#Français de l’actualité

Journal en français facile 24/12/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Gilles Moreau : 20 h en temps universel, 21 h à Paris. Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Alexis Guilleux, bonsoir !

Alexis Guilleux : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité, Noël fêté par des centaines de millions de chrétiens à travers le monde, notamment ce soir à Bethléem dans l'église de la Nativité. Mais l'atmosphère est lourde actuellement dans les Territoires palestiniens, nous dira dans un instant notre correspondante.

AG : Les opérations de secours se poursuivent dans le sud des Philippines, région balayée par une tempête meurtrière qui a fait plus de 200 morts et de très nombreux sinistrés. Près de 200 personnes sont toujours portées disparues.

GM : En Russie, plusieurs milliers de partisans d'Alexei Navalny ont manifesté aujourd'hui. L'opposant numéro un à Vladimir Poutine n'est pas sûr de pouvoir se présenter à la prochaine présidentielle.

AG : À la fin de ce journal l'Expression de la semaine, présentée par Yvan Amar : « Victoire à la Pyrrhus ».

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AG : Les chrétiens ont commencé à célébrer Noël. Ils sont des centaines de millions à travers le monde.

GM : Au Proche-Orient, le climat est marqué par les tensions autour du statut de Jérusalem après la reconnaissance américaine de la ville comme capitale d'Israël. Les manifestations sont quotidiennes (ou presque) dans les Territoires palestiniens, y compris à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les fidèles assistent ce soir à la messe de minuit dans l'église de la Nativité. Marine Vlahovic, vous êtes en direct de Bethléem, c'est un Noël morose, à l'image du temps pluvieux :

Il n’y a que quelques groupes de fidèles et de Palestiniens à déambuler actuellement sur la place de la Mangeoire, devant la basilique de la Nativité où sera célébrée la messe de Noël. La faute au froid et à la pluie battante, sans doute, mais surtout en raison de l’instabilité qui règne en Cisjordanie, depuis la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Impossible d’oublier ce contexte ici, et les pèlerins qui en temps normal viennent par milliers pour assister aux préparatifs de cette messe de minuit ont fait faux bond cette année. Les commerçants palestiniens sont, eux, exaspérés. Ils n’ont pas connu de pire Noël depuis 10 ans, disent-ils. Et c’est donc dans cette ambiance maussade que les rares fidèles présents s’apprêtent à célébrer avec ferveur, tout de même, la naissance du Christ.

GM : Merci, Marine Vlahovic, en direct de Bethléem.

AG : Le président turc est au Soudan, première visite dans ce pays pour Recep Tayyip Erdoğan, qui a rencontré son homologue Omar el Béchir.

GM : Une douzaine d'accords de coopération ont été conclus entre les deux pays dans les domaines agricole, économique et militaire. Deux autres pays, le Tchad et la Tunisie sont au programme de cette tournée en Afrique du président turc.

AG : Pendant ce temps, les purges continuent en Turquie. Le pouvoir continue de chasser ceux qu'il considère comme des opposants.

GM : Plus de 2 700 fonctionnaires viennent d'être limogés (renvoyés ) notamment dans l'enseignement et l'armée. Le pouvoir les accuse d'appartenir à des organisations terroristes.

AG : Le gouvernement irakien a lancé un appel d'offres pour la construction d'un nouvel oléoduc entre les champs pétroliers de la province de Kirkouk (au Kurdistan) et la frontière turque.

GM : L’oléoduc existant a été presque détruit par les années de guerre. Long de 350 km et d'une capacité de plus d'un million de barils/jour, le nouveau suivra le même tracé.

AG : Les opérations de secours se poursuivent dans le sud des Philippines, après le passage d'une tempête meurtrière.

GM : Tempête qui a fait plus de 200 morts et de nombreux sinistrés. Environ 40 000 Philippins ont fui leurs maisons pour trouver refuge dans des centres d'évacuation. Près de 200 personnes sont toujours portées disparues. Elles sont activement recherchées par les secouristes. Écoutons maintenant un témoignage, celui de Richard Gordon, président de la Croix rouge aux Philippines. Il explique en quoi consiste le travail de l'ONG :

« Les volontaires de la Croix fournissent de l’eau, des produits alimentaires, ainsi que des couvertures, des vêtements et tout le reste. Nous cherchons à ce qu’ils aient tous les moyens nécessaires à disposition pour survivre. C’est à cet aspect que nous veillons en premier. À Mindanao, il faut compter 1 290 kilomètres pour aller de l’Est à l’ouest de l’île. Donc ça prend du temps pour arriver sur place. Par ailleurs, les habitants ne parlent pas tous le même dialecte. Nous devons donc envoyer sur le terrain des volontaires qui comprennent les différentes langues afin d’être plus efficaces. Les personnes touchées sont en colère. Encore plus qu’elles ne l’étaient auparavant. Elles ont maintenant encore moins de ressources. C’est donc important que nous soyons rapides et j’espère que le monde va nous aider. »

GM : Propos recueillis par Carole Sauvage.

