#Français de l’actualité

Journal en français facile 24/06 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Adrien Delgrange :
20h en TU, 21h à Londres, 22 heures à Paris. Vous êtes à l'écoute de Radio France Internationale.

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Bonsoir à tous et bienvenue. Content de vous retrouver pour ce journal en français facile, pour vous le présenter je suis accompagné de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

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Les titres de ce journal international du 24 juin. Après cette décision des britanniques de quitter l'Union européenne, nous nous intéresserons aux conséquences politiques.

ZK :
Au sommaire également : le chômage en France qui repart à la hausse.

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Et puis le visite du pape, en Arménie, le souverain pontife s'est finalement exprimé sur le génocide arménien.

ZK :
Le Brexit ou comment les britanniques ont décidé de quitter l'Union européenne ? Nous allons tout d'abord dans les rues de Londres pour débuter ce journal.

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À 52%, les habitants du Royaume-Uni ont voté pour la sortie de leur pays de l'Union européenne. En revanche, les habitants de Londres ont voté majoritairement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. Dans les rues de la capitale anglaise, le sentiment des londoniens est partagé. Reportage devant le parlement britannique pour RFI. Béatrice Leveillé.

Et pour fêter ce jour d’indépendance un supporter du Brexit est venu devant Westminster avec son chien un molosse qui ne semble pas très content de porter une muselière et une pancarte « leave » sur son dos : « Oui je suis content qu’on sorte je pense qu’il va y avoir un peu de remous  mais on va avoir un nouveau système et si on a un nouveau système comme notre planète est un joyau et qu’il n’y a pas de plan b. Il faut qu’il soit basé sur un développement durable tout le reste est secondaire. » D’autres ne cachent pas leur déception : « C’est cette compétition entre individus qui a provoqué ça Boris Johnson veut avoir un rôle important. Ça a été un referendum sur des personnalités pas sur les vraies problèmes. » Ce jeune homme est venu avec un drapeau de l’Union européenne pour marquer son attachement au continent. « Je suis triste par ce que je veux rester dans l’Union européenne pour rester proche de mes frères et sœurs européens j’espère qu’on va trouver un nouvel arrangement qui nous permettra de rester aussi proche que possible. » Mais pour la plupart des londoniens la vie continue et sortir de l’Union européenne semble moins grave que sortir de l’euro, Béatrice Leveillé, Londres, RFI.

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Béatrice Leveillé qui fait allusion à l'euro de football. L’Angleterre toujours en compétition dans le championnat d’Europe de football.

ZK :
Le Royaume-Uni va donc quitter l'Union européenne. Londres et Bruxelles ont jusqu'à deux ans pour organiser cette sortie et définir le cadre de leurs nouvelles relations.

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Deux ans sur le papier, mais dans la réalité il va être compliqué pour le Royaume-Uni, de formaliser, de négocier de nouveaux accords commerciaux avec l'Europe. Quelles peuvent-être les nouvelles relations entre les Britanniques et l'UE ? Tour d'horizon des différentes possibilités avec vous Sébastien Farcis.

Les Anglais déçus par l'Union européenne pourraient se retrancher sur le modèle norvégien : le pays scandinave fait partie, avec l'Islande et le Liechtenstein, de l'espace économique européen. Une union économique qui permet à ces États d'accéder au marché commun, à ses libertés de circulation des marchandises, des services et des travailleurs mais sans participer aux décisions politiques et budgétaires de l'UE. Ces dernières restrictions déplaisent cependant à beaucoup de Britanniques, qui voient dans ce statut un retour au rattachement à l'Europe mais sans pouvoir influencer Bruxelles ni bénéficier de ses subventions. La Norvège, riche exportateur de pétrole, peut se le permettre, mais peut-être pas le Royaume-Uni. La Suisse, quant à elle, est encore plus détachée, et négocie ses rapports économiques avec l'UE par des traités bilatéraux. Les experts estiment que le Royaume-Uni devra se forger un modèle à part entière, pour prendre en compte les fortes relations financières de Londres avec le continent et les importants flux migratoires. Mais cela pourrait prendre des années. Le Canada, par exemple, a mis 10 ans pour arriver à un accord de libre-échange avec l'Union européenne.

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Les précisions de Sébastien Farcis. Sur le plan politique suite au résultat du referendum, à noter l'annonce de la démission de David Cameron, le Premier ministre du Royaume-Uni devrait quitter ses fonctions à l'automne a-t-il précisé.

ZK :
Pendant ce temps-là, les dirigeants de l'UE se sont inquiétés, ils ont peur que d'autres pays face la même chose que le Royaume-Uni. Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk : « Aujourd'hui, nous sommes déterminés à garder notre unité à 27 pays ». Le moment « historique » ne doit pas laisser place à « une réaction hystérique ».

