#Français de l’actualité

Journal en français facile 23/05/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Aurélien Devernoix : Merci d’écouter RFI, il est 20h en Temps universel, 22h à Rome, l’heure de votre Journal en français facile. Et pour m’accompagner pendant ce journal Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Aurélien.

AD : À la Une de l’actualité ce soir, l’Italie a son nouveau chef de gouvernement. Le président Sergio Mattarella a désigné Giuseppe Conte, dont le nom avait été proposé il y a deux jours par l’alliance Mouvement 5 Etoiles/La Ligue.

SB : Un soutien de poids pour la candidature de la ministre des affaires étrangères rwandaise au poste de secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Emmanuel Macron a annoncé qu’il se prononcerait en faveur de Louise Mushikiwabo.

AD : Et puis nous reviendrons sur la disparition du grand romancier américain Philip Roth. L’auteur de La Tache s’est éteint hier à l’âge de 85 ans.

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SB : Italie a donc enfin un nouveau chef de gouvernement...

AD : Près de 3 mois après les élections législatives, le président italien Sergio Mattarella a désigné ce soir Giuseppe Conte, dont la candidature avait été soumise par l’alliance Mouvement 5 Etoiles/La Ligue. Un chef de gouvernement de compromis, mais qui a fait longuement hésiter le chef de l’État, Tudor Tépénéag.

En effet, le président Sergio Mattarella a réfléchi pendant deux jours avant de confirmer la nomination au poste de chef du gouvernement de Giuseppe Conte. Ce dernier, âgé de 54 ans, est professeur de droit, brillant selon ses sympathisants, mais dont le parcours universitaire a été quelque peu mis en doute ces derniers jours. Mais, avant tout, Giuseppe Conte, qui n’a jamais été élu, il a peu d’expérience en politique, même s’il affirme avoir participé à l’élaboration du contrat de gouvernement négocié entre le mouvement anti-système « 5 étoiles » et la formation d’extrême droite « la Ligue ». C’est d’ailleurs ce contrat de gouvernement qui a pu faire hésiter le président Sergio Mattarella, lui qui est le garant des traités internationaux, il a d’ailleurs fait enlever de ce programme les points les plus anti-européens, qui faisaient grincer des dents à Bruxelles et dans certaines capitales européennes. « Je suis conscient de la nécessité de confirmer la place de l’Italie en Europe et dans le monde » a déclaré Giuseppe Conte après un entretien de près de deux heures avec le président Sergio Mattarella, et de rajouter : « Je veux donner vie à un gouvernement qui soit du côté des citoyens, qui garantisse leurs intérêts ».

SB : Le gouvernement de la région de Catalogne devra en revanche encore attendre avant de prendre ses fonctions.

AD : Le nouveau président catalan Quim Torra n’a pas eu d’autre choix que de reporter cette prise de fonction en raison de l’opposition de Madrid sur l’identité de plusieurs ministres. Deux d’entre eux sont en détention provisoire pour leur rôle dans l’organisation du referendum d’indépendance le 1er octobre dernier et deux autres sont réfugiés à Bruxelles. Leur nomination a été jugée comme une provocation par le gouvernement espagnol

SB : Direction la France où se tenait au palais de l’Élysée ce mercredi le sommet Tech For Good... traduction : la technologie au service du bien commun.

AD : Emmanuel Macron avait invité les dirigeants d’une cinquantaine de grandes entreprises du numérique, parmi lesquelles Facebook, Uber, IBM ou Microsoft. Souvent critiqués pour leur manque d’éthique, ou de respect des règles sociales, ces grands groupes ont été invités à faire des annonces pour améliorer leur politique. Alors opération communication ou réel engagement, difficile à dire. En tout cas plusieurs entreprises ont joué le jeu : Uber et Deliveroo ont par exemple annoncé la mise en place de mesures de protection sociales pour les chauffeurs et livreurs travaillant avec eux.

SB : Et à l’occasion de ce sommet, Emmanuel Macron a reçu le président rwandais Paul Kagamé.

AD : Une première depuis 2011, les relations sont en effet très fraîches, très tendues entre Kigali et Paris en raison de dissensions, de désaccords, sur l’attitude de la France lors du génocide des Tutsis en 1994. Mais la rencontre a apparemment été cordiale et marquée par un geste symbolique d’Emmanuel Macron : l’annonce de son soutien à la candidature de l’actuelle cheffe de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour le poste de secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

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AD : Par ailleurs le président français a confirmé qu’il serait présent début juillet au sommet de l’Union Africaine organisé en Mauritanie.

