#Français de l’actualité

Journal en français facile 24/09/2017 20h00 GMT

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RFI
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Gilles Moreau : 20 h en temps universel, 22 h à Paris. Bonsoir à tous. Voici votre Journal en français facile présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir !

Céline Pellarin : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : L'Allemagne et le succès d'Angela Merkel aux élections législatives. Avec environ 32 % des voix, les conservateurs arrivent en tête. Des élections également marquées par l'entrée de la droite populiste au parlement et par le refus du parti social-démocrate de participer à la prochaine coalition.

CP : En France, les élections sénatoriales ont conforté la majorité de droite à la Chambre haute du Parlement, au détriment de la République en marche, le parti du président Macron. Il subit son premier échec électoral.

GM : La population du Kurdistan irakien est appelée par ses autorités à voter au référendum sur l'indépendance, demain. A Bagdad, le gouvernement irakien proteste et menace de prendre les mesures nécessaires pour préserver l'unité du pays.

CP : Dans ce journal également, comme chaque dimanche l'Expression de la semaine avec Yvan Amar. Aujourd'hui «Numéro d'équilibriste».

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CP : En Allemagne la victoire revient donc au camp conservateur de la chancelière Merkel.

GM : Angela Merkel en route vers un quatrième mandat à la tête de la première puissance économique en Europe. Les résultats des élections législatives donnent vainqueur la CDU-CSU avec environ 32% des voix, contre 20% au Parti social-démocrate et 13% au parti de la droite populiste «Alternative pour l'Allemagne», l'AfD qui (comme prévu aussi) va faire une entrée très remarquée au Bundestag. Angela Merkel va maintenant chercher des partenaires pour former le prochain gouvernement. Ce ne sera pas le SPD qui a décidé de passer dans l'opposition. Bien que victorieuse, la chancelière a reconnu que le score de son parti aurait pu être meilleur :

Cela ne fait aucun doute, nous aurions espéré un résultat légèrement meilleur. C'est une évidence... Nous, la CDU-CSU, sommes le parti le plus fort. Nous avons de quoi former un gouvernement et aucun gouvernement ne peut être constitué contre nous. Bien sûr, nous sommes confrontés à un défi immense avec l'entrée au Parlement de l'AfD. Nous mènerons une analyse de fond parce que nous voulons récupérer les électeurs de l'AfD en réglant les problèmes, en écoutant leurs doléances, et parfois leurs craintes, mais surtout grâce à une politique efficace.

GM : La chancelière Angela Merkel, à la télévision allemande. En Espagne, les autorités de la Catalogne ont toujours prévu d'organiser un référendum d'autodétermination dimanche prochain 1er octobre, malgré son interdiction par la justice et par le gouvernement central de Madrid. Aux cris de « Nous voterons ! », des milliers de manifestants ont défilé aujourd'hui, notamment à Barcelone où des bulletins de vote ont été distribués aux passants.

CP : Les habitants du Kurdistan irakien sont appelés à voter demain lundi par le président de cette région autonome.

GM : « L'indépendance permettra de ne pas répéter les tragédies du passé » a déclaré aujourd'hui Massoud Barzani, expliquant aussi que « le partenariat avec Bagdad avait échoué ». Sur place, pour RFI, Muriel Paradon.

N’essayez pas de briser la détermination du peuple kurde, vous échouerez : c’est le message du président Massoud Barzani à la communauté internationale. Les Kurdes ont trop longtemps attendu, ils ont gagné leur droit à l’indépendance, ils ont trop souffert sous le régime irakien. La rupture est donc consommée, mais le dialogue reste ouvert. Massoud Barzani promet qu’au lendemain du référendum, l’indépendance ne sera pas déclarée. Des négociations avec Bagdad vont s’ouvrir, pendant 2 ou 3 ans, pour définir notamment les frontières du futur État kurde.Massoud Barzani se veut également rassurant vis-à-vis de la communauté internationale : la coopération entre les forces irakiennes et kurdes dans la lutte contre l’organisation État islamique va continuer. C’est l’une des principales inquiétudes des pays occidentaux qui sont tous opposés au référendum.Quant aux risques d’isolement de la part de ces pays comme des voisins turc ou iranien, le président kurde se montre confiant. Selon lui, la communauté internationale va revenir à un certain réalisme et finir par soutenir le nouveau Kurdistan.

GM : Après la décision du Kurdistan irakien de maintenir son référendum d'indépendance, le gouvernement irakien a demandé à tous les pays de ne traiter qu'avec lui pour les transactions pétrolières.

CP : 3 Casques bleus tués ce matin au Mali. 5 autres sont grièvement blessés. Ils escortaient un convoi dans le nord du pays, lorsqu'une mine a explosé.

