#Français de l’actualité

Journal en français facile 19/04/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard : 
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c'est le journal en français facile, que je vous présente avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin

Zéphyrin Kouadio : 
Bonsoir Florent, bonsoir à tous

FG :
Au sommaire de ce journal, Zéphyrin, les élections législatives anticipées au Royaume-Uni

ZK :
Ce sera le 8 juin prochain, le parlement britannique a donné son accord, presque à l'unanimité

FG :
Une première en Espagne : le chef du gouvernement va comparaître comme témoin dans un procès sur un réseau de corruption

ZK :
En Indonésie, la défaite du gouverneur sortant de Jakarta : un chrétien dans le plus grand pays musulman du monde

FG :
Enfin la campagne présidentielle : les socialistes anticipent déjà la défaite de Benoit Hamon

_______________________________________________

ZK :
Des élections législatives anticipées au Royaume-Uni : elles auront lieu le 8 juin prochain.

FG :
Des élections anticipées, programmées avant la date prévue. Initialement, les élections législatives, pour élire les députés, devaient avoir lieu en 2020. Mais la Première ministre britannique a besoin d'une majorité et d'une légitimité électorale pour négocier le Brexit, la sortie de l'Union européenne. C'est pour cette raison qu'elle a demandé au parlement d'avancer de trois ans la date des législatives. Et les chambres des députés ont dit oui, à une très large majorité, seuls 13 députés se sont prononcés contre ces législatives anticipées. À Londres, la correspondance de Muriel Delcroix.

Lors du débat éclair et extrêmement animé qui a précédé ce vote, Theresa May a pris soin de réaffirmer qu'elle cherchait avec ces élections anticipées à affermir sa position dans le but d'avoir « une meilleure main » pour négocier le Brexit à Bruxelles. Mais cet argument n'a nullement convaincu les partis d'opposition, qui l'ont accusée d'agir avant tout dans l'intérêt de son parti. Le dirigeant du Labour a ainsi rappelé la volte-face radicale de la Première ministre et estimé que les électeurs ne pouvaient pas lui faire confiance. Jeremy Corbyn s'est par ailleurs efforcé de faire bonne figure en se disant favorable à ce scrutin, même s'il joue sa tête si, comme on s'y attend, les travaillistes subissent une sévère défaite. Les députés du parti nationaliste écossais SNP se sont de leur côté abstenus, tout en faisant vœu de se battre pour remporter cette fois-ci la totalité des sièges alloués à l'Écosse alors qu'ils en détiennent déjà 56 sur 59. Mais c'est en fait le refus catégorique de Theresa May de participer aux débats télévisés prévus avant les élections qui a provoqué le plus de remous au sein du parlement : les opposants à la dirigeante conservatrice l'ont accusée de lâcheté et de mépris vis-à-vis des électeurs, et ils appellent les différentes chaînes à prévoir une chaise vide sur le plateau pour faire pression sur la dirigeante. Muriel Delcroix, Londres, RFI

ZK :
En Turquie, le référendum de dimanche, qui modifie la constitution pour augmenter les pouvoirs du président, est validé

FG :
Le Haut conseil électoral, l'organe chargé de contrôler le bon déroulement des scrutins, a rejeté les recours de l'opposition. L'opposition voulait faire annuler le résultat du référendum, parce que le Haut conseil électoral, justement, a décidé à la dernière minute de comptabiliser tous les bulletins, même ceux qui n'avaient pas le tampon officiel du bureau de vote. L'opposition soupçonne des fraudes et des manipulations possibles, alors que le résultat final a été serré : un peu plus de 51 % des voix en faveur du oui.

ZK :
En Espagne, une grande première : le chef du gouvernement va comparaître dans un procès comme témoin.

FG :
Le chef du gouvernement espagnol, c'est Mariano Rajoy, il est aussi le président du Parti populaire, la principale formation de la droite espagnole. Il est cité comme témoin dans le procès d'un grand réseau de corruption où apparaissent de nombreux élus du Parti populaire. À Madrid, la correspondance de François Musseau :

Depuis 2009, lorsqu'a éclaté le scandale Gurtel, une affaire de pots-de-vin touchant le Parti populaire, Mariano Rajoy a toujours adopté la même stratégie, répondre de façon évasive, donner l'impression que son parti n'est pas concerné, tout en précisant que c'est un complot des socialistes. Récemment reconduit comme chef du gouvernement, le leader conservateur se voit toutefois atteint de plein fouet. Appelé comme témoin devant les juges, il perd de sa légitimité, affirment tous les observateurs. La crispation politique va inévitablement augmenter, et, alors qu'il gouverne en minorité, il aura désormais beaucoup de mal à sceller des accords parlementaires, fondamentaux pour pouvoir voter le budget annuel. En somme, même si la situation économique du pays est plutôt bonne, Mariano Rajoy est dos au mur. Bien conscient qu'avec ce stigmate de la corruption qui lui colle à la peau, il risquerait, s'il convoquait des élections anticipées, de le payer très cher dans les urnes. François Musseau, Madrid, RFI

ZK :
Merci de rester à l’écoute de RFI. Il est 20 heures et 5 minutes en temps universel. Manifestation sous tension au Venezuela : des milliers de personnes dans les rues pour demander des élections générales et dénoncer les tendances dictatoriales du président Maduro

FG :
Un jeune homme de 17 ans a été tué par balle dans cette manifestation. C'est la cinquième victime en trois semaines de manifestations.

ZK :
On part pour l'Indonésie, où avait lieu une élection très suivie : l'élection du gouverneur de Jakarta, c'est l'équivalent du maire de la capitale indonésienne

FG :
Alors vous le savez, l'Indonésie est le pays musulman le plus peuplé au monde. Mais c'est un chrétien qui était jusqu'ici gouverneur. Eh bien, il a été battu par le candidat musulman, par 58 % des voix, à l'issue d'une campagne marquée par des tensions religieuses. Le gouverneur chrétien a dû même faire face à un procès pour blasphème – le blasphème, c'est quand on dit du mal d'une religion. À Jakarta, la correspondance de Joël Bronner :

Il s'agit avant tout d'une victoire de taille pour les radicaux religieux musulmans, qui ont tout fait pour faire chuter Ahok, l'actuel gouverneur chrétien de Jakarta, dont le bilan dans la lutte contre la corruption et l'amélioration des conditions de vie dans la capitale indonésienne, avaient fait de lui un candidat très populaire et le favori des sondages avant la campagne. Dans la capitale du pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde, ces groupes ont alors affirmé, en s'appuyant sur un verset du Coran, que les électeurs musulmans ne devaient pas voter pour un non-musulman. Un point remis en cause par le gouverneur sortant, qui lui vaut aujourd’hui un procès toujours en cours pour insulte à l'islam, et semble avoir largement contribué à sa défaite. Il s'agit ensuite évidemment d'une victoire personnelle pour le candidat Anies Baswedan, un ancien ministre de l'éducation, qui prend ainsi les rênes de la mégalopole de plus de 10 millions d'habitants. L'Indonésie est souvent présentée comme un modèle de tolérance religieuse dans le monde musulman, mais la voix des groupes extrémistes y résonne année après année de plus en plus fort, comme l'illustre aujourd'hui la chute du gouverneur chrétien de Jakarta. Joël Bronner, Jakarta, RFI

ZK :
La campagne présidentielle en France, à J moins 4 du premier tour : c'est dans 4 jours que les Français choisiront les deux finalistes parmi les 11 candidats

FG :
Normalement, Zéphyrin, on devrait connaître l'affiche du second tour dimanche soir à 20 heures. Mais plusieurs instituts de sondages préviennent qu'ils pourraient ne pas être en mesure de donner les noms des deux qualifiés à 20 h. Deux explications à cela : d'abord, les écarts s'annoncent très serrés – quatre candidats, selon les sondages, sont dans un mouchoir de poche, seuls quelques points les séparent. Et puis, cette année, pour la première fois, les premiers bureaux de vote ne fermeront pas avant 19 h, habituellement c'était 18 h, et ça laissera donc peu de temps, moins d'une heure, pour faire remonter et comptabiliser les premiers résultats.

ZK :
Et Benoit Hamon, le candidat du parti socialiste, ne fait pas partie de ces quatre favoris.

FG :
Ce soir, il tenait un meeting place de la République à Paris, sans doute son dernier meeting. Au sein du gouvernement, on pense déjà à sa défaite, et à son élimination le soir du 1er tour. Les grandes ou les petites manœuvres ont déjà commencé. Anissa El Jabri :

Un score à 2 chiffres ou carrément en dessous de 5 %. En coulisse, ils sont nombreux à soupeser toutes les hypothèses. Les plus optimistes s’appuient sur les 12 millions d’indécis selon les sondages pour croire que tout est encore possible. Les autres, comme la plupart des ministres, comme le porte-parole du gouvernement qui n’avait pas voté Hamon aux primaires, refusent d’en parler. Stéphane Le Foll : « Je suis très préoccupé par la sécheresse d’aujourd’hui, l’étiage futur des fleuves, et pas par le score de Benoit Hamon, ça sûrement pas ! » En réalité, un texte circule depuis des semaines, et sera rendu public dans les heures suivant les résultats. Un texte des proches de François Hollande, qui réaffirment leur identité politique sociale-démocrate... Ni celle d’Emmanuel Macron ni celle de Benoit Hamon, est-il écrit. Une ligne pour la campagne des législatives, sans Benoit Hamon, mais avec Bernard Cazeneuve. « Pourquoi serait-il plus légitime que Benoit Hamon ? C’est pas une question qui est posée comme ça ; il est chef de la majorité jusqu’à nouvel ordre. Cette majorité, elle a agi pendant cinq ans. Un certain nombre de députés, bien sûr, veulent et souhaitent s’engager pleinement dans une bataille législative où ils vont défendre aussi leur bilan. » Le bilan du gouvernement, le candidat l’a salué de manière appuyée hier. De toute évidence, trop tard.

FG :
Et c’est ainsi que se termine ce journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio. Très bonne soirée à tous.

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