#Français de l’actualité

Journal en français facile 17/11 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Adrien Delgrange :
Bonsoir à tous ! 21h à Paris , 2h du matin à Baïkonour, vous êtes à l'écoute d'RFI. L'heure de retrouver votre journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet :
Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD :
Les titres de ce journal international du jeudi 17 novembre : nous irons à Baïkonour dès le début de ce journal pour vivre les derniers préparatifs du décollage d'une fusée vers l'espace.

SB :
Barrack Obama très chaleureux avec Angela Merkel, le président américain a félicité aujourd'hui la chancelière allemande pour sa politique.

AD :
Nous irons également à Ramallah dans ce journal pour des colonies illégales en Cisjordanie.

SB :
Et puis l'actualité politique en France, c'est le dernier débat des candidats de la primaire de droite et du centre qui vient de commencer.
Voilà pour les titres, bienvenus à tous.

SB :
Décollage prévu dans 20 minutes. 3 cosmonautes s’envolent cette nuit de Baïkonour au Kazakhstan pour la station spatiale internationale...à 400 km au-dessus de la terre.

AD :
Un Russe, le commandant de bord Oleg Nivitsky, une américaine, Peggy Whitson, et un Français,Thomas Pesquet. Leur mission va durer 6 mois. Ils sont désormais tous installés dans la fusée. Simon Rozé bonsoir. Vous êtes à quelques mètres du pas de tir, quelle est l'ambiance ?

Quelques mètres, plutôt un kilomètre… Parce que vous l'imaginez, une fusée, ça fait des flammes quand ça décolle ! En l’occurrence la fusée Soyouz, elle fait 50 mètres de haut, elle a vingt moteurs à sa base ; vingt moteurs qui peuvent dégager une puissance de vingt millions de chevaux. Alors, ici au site d'observation où je me trouve, là on attend, on est un peu transi de froid, il fait -30° ; mais il y a beaucoup d'excitation. Thomas Pesquet, le Français qui va décoller ce soir, qui se trouve en ce moment même dans la fusée, qui est en train de vérifier que tout se passe bien avec les commandeurs au sol. Il y a beaucoup de Français ici donc puisque Thomas Pesquet, ça faisait 8 ans que des Français n'étaient pas partis dans l'espace. Beaucoup d'attente donc pour cette mission de 6 mois à bord de la station spatiale internationale et désormais il n'y qu'un seul mot qu'on attend ici, tous, c'est пуск, пуск ça veut dire démarrage, décollage en russe. Un mot qui devrait être prononcé, allez dans 19-18 minutes à présent ici, au cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

AD :
Simon Rozé sur la steppe kazakhe. 
Retour sur la planète de ces 3 cosmonautes prévu en mai 2017, et nous vous retrouverons dans le prochain rendez-vous d’information sur RFI.

SB :
Barack Obama dit au revoir à l'Europe, il est à Berlin ce soir.

AD :
Le président américain en a profité pour féliciter Angela Merkel. Barack Obama a rendu un hommage très appuyé à la chancelière allemande, comme étant la porte-voix des valeurs démocratiques occidentales. Correspondance à Berlin pour RFI Pascal Thibaut :

Comme lors de la précédente visite de Barack Obama en Allemagne, au printemps à la foire de Hanovre, la rencontre germano-américaine se transforme en mini-sommet européen. Angela Merkel a cette fois invité quatre autres responsables européens pour les adieux du président américain au vieux continent. Un signe, une fois de suite, du poids occupé par la chancelière allemande sur la scène internationale. Hier soir, Barack Obama appelait les pays européens à s'engager pour sauvegarder l'héritage des dernières décennies et l'intégration de leur région. Une demande d'autant plus d'actualité qu'un président Trump pourrait réduire l'engagement de son pays en Europe. Mais les quatre invités supplémentaires d'Angela Merkel ce vendredi ne sont pas nécessairement les mieux armés pour exaucer les vœux de Barack Obama. La Britannique Theresa May doit négocier le départ de son pays de l'Union européenne, François Hollande est très affaibli, l'Italien Matteo Renzi menacé par un prochain referendum et l'Espagnol Mariano Rajoy vient laborieusement de se maintenir au pouvoir. Quant aux Européens de l'Est, ils ne sont à nouveau pas invités.

Et puis avant de quitter le continent européen, le président américain Barack Obama rencontre demain matin à Berlin pour un mini-sommet: les dirigeants allemand, français, britannique, italien et espagnol.

SB :
Dans l'actualité internationale. « La conférence a tenu toute sa promesse », se félicite le président de la République centrafricaine.

AD :
Faustin-Archange Touadéra participait aujourd'hui à Bruxelles à une réunion de donateurs internationaux. Son pays est à reconstruire après des années de guerre. Résultat: la communauté internationale s'engage à apporter à La Centreafrique une aide financière de 2,2 milliards de dollars sur les trois prochaines années.

