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La prudence l'emporte sur la pêche au thon rouge

Un bateau de pêche au thon traîne une cage de filets sur la mer Méditerranée lors d'une action de protestation de Greenpeace, le 26 mai 2010 au sud de Malte.
Un bateau de pêche traîne une cage lors d'une action de protestation de Greenpeace, le 26 mai 2010 au sud de Malte.
Andreas Solaro / AFP
Les pays membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) ont décidé de maintenir une sévère restriction de la pêche au thon rouge, malgré le rétablissement progressif de la ressource.

01'47" - Première diffusion le 20/11/2012

La population de thon rouge commence à se rétablir, notamment en Méditerranée. Mais il faut rester vigilant. C'est le message que les scientifiques de l'ICCAT avaient transmis aux pays membres et ces derniers l'ont écouté, puisqu'ils ont, à l'issue d'une semaine de débat à huis clos, conservé des quotas très stricts de capture de thon rouge : 13 500 tonnes par an. C'est presque deux fois moins que ce qui était autorisé en 2006, quatre fois moins que les captures réelles de l'époque, où la pêche illégale était florissante.

Depuis, un contrôle militaire des bateaux de pêche a été mis en place et une traçabilité, jusqu'aux ports du premier consommateur au monde de thon rouge, le Japon, où ce poisson est exporté, frais ou congelé, pour être mangé cru.
L'avidité des Japonais avaient d'abord vidé le Pacifique de ses thons rouges, alors la pêche effrénée s'était déplacée dans l'Atlantique et en Méditerranée. Le coup de frein brutal imposé à cette surpêche était urgent, mais il y a 7 ans, il avait entraîné la colère des pêcheurs, notamment en Méditerranée.
Avec le temps, la profession a reconnu les abus passés et les bienfaits des contrôles qui ont permis un notable renouvellement de la ressource.

Cette année, certains pays auraient aimé en profiter pour reprendre ou voir reprendre la pêche du thon rouge à un rythme plus important : le Japon, toujours soucieux de son approvisionnement, mais aussi la Tunisie et bien sûr le Maroc, pays hôte de la réunion. Quant à la Libye, elle souhaitait récupérer le quota perdu l'an dernier pendant la guerre, mais c'est interdit. L'Algérie voulait retrouver les quotas d'avant la sanction de 2010, où elle avait manipulé les chiffres de capture, elle a récupéré 100 tonnes de plus. L'Espagne faisait partie des pays partisans d'une reprise accélérée de la pêche au thon rouge mais l'Union européenne de façon globale souhaitait respecter les recommandations des scientifiques, tout comme les Etats-Unis et le Canada. Finalement c'est la prudence qui l'a emporté.

Publié le 13/03/2018 - Modifié le 20/03/2018 - Par Claire Fages

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