SB : Les États-Unis continuent de laisser planer le doute sur la tenue de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Eun à Singapour le 12 juin prochain.

AD : Un sommet dont la tenue dépend en dernier recours de leader nord-coréen selon le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. Donald Trump a annoncé de son côté qu’une décision sera prise la semaine prochaine. La Corée du Nord semble en tout cas tenir à ces négociations : des journalistes étrangers ont été invités à assister au démantèlement du site d’essai nucléaire du régime qui devrait avoir lieu demain ou vendredi.

SB : Angela Merkel est de son côté attendue en Chine demain.

AD : La chancelière allemande va rencontrer le 1er ministre et le président chinois pour évoquer notamment la menace des États-Unis d’augmenter leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Et Angela Merkel espère trouver une oreille attentive à Pékin... mais si les relations sino-allemandes entre la Chine et l’Allemagne ne sont pas au plus hautes... À Berlin, Pascal Thibaut.

Comment obtenir le soutien de Pékin dans le rapport de force avec les États-Unis sans aller trop loin ? C’est l’exercice auquel va se livrer Angela Merkel durant son onzième voyage en Chine. La chancelière a rappelé ce week-end que Berlin et Pékin sont attachés au multilatéralisme et aux règles de l’organisation mondiale du commerce. Mais la recherche d’une position commune avec la Chine sur les dossiers commerciaux contre les États-Unis pourrait être rendue plus compliquée après la décision de Washington et de Pékin de suspendre les augmentations réciproques de taxes douanières. Au plan bilatéral, quelques nuages assombrissent les relations germano-chinoises. Les entreprises allemandes certes les mains à commencer par l’automobile. Les constructeurs germaniques se réjouissent que les taxes sur leurs véhicules importés passent bientôt de 25 à 15 %. Mais les restrictions pour accéder à ce marché fructueux demeurent. Et Pékin n’a pas apprécié que Berlin adopte une loi soumettant à une autorisation de l’État la reprise d’entreprises stratégiques par la Chine. Si quatre leaders économiques sur cinq voient plus de chances que de risques sur le marché chinois, 70 % d’entre eux s’inquiètent de l’influence économique et politique de la Chine. Pascal Thibaut Berlin RFI.

SB : Il est 16 h 8 à Washington. C’est le deuxième géant de la littérature américaine à disparaître en l’espace de 10 jours. Après Tom Wolfe, c’est Philip Roth qui s’est éteint.

AD : Le romancier était l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont bon nombre ont marqué la fiction américaine depuis une soixantaine d’années, dont le sulfureux et jubilatoire « Portnoy et son complexe », qui l’avait rendu célèbre en 1969, Catherine Fruchon-Toussaint.

En effet, après quelques autres romans un peu provocateurs comme « le sein » et « Professeur de désir », ainsi que des fictions où il mettait en scène son alter ego Nathan Zuckerman, Philip Roth sans se départir de son ironie s’était aussi attelé à des sujets plus graves : avec « La pastorale américaine » en 1997 prix Pultizer, « La tâche » en 2000, prix Médicis en France, sans oublier son grand roman « Le complot contre l’Amérique » en 2004 où il imaginait le triomphe du fascisme sur notre société. Observateur attentif de l’Amérique, Philip Roth avait décidé de se retirer des cercles littéraires, et après « Nemesis » qui sera sa dernière publication, de cesser totalement d’écrire en 2012. Très lue en France, son œuvre était entrée l’an dernier dans la collection de la pléiade, il s’en était réjoui, l’une de ses rares satisfactions dans cette époque qui le désolait avec en particulier Trump qu’il qualifiait de cauchemar de l’Amérique.

AD : Et puis un mot de football avec cette confirmation : Unai Emery sera bien l’entraîneur d’Arsenal la saison prochaine. L’arrivée de l’Espagnol a été annoncée officiellement par le club anglais ce matin, moins d’une semaine après le départ du technicien du Paris Saint Germain. Il est 22 h 10 à Paris, merci à Sylvie Berruet de m’avoir accompagné pendant ce journal.

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