AD :
Un opposant comme chef du gouvernement. En RDC, l'opposant congolais Samy Badibanga a été nommé aujourd'hui Premier ministre par le président Joseph Kabila. Une nomination dans le cadre d'un accord politique entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition.

SB :
La Knesset, le parlement israélien, s’est prononcé pour la légalisation des colonies sauvages de Cisjordanie.

AD :
Les colonies sont des communautés juives israéliennes qui ont construit des villages en Cisjordanie. Et bien le projet de loi défendu par l’extrême droite permettrait de résoudre un cas emblématique, celui d’Amona. Cette colonie située au nord de Ramallah doit être détruite à la fin de l’année conformément à une décision de justice. Le gouvernement israélien fait tout pour empêcher cette destruction. Notre correspondant à Ramallah, Nicolas Roppert, a rencontré les palestiniens qui se battent pour récupérer leur terre.

A 82 ans Maryam Hamad se souvient très bien des terrains de sa famille sur lesquels les colons d'Amona se sont installés en 1996. Cette grand-mère palestinienne, raconte avoir joué là pendant son enfance alors que son père travaillait la terre. Aujourd'hui, elle ne réclame qu'une chose : que son terrain lui soit rendu. « Nous ne voulons pas de compensation financière. L'argent ne m'intéresse pas. Je veux récupérer ma terre. C'est la seule chose que je veux. Aucune somme d'argent ne pourra me faire abandonner ce souhait. Pour nous, la terre n'a pas de prix. C'est la chose la plus précieuse au monde. »
Avec plusieurs résidents palestiniens propriétaires de ces terrains, elle a saisi la Cour Suprême israélienne qui lui a donné raison exigeant le démantèlement de la colonie sauvage. Gilad Grossman est le porte-parole de l'ONG israélienne Yesh Din qui a accompagné ces familles dans la procédure. « La décision du gouvernement me paraît très dangereuse. La tentative de passer au-dessus de la cour suprême israélienne simplement pour gagner la faveur de l'extrême-droite n'est pas uniquement nuisible pour les Palestiniens mais c'est un danger pour la démocratie israélienne. Cela voudrait dire que 40 familles pourront rester dans les maisons qu'ils ont construites sur un terrain qu'ils ont volé. »
Le projet israélien de légaliser toutes les colonies sauvages en Cisjordanie a été condamné par plusieurs pays occidentaux ces derniers jours dont la France et les États-Unis. Nicolas Ropert, Ramallah, RFI.

SB :
La guerre à un coût humain, matériel et financier ! Le prix de l'opération militaire française contre le groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie va s'élever à 360 millions d'euros en 2016 pour la France. Annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et d'ajouter « C'est le prix de notre sécurité ».
L'actualité politique en France, ils viennent d'entamer leur dernier débat à 7 candidats.

AD :
Ils veulent tous défendre les couleurs de la droite et du centre à l'élection présidentielle. Le dernier sondage donne à égalité les deux favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Premier tour de la primaire de la droite et du centre prévu ce dimanche.

SB :
Vous vous souvenez du scandale des « Panama Papers » qui avait éclaté en avril dernier ? Des millions de documents secrets ont révélé que des personnes ou des entreprises ont caché de l'argent pour éviter de payer des impôts.

AD :
Et bien la France a terminé d'analyser tous ces documents. Résultat : l'administration française va procéder à 560 contrôles-fiscaux concernant des contribuables dont les noms sont apparus dans cette affaire d'évasion fiscale. Les explications de Pauline Gleize.

Ces contribuables sont soupçonnés d'avoir dissimulé de l'argent dans des paradis fiscaux, aux Bahamas ou dans les îles Vierges britanniques, par exemple. Et tous auraient fait appel à des sociétés-écrans mises en place par Mossack Fonseca. Mossack Fonseca, c'est ce cabinet d'avocat panaméen à l'origine des Panama Papers. Tous ces contribuables n'étaient pas inconnus des services de régularisation, mais la plupart de ces contrôles ont pu être lancés après analyse des informations publiés en avril dernier par l'ICIJ, le Consortium international des journalistes d'investigation, basé à Washington.
Pour le reste : pas beaucoup plus de précision pour le moment. Il est encore trop tôt pour savoir exactement ce qui pourra retourner dans les caisses de l'État. En tous cas, les sommes cachées seraient conséquentes. Et selon le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, plus de 700 dossiers liés au petit pays d'Amérique centrale avaient été repérés avant que n'éclate l'affaire des Panama Papers. Ils portaient sur 4 milliards d'avoir et ont permis à l'État de percevoir 1 milliard 200 millions d'euros d'impôts et de pénalités.

AD :
Prix littéraire. C’est l'histoire d'un petit garçon de 10 ans qui raconte son quotidien d'enfant insouciant au Burundi. Le roman « Petit Pays » de l'écrivain et musiciens franco- rwandais Gaël Faye, aux éditions Grasset, vient de remporter le Goncourt des lycéens.
C’est la fin de journal en français facile. À suivre, en direct « La bande passante » ; Alain Pilot reçoit le groupe Totorro.

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