Audio
Des soldats français et maliens fouillent les décombres d'une maison explosée dans le centre-ville de Gao, le 2 avril 2015. Des détonateurs, des explosifs et des téléphones portables reliés à des fils ont notamment été retrouvés dans les gravats.
Des soldats français et maliens fouillent les décombres d'une maison explosée dans le centre-ville de Gao, le 2 avril 2015. Des détonateurs, des explosifs et des téléphones portables reliés à des fils ont notamment été retrouvés dans les gravats.
RFI/David Baché
Dans le nord du Mali, les groupes terroristes jihadistes présents dans la région poursuivent leur œuvre destructrice. Après la libération des régions du Nord en 2013, la quiétude est très loin d’être revenue. Les groupes terroristes s’en prennent même de plus en plus aux populations civiles, notamment à Gao, première ville du nord du Mali.

19'30'' - Première diffusion le 14/04/2015

La menace et la stratégie des groupes armés terroristes a changé des premières attaques sur Gao de décembre 2014, la population civile n’était pas visée. Depuis ils ont essayé de se retourner sur des cibles plus souples en centre-ville.

La ville et la région de Gao sont sous haute-surveillance : 3500 Casques bleus, policiers et gendarmes de la Minusma sont déployés. Côté malien on estime à 1 600 hommes les forces de sécurité intérieure et les militaires présents dans la région. Sans compter les mille soldats français de la force Barkhane stationnés près de l’aéroport.

Mais Sadou Harouna Diallo, maire de Gao, explique qu’il il n’y a pas de patrouille à l’intérieur de la ville elle-même et sur des tronçons de route. Selon lui, les groupes terroristes chercheraient à saboter le processus de paix pour préserver les routes qui servent depuis des années à de nombreux trafics : drogue, cigarettes, migrants. Il est parfois difficile de faire la différence entre les simples voleurs de voitures, les narcotrafiquants et les terroristes jihadistes. Sadou Harouna Diallo ajoute que depuis  plus de six mois, les habitants de Gao n’osent plus se rendre dans les foires pour vendre leurs animaux de peur d’être rançonnés. « Il y a des actes de banditisme, à 20 ou 30 km de Gao ? on tire sur la population. Les gens ne peuvent pas sortir de la ville ».

 

En images
Casques bleus de la Minusma à un poste de contrôle. | RFI/David Baché

 

Publié le 06/07/2017 - Modifié le 15/09/2017 - Par David Baché

Radio France International France 24 Monte Carlo Doualiya France Médias Monde

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJD OJD Dénombrement des médias

Logo RFI

Gao: en attendant la paix, l'insécurité

Cette page n'est pas disponible sur ce type de terminal.

Consultez les quiz disponibles sur ce type de terminal ici.