#Français de l’actualité

Journal en français facile 30/12/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Maxime Jaglin : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Zephyrin Kouadio. Bonsoir Zephyrin.

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Maxime, bonsoir à tous.

MJ : À la Une ce samedi les premiers mots de George Weah, le nouveau président du Libéria. Dans son discours de victoire, il a promis d'améliorer la vie des Libériens.

ZK : À la Une également la colère se poursuit en Iran. Troisième journée de mobilisation contre le gouvernement et la hausse des prix. Dans le même temps, les soutiens du régime, du pouvoir, sont également descendus dans la rue.

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ZK : Il était attendu hier soir, le discours de victoire de George Weah a finalement eu lieu ce samedi au Liberia.

MJ : Oui Zephyrin le nouveau président indique vouloir transformer la vie des Libériens, mettre fin à la corruption gouvernementale, mais également faire revenir les investisseurs dans le pays. L'ex-footballeur a par ailleurs remercié son rival Joseph Boakai qui a reconnu sa défaite hier. Remerciements également adressés à la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Les précisions à Monrovia avec Michel Arseneault.

Dans un discours a forte tonalité religieuse, diffusé à la radio et sur Facebook, George Weah s’est employé à esquisser les grandes lignes de son programme. Il a insisté sur l’importance des politiques publiques en faveur des pauvres, qu’il considère comme sa mission et une priorité. Il a assuré qu’il lutterait contre la corruption gouvernementale, un de ses sujets de prédilection. Dans son gouvernement, a-t-il précisé, il n’y aura pas de place, je cite, pour les fainéants et les arnaqueurs. Il a, toutefois, indique que la transformation du Liberia qu’il appelle de ses vœux, doit passer par le secteur privé. Les investisseurs étrangers, dit-il, sont les bienvenus au Liberia. Le président élu a par ailleurs remercié la présidente Johnson Sirleaf, qualifiée de Dame de fer de l’Afrique, d’avoir permis cette transition pacifique du pouvoir, la première depuis 1944. Michel Arseneault, Monrovia. RFI.

ZK : Au lendemain de la démission surprise de son Premier ministre, un nouveau visage à la tête de l'exécutif au Mali.

MJ : Il s'agit de Soumeylou Boubèye Maïga, nommé Premier ministre par un décret présidentiel ce samedi soir. Figure de la politique malienne, il a été Secrétaire général à la présidence et ministre de la Défense, il est donc désormais Premier ministre. Le 5e depuis l'élection en 2013 du président Keïta, probable candidat à sa succession aux élections de 2018.

ZK : L'Iran met en garde contre les « rassemblements illégaux », alors que les manifestations se poursuivent pour la troisième journée consécutive.

MJ : C'est au tour des étudiants de se mobiliser. La police a du disperser les protestataires avec des gaz lacrymogènes. Manifestations pour dénoncer la vie chère et la responsabilité du pouvoir iranien dans les difficultés économiques du pays. Au même moment les soutiens au régime ont également fait entendre leur voix, brandissant des portraits du guide suprême de la Révolution. Ils commémoraient comme chaque année la fin du mouvement de protestation de 2009.

ZK : Dans l'actualité également Donald Trump qui est en guerre contre la presse et ce qu'il appelle les « Fake News », les fausses informations.

MJ : Ces derniers mois, il n'avait accepté d'interview que de la part de médias jugés « amicaux ». Pourtant jeudi dernier, il a parlé de manière improvisée avec un journaliste du New York Times. Pendant une demi-heure, le président américain a dit de nombreuses choses étonnantes, et même, selon le Washington Post, 25 affirmations complètement fausses ou trompeuses. Et ce samedi, le journaliste Michael Schmidt a surtout raconté les coulisses de cette rencontre, coulisses qui confirment que Trump n'est décidément pas comme les autres. À New York correspondance de Grégoire Pourtier.

