser des choses qu’elles n’auraient pas pu faire sans le porter.

Récemment des femmes sont devenues députées : le Parlement élu début 2016 en compte 17 sur un total de 290 sièges, un record depuis la Révolution islamique. L’actuel président Hassan Rohani s’est, lui, entouré de trois vice-Présidentes. Beaucoup de choses ont été accomplies progressivement ces dernières années. Les limites ont été repoussées dans différents domaines, qu’il s’agisse de sciences, de l’entrepreneuriat, de l’art ou du sport. L’année dernière, aux JO de Rio, une Iranienne a remporté une médaille olympique, une première pour le pays ! Même les conservateurs n’ont pas manqué de saluer l’exploit de la championne de taekwondo Kimia Alizadeh. 

Publié le 11/05/2017 - Modifié le 19/05/2017 - Par Nicolas Falez

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