AG : Et maintenant cette question : l'opposant russe Alexeï Navalny pourra-t-il se présenter à la présidentielle de mars 2018 ?

GM : Élection dont le grand favori est Vladimir Poutine, l'actuel président. Alexei Navalny lui, espère pouvoir se présenter. Récemment, il a été déclaré inéligible par la Commission électorale. La raison officielle, c'est une condamnation pour détournement de fonds, dans une affaire qu'il juge montée de toutes pièces (inventée par le pouvoir) . Aujourd'hui, l'opposant numéro un a mobilisé de nombreux soutiens à travers le pays. Plus de 15.000 partisans rassemblés dans une vingtaine de villes.

AG : En France, la disparition du syndicaliste Jacques Chérèque, figure de la CFDT.

GM : Il avait aussi entamé une carrière politique en étant ministre de l'Aménagement du territoire et des Reconversions sous François Mitterrand. Jacques Chérèque est mort à l'âge de 89 ans.

AG : Dans l'actualité politique, la politique migratoire du gouvernement est vivement critiquée par Benoit Hamon.

GM : (Benoit Hamon, l’ancien candidat PS à la dernière présidentielle). Dans le Journal du dimanche, il parle de politique « indigne » et de « mesures infamantes ». Véronique Rigolet :

[Transcription manquante]

GM : Yvan Amar est avec nous pour l’expression de la semaine. Aujourd'hui « victoire à la Pyrrhus » :

« Victoire à la Pyrrhus pour Chavez », c’est en ces termes qu’on a pu annoncer dans différents médias, et notamment sur RFI la victoire d’Hugo Chavez lors de la dernière consultation qui a eu lieu au Venezuela. Ce n’est pas le seul commentaire qui a été fait sur le résultat de ce scrutin, mais celui-ci mérite quelques explications : on parle de victoire à la Pyrrhus quand on évoque une victoire… mais chèrement acquise, et même trop chèrement acquise : une victoire au lendemain de laquelle on se demande dans quel état est le parti qui l’a emporté. On emploie donc souvent cette expression pour indiquer que les vainqueurs sont presque sur le flanc, exsangues, en tout cas en mauvaise position. Comme si la victoire leur avait coûté tant d’efforts qu’ils étaient très mal en point après l’avoir arrachée. Mais pourquoi une victoire à la Pyrrhus ? La référence nous replonge dans l’histoire romaine. Pyrrhus était roi d’Épire. L’expression, en français, a fait rire des générations de lycéens, et pourtant c’est bien comme cela que s’appelait cette région qui correspond en gros au nord de la Grèce côtière et au sud de l’Albanie. Pyrrhus était donc un monarque assez puissant et fort ambitieux, au 3e siècle av. J.-C. Quelques dizaines d’années auparavant Philippe de Macédoine puis son fils Alexandre ont développé une très grande puissance à partir de leur royaume de Macédoine. Mais comme cela arrive souvent dans ce genre de cas, l’empire s’effrite, et survit difficilement à ceux qui l’ont établi. Grâce à ces fragilités, Pyrrhus accroît sa puissance et étend son pouvoir. La ville de Tarente qui aimerait bien s’attaquer à Rome demande son appui, et il sent là une occasion de devenir peut-être un grand conquérant. Il arrive donc avec son armée en Italie, et s’oppose aux Romains. Quelques succès de départ l’amènent à une bataille plus décisive, celle d’Ausculum. On dit que les Romains y auraient perdu 6.000 hommes, et Pyrrhus 3.000. Victoire chèrement payée donc. Et la légende fait dire à Pyrrhus qui n’est pas sans lucidité : « Encore une victoire comme celle-ci, et nous sommes perdus ! » On sait ce qu’il en est des mots historiques : tous ne sont pas vrais. Il faut aussi se rappeler que cette histoire nous est parvenue grâce aux historiens romains, qui, même quelques siècles plus tard, voulaient peut-être minimiser leur défaite. Mais l’expression est passée en proverbe pour dire qu’un succès a occasionné trop de pertes proportionnellement à ce qu’il a rapporté, et que peut-être, on aurait mieux fait d’éviter l’affrontement : victoire à double tranchant !

GM : C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous, bonsoir Alexis... Et bon Noël !

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