GM : Ces Casques bleus appartiennent au contingent du Bangladesh au sein de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali. L'attaque n'a pas été revendiquée.

CP : En France, des élections sénatoriales avaient lieu ce dimanche. Les grands électeurs (des élus locaux) étaient appelés à renouveler la moitié de la Chambre haute.

GM : Ces élections ont renforcé la majorité de droite au Palais du Luxembourg, alors que la République en marche, le parti du président Macron, a subi un échec. Contrairement à ses ambitions, le nombre de ses sénateurs devrait rester le même. C'est le premier revers électoral d'Emmanuel Macron depuis qu'il est à l'Élysée.

CP : Toujours dans l'actualité politique en France, le ton est encore monté d'un cran entre le gouvernement et Jean-Luc Mélenchon.

GM : En réponse aux propos d'Emmanuel Macron sur « la rue qui ne gouverne pas », le meneur de la France Insoumise a affirmé hier que « la rue avait abattu les nazis ». Une contre-vérité historique qualifiée de « faute morale et politique » par le porte-parole du gouvernement. Le récit d'Anne Soëtemondt.

Tout commence à New York, il y a quelques jours. Emmanuel Macron répond à une journaliste américaine qui le questionne sur la mobilisation contre la réforme du Code du travail. « La démocratie, ce n’est pas la rue » explique le chef de l’État. Acte 2 hier : Jean-Luc Mélenchon réplique au président de la République par une anaphore : « Monsieur le président, c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés, c'est la rue qui a abattu le plan Juppé, les rois, les nazis… » lance le chef de la France Insoumise, place de la République. Une contre-vérité immédiatement relevée par la majorité : le porte-parole du gouvernement fustige dès hier « un amalgame » entre les nazis et Emmanuel Macron. Ce matin, la ministre du Travail qualifie ces propos d'« indignes et honteux ». « Comme une grande majorité de Français, j'ai été choquée, indignée qu'on puisse mettre sur le même plan les nazis, des démocrates, des républicains », déclare-t-elle sur Europe 1. Acte 3 : ce dimanche, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon dément toute comparaison et dénonce « une diversion » après la manifestation de samedi.

GM : Anne Soëtemondt du service politique de RFI. Football, avec la suite de la 7e Journée de Ligue 1. Saint-Étienne et Rennes ont fait match nul 2 partout. Nantes est allé battre Strasbourg 2 - 1. Actuellement le match Marseille - Toulouse clôture cette 7e journée. Il est temps de retrouver Yvan Amar comme chaque dimanche pour l'Expression de la semaine. Aujourd'hui « Numéro d'équilibriste» :

La presse depuis hier parle du numéro d’équilibriste de Theresa May, chef du gouvernement britannique. En effet elle propose une sortie « douce » de l’Europe, un Brexit soft comme elle le dit. Elle ne peut revenir sur la décision du référendum : le Royaume-Uni doit sortir de l’Union européenne. Mais pas tout de suite, pas trop vite. Elle essaye ainsi de tranquilliser les Européens. Mais elle veut aussi probablement donner des gages, ménager, rassurer tous les Britanniques qui sont contre ce Brexit. Ils sont très nombreux : les dernières élections de juin dernier, défavorables à Theresa May, l’ont montré. Donc il faut qu’elle fasse sortir son pays de l’Union européenne, mais sans « tourner le dos à l’Europe » comme elle l’a déclaré. C’est un peu ça un numéro d’équilibriste. D’autres journalistes ont dit également que Theresa May était sur la corde raide : l’image est la même : un pas de trop, ou un mot de trop dans un sens ou dans l’autre, et elle tombe. Il s’agit donc d’avoir un langage qui ne fâche ni les uns ni les autres. Elle ne doit déplaire ni à ceux qui sont d’un côté ni à ceux qui sont de l’autre, ou en tout cas, pas trop. Une situation très inconfortable. On la compare donc à un funambule : c’est lui qui au sens propre est sur la corde raide. En effet un funambule, qu’on appelle parfois un danseur de corde, est un artiste qui tend un fil au-dessus du vide, pour marcher dessus, danser éventuellement, et parcourir sans tomber la distance qui sépare les deux accroches de ce filin. C’est souvent au cirque qu’on voit ça, mais depuis quelques années, on a pu voir des funambules jeter leur fil entre deux immeubles, en pleine ville, et traverser sous l’œil des passants. Un numéro, c’est-à-dire un spectacle d’équilibriste !

GM : Merci Yvan Amar. C’est la fin de votre journal en français facile, bonsoir à tous, bonsoir Céline !

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