#Français de l’actualité

Journal en français facile 20/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Une édition présentée avec Guillaume Cordeaux. Bonsoir Guillaume.

Guillaume Cordeaux:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
Aux États-Unis, le FBI l’affirme : il n’existe aucune preuve que Donald Trump ait été écouté pendant sa campagne électorale sur ordre du président de l’époque, Barack Obama. Le congrès étudie en ce moment ces affaires dites d’espionnages, qui concernent notamment les relations entre l’équipe de Donald Trump et la Russie.

GC :
Un attentat à la voiture piégée a eu lieu dans la capitale irakienne, à Bagdad. Il y a au moins quinze morts. Le groupe État islamique a revendiqué l’attaque.

CP :
Et pour la journée de la francophonie, nous allons nous pencher sur la langue française et ses clichés. Et quoi de mieux pour les démonter – les expliquer – que le journal en français facile sur la radio du monde ?

GC :
Journée importante dans le calendrier du Congrès américain. C’est aujourd’hui que débutent des auditions publiques sur les dossiers d’espionnage pendant la campagne électorale américaine.

CP :
Trois enquêtes sont en cours : les accusations de Donald Trump envers Barack Obama qui aurait mis le domicile de Donald Trump sous écoute ; mais également le rôle de la Russie dans la campagne électorale de 2016 ; et enfin les liens existant entre l’équipe de Donald Trump et Moscou. Et pour répondre aux questions des élus, ce sont les directeurs du FBI et de la NSA qui sont au Congrès. Le FBI, c’est la police fédérale, c’est-à-dire qu’elle est présente dans tous les États américains, et la NSA c’est l’agence de sécurité nationale. À Washington Anne-Marie Capomaccio :

À ce stade, deux éléments apparaissent clairement : Barack Obama n’a pas fait espionner la tour Trump, et les services de renseignement américains n’ont pas demandé aux Britanniques de procéder à des écoutes. Ensuite : la Russie a bien tenté d’influencer l’élection américaine, en minant la campagne d’Hillary Clinton, et favorisant Donald Trump. Les directeurs du FBI, James Comey, et de la NSA l’amiral Rogers sont d’accord sur ce point. En revanche, les deux hommes, soumis à un feu roulant de questions, ont refusé de s’avancer sur le terrain de la collusion – collusion entre la campagne du candidat Trump et les services russes. Le FBI comme la NSA se sont abrités derrière « l’enquête en cours que l’on ne peut commenter », tout en reconnaissant enquêter sur le sujet. Parmi les membres de la commission, les républicains ont fait leur possible pour disculper par avance l’équipe du président Trump. Les démocrates au contraire, à travers leurs questions, ont mis l’accent sur les zones d’ombres de l’investigation.

GC :
L’Ukraine menace de mettre fin à ses relations commerciales avec le Donbass. La Russie réagit.

CP :
Moscou dit s’inquiéter. La crise ukrainienne s’est aggravée – envenimée. Le gouvernement de Kiev a instauré un blocus – c’est-à-dire isolé – les séparatistes prorusses du Donbass qui avaient saisi les entreprises ukrainiennes. Pour les autorités russes, l’Ukraine rejette une partie de son territoire. Muriel Pomponne :

La Russie se dit très inquiète de la situation dans le Donbass. Elle juge sans précédent qu’un pays rejette toute une région, et mette une croix sur son intégrité territoriale. Pour Moscou le blocus de la région mine les perspectives de réalisation des accords de Minsk. L’ambassadeur de l’Union européenne à Kiev dit à peu près la même chose quand il estime que cette décision ne va pas vers une réconciliation entre Kiev et les rebelles. La Russie se donne donc le beau rôle quand elle déclare être de son devoir de ne pas laisser sans aide humanitaire les millions d’habitants du Donbass abandonnés par Kiev. De facto, les Républiques autoproclamées du Donbass s’éloignent un peu plus de l’Ukraine, tandis qu’elles se rapprochent de la Russie. Depuis mi-février, les passeports de ces deux entités sont reconnus en Russie. Officiellement, il s’agit d’une mesure temporaire prise à titre humanitaire. Pour autant, le porte-parole du Kremlin a affirmé récemment qu’il n’y a pas de scénario écrit d’intégration de ces territoires à la Russie. La plupart des analystes estiment que Moscou a plus intérêt à maintenir la situation actuelle qu’à reconnaitre l’indépendance des deux Républiques ou à les annexer. Ce conflit larvé lui coute moins cher qu’une annexion et permet de faire pression sur l’Ukraine, tout en se déclarant attaché aux accords de Minsk.

GC :
La capitale irakienne Bagdad a été frappée par un nouvel attentat.

CP :
Une attaque à la voiture piégée qui a tué au moins quinze personnes et fait trente-trois blessés. Le groupe État islamique a revendiqué cette attaque. C’est un groupe djihadiste qui est la cible de l’armée irakienne à Mossoul. Les autorités du pays veulent reconquérir la deuxième ville d’Irak. Les combats, féroces – très durs – dans la cité, ont fait fuir soixante-seize mille habitants selon les autorités locales. Mais certains refusent d’abandonner leur maison. Alors pour vivre cette population dépend de l’aide humanitaire. Écoutez le témoignage de Haja Ahlam, une habitante de Mossoul-ouest, elle vit dans les quartiers tout juste libérés.

