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A.Lackoo
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Le pillage des ressources en Afrique

Une réflexion sur le contexte néocolonialisme et les intérêts occidentaux en Afrique

Le pillage des ressources en Afrique

Par Aksay Armaan Lackoo[i]

« La libre disposition des richesses et des ressources naturelles s'exerce sans préjudice de l'obligation de promouvoir une coopération économique internationale fondée sur le respect mutuel, l'échange équitable, et les principes du droit international. » prévoit l’article 21 de la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples. Cette disposition unique démontre une volonté de la protection des ressources naturelles sur le continent africain. Or, l’application de cette provision reste peu connue, que ce soit sur le continent ou par les occidentaux.

Le pillage des ressources naturelles a depuis toujours laissé une misère inhumaine en Africaine, que ce soit pour les économies, les sociétés et l’environnement. Si beaucoup en parle des théories du complot, les faits ont souvent démontré des forces occultes. La vision Panafricaine a souvent entrainé une méfiance du monde occidental, des anciens colonisateurs qui gardent toujours un ‘lien parental’ avec force et maitrise sur les nations africaines.

Si certains décrient les efforts au niveau international des organisations telles que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Banque Mondiale, et le Fond Monétaire International (FMI) comme fort louable, souvent ses mécanismes en matière de développement socio-économique et, ses structures d’aide financier ne  conviennent pas prioritairement aux besoins des Africains mais pousse plus à l’appauvrissement des états africains.

Les occidentaux ont une manipulation totale de l’affaire internationale incluant même des affaires propres à un état spécifique. Le monde est devenu un village global où seul le temps et l’espace crée la distance. La presse, la société civile, et même les ONG du monde occidental sont désormais les plus puissants et sont qu’on écoute si on veut être branché sur les affaires africaines. Cette puissance reflète une domination globale, dont le continent a subi et continue de subir.

Cette image sombre qui se peint graduellement est loin d’être celui d’un continent le plus riche sur Terre. Les « diamants du sang »[ii] nous fait penser à guerres qui ont meurtri l’Angola, le Liberia, la Sierra Leone et la République Démocratique du Congo (RDC). Beaucoup d’encre ont coulé pour lier l’intervention de l’OTAN à une attaque de la Libye, connue pour sa production pétrolière,  l’intervention française au Mali, connu pour son or et l’uranium, la base étatsunienne au Niger, connu pour l’uranium,  ou même les intérêts en Algérie, riche pour son pétrole.

En 2002, la création de l’Union Africaine pour unir les états africains avait peut-être lancé un signal très fort au monde occidental. La création d’une banque centrale et d’une monnaie unique avait même, et continue, de soulever plusieurs préoccupations pour Washington, Londres, Paris et Berlin. La mise en place d’une charte de défense et de sécurité communes regroupant les états africains avait également fait grincer les géants du monde diplomatique.

Or, toutes ses préoccupations ont converties à une crainte plus dangereuse quand Kadhafi fut élu à la présidence de l’Union Africaine en 2009 et la Libye prend une large place au sein de la diplomatie Africaine. Mais le pillage des ressources remonte très loin dans le temps, le cas de Kadhafi et la Libye est désormais celui du contexte actuel où un pouvoir dissiper du néocolonialisme règne sur l’Afrique.

Berlin 1885, une conférence organisée par Bismarck pour partager le ‘gâteau africain’. La ruée vers l’Afrique était entre autres la ruée vers les territoires où les ressources importaient plus que toutes autres choses. Cette conférence internationale avait réuni quatorze pays européens, la Russie, les États-Unis d’Amérique, ainsi que l’Empire ottoman. Trop des litiges commençaient à déranger les prétentions européennes en Afrique. La conférence visait Elle vise à régler pacifiquement ses litiges survenus, sans les africains car aucun africain n’était présent.

L’histoire se souvient des ambitions du roi Léopold II de Belgique qui bouscule les ambitions du Portugal et ses voisins européens à Berlin pour s’approprier l’exclusivité du Congo. Un Acte est conclu à la fin de cette conférence qui changera le destin de tout un continent. Cet acte met en force la liberté de commerce, sur tous autres aspects, « malgré l’état de guerre, sur les routes, chemins de fers, lacs et canaux mentionnés ».

Or, presque deux siècles après l’Acte général de la conférence de Berlin de 1885, les pays occidentaux, surtout les européens et les américains poussent vers la liberté de commerce, à n’importe quel prix. Si auparavant, c’était le commerce en dépit des africains, de leurs cultures, de leur dignité, aujourd’hui c’est le libre commerce ou « la guerre ». Car n’oublions pas sans les ressources naturelles africaines, plusieurs puissances conglomérations occidentales seront en berne.

Le pillage de ressources naturelles a détruit pendant deux siècles tout un continent, trainant même un pillage culturel. La responsabilité des occidentaux a toujours été engagée ; et aujourd’hui davantage plus. Les accords commerciaux sont à revoir. Le mot « libre échange » ne correspond pas à ce pillage des ressources naturelles aux dépends du peuple africain.  L’Afrique n’a plus besoin des accords non-accordés à ses intérêts, plus besoin des aides. Le continent a aujourd’hui besoin des accords de partenariats, où ses intérêts sont protégés.

Berlin 1885, une conférence organisée par Bismarck pour partager le ‘gâteau africain’. La ruée vers l’Afrique était entre autres la ruée vers les territoires où les ressources importaient plus que toutes autres choses. Cette conférence internationale avait réuni quatorze pays européens, la Russie, les États-Unis d’Amérique, ainsi que l’Empire ottoman. Trop des litiges commençaient à déranger les prétentions européennes en Afrique. La conférence visait Elle vise à régler pacifiquement ses litiges survenus, sans les africains car aucun africain n’était présent.

L’histoire se souvient des ambitions du roi Léopold II de Belgique qui bouscule les ambitions du Portugal et ses voisins européens à Berlin pour s’approprier l’exclusivité du Congo. Un Acte est conclu à la fin de cette conférence qui changera le destin de tout un continent. Cet acte met en force la liberté de commerce, sur tous autres aspects, « malgré l’état de guerre, sur les routes, chemins de fers, lacs et canaux mentionnés ».

Or, presque deux siècles après l’Acte général de la conférence de Berlin de 1885, les pays occidentaux, surtout les européens et les américains poussent vers la liberté de commerce, à n’importe quel prix. Si auparavant, c’était le commerce en dépit des africains, de leurs cultures, de leur dignité, aujourd’hui c’est le libre commerce ou « la guerre ». Car n’oublions pas sans les ressources naturelles africaines, plusieurs puissances conglomérations occidentales seront en berne.

Le pillage de ressources naturelles a détruit pendant deux siècles tout un continent, trainant même un pillage culturel. La responsabilité des occidentaux a toujours été engagée ; et aujourd’hui davantage plus. Les accords commerciaux sont à revoir. Le mot « libre échange » ne correspond pas à ce pillage des ressources naturelles aux dépends du peuple africain.  L’Afrique n’a plus besoin des accords non-accordés à ses intérêts, plus besoin des aides. Le continent a aujourd’hui besoin des accords de partenariats, où ses intérêts sont protégés.

[i] Aksay Armaan Lackoo habite à l’ile Maurice, de l’Afrique Sub-Saharienne.

[ii]  L’expression “diamants du sang” est souvent utilisée pour se référer à guerres sanglantes liées au commerce du diamant, notamment pendant la période de 1990 à 2009.

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Publié le 20/03/2017 - Modifié le 20/03/2017

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