#Français de l’actualité

Journal en français facile 21/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile. Journal coprésenté ce soir par Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : Donald Trump favorable à la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. Une décision qui tranche avec la position américaine habituelle nous dira notre correspondant aux États-Unis.

ZK : Le feuilleton du Brexit de nouveau au cœur d’une réunion à Bruxelles. Les Vingt-Sept doivent se prononcer sur la demande de report de la date de sortie du Royaume-Uni.

LB : Et puis en France, nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Alexandre Benalla. Le Sénat saisit la justice non seulement du cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée pour faux témoignage, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence mis en cause dans le rapport de sa commission d’enquête.

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ZK : L’annonce a été immédiatement saluée par Benjamin Netanyahu comme un acte de courage. Donald Trump se prononce en faveur de la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur la partie du Golan.

LB : Et ce plus de 50 ans après la guerre des 6 jours qui signait le début de l’occupation de la zone par l’armée israélienne. Le Président américain parle d’une décision importante pour la stabilité de la région. Il n’empêche : ce nouveau tweet du locataire de la Maison-Blanche est en rupture avec la position américaine depuis des décennies sur ce dossier sensible. Eric de Salves, vous êtes l’ESP de RFI sur la côte ouest des États-Unis.

[Transcription manquante] 

ZK : L’autre grand titre de l’actualité, c’est le Brexit et ces nouvelles discussions au conseil européen aujourd’hui à Bruxelles.

LB : les 27 doivent répondre à la demande de Theresa May, la Première ministre britannique, qui souhaite repousser de 3 mois la sortie du Royaume-Uni de l’UE, fixée à l’origine au 29 mars, soit dans 8 jours. Pour le moment, les dirigeants européens n’ont pas fait de communiqué officiel. Pendant ce temps à Londres, patronat et syndicat britannique ont joint leurs efforts aujourd’hui pour demander à Theresa May de changer son approche sur le Brexit. Pour eux, le pays est en situation d’« urgence nationale ». RFI Londres, Muriel Delcroix.

« Les différentes entreprises et communautés à travers le pays ne sont pas prêtes à faire face à une sortie brutale sans accord. Le choc sur l’économie se ferait sentir pendant plusieurs générations. » Le ton est grave et la supplique faite à deux voix : celle de Frances O’Grady, secrétaire générale de la confédération syndicale TUC et celle de Carolyn Fairbairn, directrice générale de l’organisation patronale CBI. Dans cette lettre très courte, mais très directe, elles sonnent l’alarme et souhaitent être reçues au plus vite par Theresa May. La CBI et le TUC exigent un « Plan B » pour éviter de choisir entre l’accord rejeté par deux fois par les députés et un Brexit sans accord. Les deux organisations évoquent le besoin d’une « nouvelle approche » soit à travers la tenue de votes indicatifs au Parlement ou un autre mécanisme de compromis. Syndicats et patronat soulignent que l’heure désormais doit être à l’union des forces pour trouver une solution et non pas à rejeter la faute sur les autres. Une allusion claire aux déclarations particulièrement virulentes la veille de Theresa May qui a rendu les députés responsables de l’impasse actuelle et qui depuis a été sévèrement critiquée d’avoir eu recours à un ton et une tactique incendiaires dans un climat volatile.

ZK : Dans le reste de l’actualité. La visite du président chinois en Europe. Xi Jinping vient pour promouvoir son projet de nouvelles routes de la soie.

LB : Un ensemble d’investissements géants dans les infrastructures pour mieux relier son pays au reste du monde et étendre son influence. Son déplacement commence par l’Italie aujourd’hui, avant Paris demain. Xi Jinping s’entretiendra avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Emmanuel Macron, notamment du climat et du commerce, fait savoir ce soir l’Élysée.

ZK : L’arrestation au Venezuela de Roberto Marrero, le chef de cabinet du président autoproclamé par intérim Juan Guaido.

LB : Il a été interpellé la nuit dernière à son domicile par des agents du renseignement. Réaction de Juan Guaido : « Je ne me laisserai pas intimider. Ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer ».

ZK : L’actu de ce jeudi, c’est aussi le Mozambique et ce bilan revu à la hausse après le passage d’Idai.

LB : Le plus puissant cyclone à avoir frappé l’Afrique Australe depuis 2000 a fait au moins 242 morts. Selon les derniers chiffres officiels, les autorités craignent qu’ils ne gonflent encore au Mozambique, mais aussi au Malawi et au Zimbabwe qui déplorent respectivement 56 et 139 décès.

ZK : À la une en France, ce nouvel épisode dans le feuilleton Alexandre Benalla. Le Sénat a décidé de transmettre à la justice les cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée, de Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, pour suspicion de faux témoignage.

LB : Trois autres proches collaborateurs d’Emmanuel Macron soupçonnés d’avoir menti sous serment sont également concernés. Les explications de Franck Alexandre.

La saisine du parquet concernant les deux principaux protagonistes de l’affaire, à savoir Alexandre Benalla et Vincent Crase, ce gendarme réserviste proche du parti présidentiel semble avoir fait l’unanimité lors de ce vote du bureau du Sénat, vote à huis clos et à main levée. Les sénateurs considérant que l’ancien chargé de mission, Alexandre Benalla avait notamment menti sur les motifs de sa demande de permis de port d’arme et sur la restitution de ses passeports diplomatiques. Mais en revanche la mise en cause d’Alexis Kholer, secrétaire général de l’Élysée, de Patrick Strzoda directeur de cabinet et de Lionel Lavergne chef du groupe de sécurité de la présidence, revêt un caractère plus politique. Ce sont les plus proches collaborateurs du Président Emmanuel Macron qui sont ainsi visés... Le bureau du Sénat a visiblement suivi la position de la commission d’enquête sénatoriale qui estimait qu’il y avait une distorsion entre les déclarations lors des auditions de ces trois hauts fonctionnaires et la réalité. C’est désormais au parquet de Paris de dire si ces considérations sont fondées en droit. Si c’est le cas, le délit de faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75 ° 000 euros d’amende. Dans le cas contraire, le bureau le Sénat essuierait alors un véritable camouflet. La réaction de Matignon ne s’est pas fait attendre, le Premier ministre ne s’est pas rendu ce jeudi après-midi, à la traditionnelle séance de questions d’actualité au Sénat. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pour sa part décidé de ne pas assister à une conférence commune prévue avec son homologue LR du Sénat.

ZK : On parle francophonie pour refermer cette édition avec l’écrivaine haïtienne Yanick Lahens.

LB : Elle donnait ce soir sa leçon inaugurale pour la chaire « Mondes francophones » du Collège de France à Paris. Une chaire récemment crée par la prestigieuse institution dans le but de favoriser la réflexion autour de la Francophonie. Yanick Lahens qui habite à Port-au-Prince sera la première titulaire de cette chaire. Achim Lippold lui a demandé ce que cela représente pour elle.

[Transcription manquante]

LB : Yannick Lahens que vous pourrez entendre demain dans De vive(s) voix qui diffusera justement sa Leçon inaugurale. Émission spéciale d’une heure trente à cette occasion. Rendez-vous à 14h30 heure de Paris.

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