« Nous dépendons des aides de l’extérieur pour manger. Nos marchés n’ont pas encore rouvert. La vie est dure ici. Nos rues n’ont pas encore été nettoyées. Il y a des cadavres de djihadistes partout. Nos enfants sont morts. On doit mettre leurs corps dans des charrettes et les transporter en dehors de Mossoul, et ensuite aller demander une autorisation pour les enterrer. Nous avons besoin d’humanité ici. Les gens sont fatigués. Vous avez une idée de ce qu’ils ont enduré ? On se croirait durant la Première ou la Seconde Guerre mondiale. C’est un génocide. Mais Dieu merci le plus dur est derrière nous. Dieu nous a sauvés. Parce que je peux vous le dire : nous étions tous morts ici. »

CP :
Le témoignage d’une habitante de Mossoul, recueilli par nos envoyés spéciaux, Sami Boukhelifa et Boris Vichith.

GC :
Le Brésil tente de limiter les dégâts après la révélation d’un vaste scandale de viande avariée.

CP :
Trois jours après avoir démantelé – défait – un réseau de vente de viande pourrie qui existait grâce à la corruption, les conséquences économiques débutent pour le pays. La Chine, l’Union européenne et le Chili suspendent leurs importations de viande. Le Brésil, en pleine récession – en pleine crise économique – et déjà secoué par une crise politique importante, veut limiter au maximum les conséquences de cette nouvelle affaire.

GC :
En France, un débat entre candidats à la présidentielle avant le premier tour, c’est inédit.

CP :
Et cette grande première vient de débuter sur la chaine TF1 ET LCI. Les cinq principaux candidats à la présidentielle débattent : Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Deux autres débats sont prévus avant le premier tour dans cinq semaines, le 4 et le 20 avril. Le premier débat télévisuel avait eu lieu en 1974, il y a quarante-trois ans. Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand s’affrontaient face à face devant les yeux des téléspectateurs.

GC :
Ce lundi 20 mars, c’est la journée mondiale de la Francophonie.

CP :
Le Français, c’est une langue parlée par plus de deux cents soixante-dix millions de personnes à travers le monde. Et c’est en fait la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le monde. Et c’est peut-être votre cas en ce moment en écoutant ce journal en français facile, et on vous en remercie. Et pourtant les clichés – les idées reçues – sur le français ont la vie dure : trop difficile, c’est une langue de l’élite… Pas toujours facile de démonter ces lieux communs – ces préjugés –, n’est-ce pas Alice Pozycki :

En 2017, la langue de Molière serait-elle un peu datée ? Selon Judith Roze, de l’institut français, elle souffre en tout cas d’une image un peu surannée. Le français a longtemps été appris par des gens qui souhaitaient lire Voltaire, qui souhaitait lire Proust. Mais il faut montrer qu’il y a plus. Il est très important de rompre cette image, de montrer les aspects les plus inscrits dans la modernité de notre langue. Et pourtant, le français, ça n’est pas que Proust et Voltaire, c’est aussi une langue de l’emploi et des affaires. Même si ça n’a pas toujours été le cas, reconnait Christophe Chaillot, le responsable du pôle langue française à l’institut français. « Il y a une dizaine d’années quand je rencontrais à l’étranger les chefs d’entreprises français et que j’insistais sur l’importance de la langue française, on me répondait non. L’important pour moi c’est l’anglais la langue du business. Aujourd’hui ils en ont conscience, ces chefs d’entreprise, et ils me disent "oui, on a besoin de proposer des cours de français à nos personnels". C’est le cas de l’ensemble des grands patrons français, étrangers et africains : dans leurs unités marketing, dans leurs unités ressources humaines, on se rend compte qu’aujourd’hui au moment du recrutement, on va demander à la personne en cours de recrutement, de parler et anglais et français ». Dans le domaine des affaires, le français est d’ailleurs la 3e langue la plus parlée, après l’anglais et le mandarin.

CP :
Alice Pozycki, qui nous rappelle l’importance de la langue française dans le monde.

GC :
C’est la journée de la francophonie, mais aussi la Semaine de la presse et des médias dans l’école.

CP :
Et depuis leurs salles de classe, plus de deux cent trente mille jeunes Français ont dialogué avec l’astronaute Thomas Pesquet. Il était en direct de la Station spatiale internationale, dans l’espace, à 400 kilomètres de la Terre. L’ISS navigue à une vitesse de 28 000 km/h. Malgré toutes ces conditions, les questions parviennent au scientifique en moins de cinq secondes. « Comment se comporte l’eau dans l’espace ? » « Tu fais comment pour te laver ? » L’astronaute a provoqué l’étonnement des enfants en expliquant que dans l’ISS, « on recycle 95 % de l’eau utilisée, même celle des urines et de la sueur ». Et vous écoutez RFI, 20 h 10 en temps universel.

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