ZK :
En Italie aussi, les réactions au Brexit se multiplient au fil des heures. Le président du Conseil, Matteo Renzi s'est adressé aux italiens, Adrien.

AD :
Pour Matteo Renzi : l'union doit prévaloir sur les divisions ! Autrement dit il faut défendre la maison commune. L’Italie, le troisième pays de la zone euro, est de plus en plus divisée sur l'Europe. Seuls 30% des Italiens disent avoir encore confiance dans les Institution de l'UE. À Rome pour RFI, Anne Le Nir.

Pour le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, il est désormais essentiel de rénover la « maison Europe ». « L'Europe est notre maison. Nous le disons convaincus comme nous le sommes que cette maison doit être restructurée, rafraichie. Et à ceux qui demandent plus de sécurité nous devons rappeler que 70 ans d'histoire nous démontrent que la paix a été rendue possible grâce à l'union. » De son côté Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord, a emboité le pas à son alliée française, Marine Le Pen, saluant avec joie « le courage des libres citoyens de Grande-Bretagne » et se déclarant « prêt à organiser un référendum en Italie. » Et pour sa part, Beppe Grillo le fondateur du Mouvement Cinq Etoiles, deuxième force du pays, demande une Europe qui soit « une communauté et non une union de banques et lobbies. » Bien que moins agressif dans ses tons que par le passé, ce Mouvement anti-système souhaite une consultation publique sur l'Europe qui, je cite, doit « changer sous peine de mourir ».

AD :
Et puis nous avons appris que Matteo Renzi est attendu à l’Élysée demain soir pour un dîner informel avec François Hollande consacré au Brexit. Le chef du gouvernement italien se rendra à Berlin lundi pour s'entretenir avec Angela Merkel la chancelière allemande.

ZK :
Et puis cette enquête d'opinion en France : à la question « Seriez-vous favorables ou opposés à ce que la France sorte de l'UE ? »

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35% des personnes interrogées répondent positivement et 64% s'y opposent selon un sondage Odoxa publié aujourd'hui. Enquête réalisée en ligne les 23 et 24 juin auprès d'un échantillon d'un millier de français.

ZK :
L'actualité en France Adrien, c'est aussi le chômage qui repart à la hausse.

AD :
Après deux mois de baisse, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a légèrement augmenté fin mai (+9200 chômeurs en un mois, soit une hausse de +0,3%). Le nombre de personnes à la recherche d'un emploi s'établit à 5,7 millions de demandeurs en France en comptant l'outre-mer.

ZK :
Le Pape François est arrivé ce vendredi après-midi en Arménie, 15 ans après Jean-Paul II. À l’occasion de cette visite, il avait été annoncé que le pape ne prononcerait pas le mot « génocide » au sujet du massacre de plus d’un million d’Arméniens en 1915 par l’empire ottoman.

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Et il l'a finalement prononcé le mot génocide, affirmant face au Président Arménien que, je cite, « Cette tragédie, ce génocide, a inauguré malheureusement la triste liste des effroyables catastrophes du siècle dernier ». Régis Genté, envoyé spécial à Erevan.

C’est en la cathédrale Sainte-Etchmiadzin, peu après avoir atterri sur l’aéroport de Erevan, accueilli au son de l’orchestre militaire, que le pape François aura trouvé ce qu’il était venu chercher en Arménie. Une rencontre avec une église d’Orient… Tout y était, l’odeur de l’encens, des chœurs aux voix célestes, une foule fervente, pour une première cérémonie, célébrée avec le chef de l’église apostolique arménienne Karekin 2, en un édifice dont la première pierre a été posée juste après que l’Arménie est devenue le premier État à adopter le christianisme comme religion d’État, en l’an 301. Est-ce cette ambiance qui a poussé le Saint-père a finalement prononcer le mot génocide, un peu plus tard, lors de la réception au Palais Présidentiel ? « Cette tragédie, ce génocide, a-t-il affirmé, a inauguré malheureusement la triste liste des effroyables catastrophes du siècle dernier ». Son entourage avait pourtant assuré, depuis Rome, qu’il ne prononcerait pas ce mot, pour mieux délivrer un message placé sous le signe de l’œcuménisme et de la paix, pour ce voyage au cœur d’une région troublée, entre un Caucase empêtré dans ses conflits post-soviétiques et un Moyen-Orient en ébullition. Régis Genté, Erevan, RFI.

ZK :
Et puis aux États-Unis, c'est un soutien qui se faisait attendre : Bernie Sanders se rallie à Hillary Clinton.

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Interrogé sur la chaîne NBC pour savoir s'il voterait Hillary Clinton le 8 novembre prochain, Bernie Sanders a répondu « oui » ! C’est la fin de ce journal en français facile sur RFI, merci de l’avoir écouté.

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