Jeudi, après avoir joué au golf, Donald Trump s'installe dans le restaurant de son club de Floride pour déjeuner. Un journaliste du New York Times est à la table voisine, accompagnant un confident du président américain. Michael Shmidt est finalement introduit, et flatte Trump qui s'est mis à parler sans retenue. « Ce que vous dites est nouveau et intéressant... Pourrait-on faire officiellement une interview ? » Proposition acceptée, pour un tête-à-tête rare puisqu’aucun conseiller n'est présent. Démarre alors une conversation débridée. Le président niera par exemple 15 fois toute collusion avec la Russie lors de son élection, ou expliquera qu'il sera réélu en 2020, car il aura alors le soutien... du New York Times puisque c'est bien sa personne qui fait vendre le plus de papier. Ce samedi, le journaliste justifie son choix de laisser Trump s'exprimer, sans le recadrer quand il prend la tangente, sans le relancer quand il dit une énormité. Les propos sont donc décousus, contradictoires, voire explosifs quand il évoque ses prérogatives sur la justice - alors que lui-même est dans le viseur des enquêteurs. L'entretien dure une demie-heure, à l'issue de laquelle Shmidt se voit offrir un parcours de golf. Il refuse : il doit au plus vite mettre en forme cette interview exclusive et impromptue. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

MJ : Et sachez que pour chaque bêtise, chaque erreur prononcée par le président américain, il y a aura un arbre de plus sur la planète. C'est l'initiative « Trump Forest », lancée par des scientifiques britanniques et américains.

ZK : Le président américain qui a reçu Maxime des vœux de fin d'années plutôt amicaux de la part de son homologue russe.

MJ : Vladimir Poutine appelle Donald Trump à une « coopération pragmatique », c'est à dire réaliste. Il espère le dialogue et le respect mutuel entre les deux pays.

ZK : Le président russe qui a désormais la voie libre pour sa réélection. Alexei Navalny ne pourra se présenter à l'élection présidentielle qui aura lieu en mars prochain.

MJ : La Cour suprême du pays l'a confirmé, elle rejette l'action en justice du principal opposant à Vladimir Poutine. Il avait été déclaré interdit d'élection en début de semaine par la commission électorale. En cause : une condamnation judiciaire pour détournement de fonds.

ZK : Le mot de la semaine est signé Yvan Amar. Cette semaine, c'est le mot « marginalisation ».

Le mouvement contre la marginalisation au Maroc prend de l’ampleur : il s’enfle, il grossit, devient plus important. Mais qu’est-ce donc que cette marginalisation ? Au Maroc, ce mot a pris un sens particulier, mais qui dérive bien sûr d’une signification plus large. Être marginalisé, c’est être mis à l’écart, être évincé. Pas vraiment être mis dehors, mais on n’en est pas loin. Et pourtant, c’est plus insidieux, plus indirect : on est mis à la marge, c’est-à-dire sur le côté. Donc on n’est plus au centre, et on n’a plus accès à ce qui fonctionne bien ce qui est profitable. La marginalisation est donc un mouvement qui vous prive, qui vous coupe de l’activité centrale. Et si on est repoussé à la marge, c’est qu’on est placé dans cette zone où plus rien ne se passe parce qu’elle est excentrée, éloignée du centre. La marge est un mot qui au départ appartient au vocabulaire de l’écriture : c’est partie de la page dans laquelle on n’écrit pas, comme un petit vide en plus de l’espace réservé à ce qu’on peut inscrire. De là l’expression « en marge », c’est-à-dire en plus, mais de manière un peu cachée, ou privée : en marge de ses fonctions politiques, il continuait à faire de la peinture ou du bricolage. C’est bien cet « en plus » qui compte. Prendre une marge de sécurité, c’est partir un peu en avance par rapport à la durée du trajet, au cas où on rencontrerait un imprévu : une panne, une crevaison…

ZK : Et pour terminer ce journal en français facile. À 24 heures maintenant du Nouvel An, certains dans le monde Maxime ont déjà commencé à célébrer la fin de 2017.

MJ : Et oui, chacun à sa manière ! Au Brésil, des milliers de ballons biodégradables ont été lâchés depuis Sao Paulo. Alors qu'en Roumanie, des habitants de la ville de Vatra Dornei ont défilé déguisés en ours, comme le veut la tradition. Une façon de finir l'année dans la bonne humeur... C’est la fin de ce Journal en français facile. Il est à retrouver sur le site RFI Savoir. Merci Zephyrin, et à demain !

ZK : Merci Maxime à demain.

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