Audio

L’Afrique agricole entre pénurie et inflation

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors d'une conférence de presse au sommet de la BAD, le 22 mai 2017.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors d'une conférence de presse au sommet de la BAD, le 22 mai 2017.
Amit Dave / Reuters
En mai 2017 se déroulait à Ahmedabad, dans l'État du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Le directeur général de la BAD, Akinwumi Adesina, disait à l'ouverture que « l’Afrique possède 65 % des terres arables non cultivées dans le monde. Nous devons accélérer l’accès à des semences de qualité, aux engrais, à l’irrigation, à la mécanisation, mais aussi aux financements. L’agriculture doit désormais être considérée comme un business à travers toute l’Afrique. »

46'00"- Première diffusion le 27/05/2017

Cette problématique est d'autant plus importante, en ce moment, que le continent africain fait face à un paradoxe. Alors que les récoltes de céréales battent des records partout dans le monde, tirant les prix à la baisse, rien de tout cela en Afrique. Dans nombre de pays africains, de l'Égypte au Kenya, l'inflation bat des records à cause de la hausse des prix agricoles. Pourquoi ?

La réponse à cette question est dans un pavé de 828 pages intitulé Cyclope qui paraît tous les ans à pareille époque, aux éditions Economica. Cyclope, c'est la bible de ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux marchés de matières premières. Éco d’ici Éco d’ailleurs reçoit, cette semaine, le directeur de Cyclope, l’économiste Philippe Chalmin.

Autres éléments

Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l'État du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Écoutez ce que disait le directeur général de la BAD, Akinwumi Adesina à l'ouverture de cette semaine de travail :

 

Au Kenya, la production de maïs est annoncée en baisse de 11 % pour la récolte 2017/ 2018. La conséquence, c'est la hausse des prix. Exemple au Kenya avec ce reportage signé Laure Broulard :

 

Un autre pays est victime d’une forte inflation, c'est l'Égypte. Selon les chiffres officiels, les prix ont augmenté de 33 % au mois d'avril, du jamais vu depuis trente ans. Et pour les produits alimentaires, cette hausse est de 44 %. En Égypte, il est interdit de manifester et la rue est donc silencieuse. Malgré cela, la colère est bien là, surtout au moment où commence le ramadan. Écoutez ce reportage Éco d'ici Éco d'ailleurs signé François Hume-Ferkatadji au Caire :

 

Les dirigeants africains cherchent, dirait-on, leur salut hors du continent. Ils ne rechignent à aucune offre chinoise. L'Inde est loin d'être hors-jeu. Ainsi, l'Assemblée générale de la Banque Africaine de Développement se déroulait cette semaine à Ahmedabad, dans l'État du Gujarat, au nord-ouest de l'Inde. Et on y parle aussi agriculture. Écoutez ce que nous dit l'envoyée spéciale de RFI, Mounia Daoudi :

 

Publié le 17/11/2017 - Modifié le 30/11/2017 - Par Jean-Pierre Boris

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias