#Français de l’actualité

Journal en français facile 18/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Une édition présentée avec Guillaume Cordeaux. Bonsoir Guillaume.

Guillaume Cordeaux:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
Une enquête pour terrorisme est ouverte après l’attaque ce matin d’une patrouille de militaires dans l’aéroport d’Orly, c’est dans la région parisienne. Que sait-on de l’agresseur qui a été abattu, tué ? On fait le point avec Marine de La Moissonnière dès le début de ce journal.

GC :
Le chef de la diplomatie américaine est en Chine, dernière étape de son déplacement en Asie. Une visite difficile et sensible qui a été dominée par la tension entre les États-Unis et la Corée du Nord.

CP :
Et comme tous les samedis nous terminerons ce journal avec Yvan Amar et son mot de l’actualité décortiqué.

GC :
Pour débuter ce journal, on va revenir sur cette actualité qui s’est déroulée ce matin à l’aéroport d’Orly près de Paris.

CP :
En France, un homme a donc été abattu par des militaires. Il les avait agressés alors qu’ils étaient en patrouille, qu’ils surveillaient le hall de l’aéroport. L’assaillant a tenté de voler une de leurs armes avant d’être tué. Le procureur de Paris a donné des précisions ce soir sur l’enquête en cours, mais également sur l’homme : un Français de 39 ans qui vivait à Garges-Lès-Gonesse, au nord de Paris. Marine de La Moissonnière, l’enquête est allée très vite et la piste terroriste semble se confirmer :

L’assaillant avait ses papiers sur lui quand il a été abattu, ce qui a permis aux policiers de l’identifier très vite, donc de connaître son nom et son adresse. Cet homme il était en outre connu de la justice et des services de renseignement parce qu’il avait commis plusieurs vols avec violences. Il avait aussi été impliqué dans des trafics de drogue. L’homme était d’ailleurs sous contrôle judiciaire. Cela veut dire qu’il devait régulièrement aller se présenter au commissariat et puis il n’avait pas le droit de quitter la France. Cet homme avait aussi fait de la prison à plusieurs reprises et c’est au cours de l’un de ces séjours, en 2011-2012, qu’il s’était radicalisé. Il n’était toutefois pas fiché S, ça veut dire qu’il ne figurait pas dans le fichier des policiers qui regroupe tous les gens à surveiller de très près. En attaquant la militaire à Orly ce matin, cet homme a crié : « je suis là pour mourir par Allah. Il va y avoir des morts ». Les enquêteurs ont également retrouvé un Coran sur lui. Ils ont aussi fouillé son appartement. Ils vont maintenant devoir établir plus précisément quelles étaient ses motivations, pourquoi il a fait cela aujourd’hui.

CP :
Marine de La Moissonnière en direct sur RFI.

GC :
Ils seront finalement onze candidats au premier tour de l’élection présidentielle française le 23 avril.

CP :
Onze personnalités politiques à avoir réuni au moins cinq cents parrainages d’élus nécessaires pour se présenter. Les cinq candidats en tête dans les intentions de vote seront d’ailleurs réunis pour un débat télévisé lundi soir. Face aux caméras et aux micros, il y aura donc François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

GC :
Jean-Luc Mélenchon qui a tenu un discours au ton très anti-européen et anti-FN cet après-midi.

CP :
Il était face aux manifestants dans le centre de Paris qui ont marché pour la VIe République. Le candidat de La France insoumise leur a demandé de faire « une insurrection – c’est-à-dire une révolte – citoyenne contre la monarchie présidentielle » dans les urnes. Il y avait selon le parti de Jean-Luc Mélenchon, cent trente mille personnes.

GC :
Après le Japon et la Corée du sud, le chef de la diplomatie américaine est en Chine.

CP :
La Chine c’est la dernière étape de sa tournée en Asie. Une étape délicate pour Rex Tillerson qui doit apaiser la relation diplomatique entre Washington et Pékin. Mais c’est le dossier de la Corée du Nord qui a accaparé, monopolisé, les discussions avec son homologue chinois Wang Yi. Correspondance d’Heike Schmidt :

Les tensions avec la Corée du Nord ont atteint un « niveau dangereux », a estimé Rex Tillerson. Tout en disant que les États-Unis « vont travailler » avec Pékin pour tenter d’infléchir la politique de la Corée du Nord. Travailler ensemble, mais sur quelle base ? Contrairement à Washington, Pékin exclut catégoriquement toute option militaire pour éviter le chaos à sa porte. La perspective d’une frappe américaine a été perçue comme une provocation ici. Et alors que Rex Tillerson veut convaincre ses interlocuteurs chinois d’augmenter la pression sur leur allié nord-coréen, le gouvernement chinois lui compte garder ce cap fixé depuis longtemps : « Pour résoudre le problème nord-coréen, nous devons appliquer des sanctions sévères et chercher le dialogue », a dit Wang Yi le ministre des Affaires étrangères. À Rex Tillerson qui, lors de sa tournée en Asie, a nettement haussé le ton vis-à-vis de Pyongyang, Wang Yi a rétorqué : « Nous espérons que toutes les parties y compris nos amis américains garderont la tête froide afin de trouver une solution sage ».

GC :
On vous en parlait hier, la rencontre à la Maison-Blanche entre le président américain et la chancelière allemande.

CP :
Et bien moins d’une journée après cette réunion, Donald Trump a tenu une diatribe, c’est-à-dire une critique concernant l’Allemagne via le réseau Twitter. Ce sont les dépenses militaires allemandes qu’il a visées. Le président Trump estime que Berlin doit payer plus pour profiter de la protection de l’Otan et de Washington.

GC :
Direction à présent l’Écosse, au Royaume-Uni. S’est tenu le Congrès de printemps du parti nationaliste à Aberdeen.

CP :
Nicola Sturgeon qui dirige le parti nationaliste écossais a voulu galvaniser, exalter ses troupes. Mais elle a aussi envoyé un message à son homologue britannique. Nicola Sturgeon demande à Theresa May de revenir sur son refus de discuter d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse. À Aberdeen, les explications de Muriel Delcroix :

Nicola Sturgeon a été accueillie comme toujours en véritable star par des délégués debout pour l’acclamer et pendant plusieurs minutes. Néanmoins, la dirigeante du parti nationaliste écossais a très vite annoncé la couleur : elle n’est pas venue à Aberdeen prêcher face à des membres déjà convaincus, mais a voulu avant tout s’adresser aux Écossais qui ne sont pas sûrs ou qui sont opposés à l’indépendance. Martelant qu’il y aurait bien un référendum, Nicola Sturgeon a accentué la pression et adressé une mise en garde à la Première ministre britannique : si Theresa May défie le parlement écossais en refusant d’accorder un second référendum, elle brisera à jamais la cohésion du Royaume-Uni. Malgré tout, magnanime, Nicola Sturgeon qui s’est vu opposer une cinglante fin de non-recevoir en début de semaine par le gouvernement conservateur dit vouloir laisser à Theresa May le temps de réfléchir et se dit prête à discuter d’une date ultérieure pour la tenue de ce référendum. Et pour mieux vaincre les réticences d’électeurs écossais actuellement peu enthousiastes à l’idée de retourner aux urnes, Nicola Sturgeon a opposé une Écosse indépendante, « moderne, progressiste, ouverte sur le monde et les immigrants » à un Royaume-Uni régi par un gouvernement conservateur « refermé sur lui-même, en dehors du marché unique européen et obsédé par l’austérité économique et sociale ».

CP :
Et le mot de la semaine décortiqué, décrypté par Yvan Amar n’est pas un mot français, mais il s’est imposé dans l’actualité.

Une note de l’ONU vient de faire scandale. Une note qui n’est pas officielle, elle n’a pas été validée d’ailleurs, elle n’a pas été acceptée par la direction de l’Organisation des Nations Unies, l’ONU, mais elle a été rédigée par une responsable de cette organisation qui d’ailleurs vient de démissionner. Ce rapport parle d’une politique d’apartheid en Israël. L’apartheid, c’est une politique de ségrégation, basée sur l’origine des populations. Une politique qui garde, qui maintient, certaines populations dans une situation particulière et inférieure, en ce qui concerne l’école, les emplois, les transports. Alors c’est une manière de faire clairement raciste qui est née en Afrique du Sud. Et ça a été la politique depuis le début des années 50 jusqu’en 1990, dans ce pays. Politique d’interdictions imposée par les blancs qui étaient au pouvoir aux autres habitants. Apartheid, c’est un mot né dans la langue afrikaans, dans cette langue qui est proche du néerlandais qu’on parle en Afrique du Sud. Et cela veut dire développement séparé. On comprend comment c’est formé : on y retrouve une origine, une racine française : à part. Pratiquer l’apartheid, c’est gouverner en interdisant le mélange des populations, qui restent à part les unes des autres. Donc certaines sont favorisées. Et à l’époque, le mot était officiel. Les dirigeants sud-africains pendant bien longtemps, ne se sentaient pas insultés quand on les accusait de pratiquer l’apartheid : eux-mêmes le disaient et le défendaient, le revendiquaient. Seulement cette politique terrible et infâme a été condamnée par beaucoup de gens, à l’époque et depuis aussi bien entendu. Ce qui fait que plus aucun chef d’État n’oserait dire en tout cas aujourd’hui qu’il pratique l’apartheid. Le mot, qui était officiel au départ, est devenu insultant. C’est pourquoi son utilisation dans un rapport de l’ONU peut faire tant de bruit.

CP :
Le mot de la semaine d’Yvan Amar, que l’on retrouve demain dimanche pour l’expression de la semaine. 21 h 10 à Paris, c’est la fin de ce journal en français facile, présenté avec Guillaume Cordeaux. Merci à vous de l’avoir suivie.

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