#Français de l’actualité

Journal en français facile 17/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : Et à la une, la polémique en France après les violences d’hier sur les Champs-Élysées. Matignon reconnaît ce soir des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité. Edouard Philippe annoncera demain des mesures contre les violences.

SB : Nous serons en Nouvelle-Zélande où les hommages aux victimes de l’attentat de Christchurch se sont multipliés aujourd’hui.

JB : Et puis on commence à en savoir plus sur le crash du Boeing de l’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé il y a une semaine près d’Addis-Abeba. Selon la ministre éthiopienne des Transports, l’analyse des boîtes noires montre des points communs avec un autre crash survenu l’an dernier en Indonésie.

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SB : Mais tout de suite direction le Parc des princes à Paris pour le « classico » français.

JB : Le Paris Saint-Germain affronte Marseille. Le coup d’envoi vient d’être donné. Bonsoir Antoine Grognet.

AG : Bonsoir Jeanne, bonsoir Sylvie et bonsoir tout le monde !

JB : Les Parisiens espèrent reconquérir leurs supporters après l’élimination en Ligue des champions.

[Transcription manquante]

JB : Antoine Grognet en direct du Parc des princes. Et toutes nos excuses pour cette liaison un peu difficile.

SB : Le gouvernement français reconnaît des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité lors de l’acte 18 des gilets jaunes.

JB : Édouard Philippe fera dès demain des propositions à Emmanuel Macron, c’est ce qu’annonce Matignon après une réunion ministérielle exceptionnelle. Hier à Paris des violences ont éclaté sur les Champs-Élysées. Les dégâts ont été très importants avec 80 enseignes dégradées et incendiées, du mobilier urbain détruit. L’opposition accuse le gouvernement de laxisme. Au total, plus de 200 personnes sont en garde à vue après ces violences. Olivier Rogez.

Deux cent trente-sept personnes arrêtées samedi sur les Champs-Élysées. Deux cents en garde à vue dimanche dont 185 personnes majeures. La plupart devraient être jugés en comparution immédiate. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la justice a pris l’habitude d’agir rapidement contre les fauteurs de troubles, ce qui ne veut pas dire qu’elle a nécessairement la main lourde. Selon un décompte officiel, datant de la mi-février, 7400 personnes avaient été interpellées depuis le début du mouvement, sur l’ensemble du territoire. 1800 condamnations ont été prononcées et près d’un quart des 1350 personnes présentées en comparution immédiate ont été incarcérées. Le ministère de la Justice se veut ferme. Côté politique, il s’agit désormais d’apporter une réponse aux lacunes constatées dans le maintien de l’ordre. Les images des Champs-Élysées dévastées samedi ont un effet désastreux. La loi anti-casseurs présentée par le gouvernement est encore inopérante, puisqu’elle doit passer devant le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron a réclamé à son gouvernement des mesures fortes et immédiates pour prévenir de nouvelles violences lors de la prochaine journée de manifestations.

JB : Et sachez que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le ministre de l’Économie Bruno Lemaire ont été convoqués ce mardi au Sénat après donc les violences survenues hier à Paris.

SB : En Israël, la Cour suprême annonce avoir invalidé la candidature du chef du parti d’extrême droite « Force juive ».

JB : Michael Ben-Ari est accusé par le procureur général d’Israël d’incitation au racisme anti-arabe. Il avait notamment déclaré que les Arabes israéliens étaient des « traîtres et meurtriers ». Sa candidature aux élections législatives du 9 avril prochain avait pourtant été approuvée par la commission électorale, mais le parti de gauche Meretz avait saisi la Cour suprême pour la faire invalider. Et puis un soldat israélien a lui été tué aujourd’hui en Cisjordanie occupée. Un autre soldat et un colon israélien ont également été grièvement blessés dans une attaque menée par un Palestinien. Le mouvement islamiste du Hamas, a salué cette attaque

SB : L’émotion toujours très forte en Nouvelle-Zélande, 3 jours après l’attentat de Christchurch.

JB : Oui les hommages se poursuivent dans le pays. Et la plupart des Néo-zélandais montrent leur attachement à des valeurs de paix et de respect. Sherney Jones a 17 ans, elle n’a pas l’intention de céder à la peur ou à la tristesse. Avec ses amis, elle se dirige vers les deux mosquées visées par l’attaque.

« On a des petits panneaux “Câlins gratuits” ou avec des citations pour propager un peu de positivité. Parce que c’est un évènement terrible, ça a touché beaucoup de gens. Pas seulement directement, mais aussi indirectement. C’est quelque chose d’important pour Christchurch - des évènements de ce calibre, il n’y en a jamais ici. Donc on veut juste sortir, et essayer de remettre des sourires sur le visage des gens. On en voit dans les informations de l’étranger, mais jamais si gros ou si proche de nous - ce n’est qu’à 10-15 minutes de notre école, donc ça c’est vraiment passé “à la maison”, c’est plus profond. » Ruby, pouvez-vous me lire ce qu’il y a sur votre panneau et me dire ce que ça signifie ? « Ça se lit “I Fano KotaHi Tato”, et signifie “On est une famille”, en maori, le langage indigène de la Nouvelle-Zélande. Sur celui-là il est écrit “Nous sommes tous hindous, bouddhistes, musulmans, athéistes, chrétien, juif. Et si on lit en vertical, ça donne les mots humains. Donc ça montre qu’importe la race ou la religion, nous sommes tous humains. »

JB : Témoignage recueilli par notre envoyée spéciale sur place Carrie Nooten.

SB : L’enquête sur le crash d’un Boeing de l’Ethiopian Airlines. Il y a une semaine que cet avion s’est écrasé. 

JB : Les données des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 ont mis en évidence, ont révélé des « similarités claires » avec le crash en octobre du même avion, cette fois de la compagnie Lion Air. C’est ce qu’annonce aujourd’hui la ministre éthiopienne des Transports. Et tout de suite c’est l’expression de la semaine avec Yvan Amar.

La marche du siècle a marqué la journée d’hier : il s’agissait de pousser les gouvernants, ceux qui ont du pouvoir, à lutter plus fortement contre le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, et de favoriser toutes les actions humaines qui permettent ces évolutions. Marche du siècle ? Bon titre. Ça montre l’importance de la manifestation, l’importance qu’elle a, mais aussi l’importance qu’elle se donne : les marcheurs sont bien conscients de participer à une action primordiale. Et qui implique, qui concerne, qui intéresse beaucoup de monde. Alors la marche du siècle, ce peut être compris comme la plus importante du siècle. Ce siècle n’est pas encore très avancé : 19 ans. Peut-on dire que c’est la démonstration de force la plus importante dans ces 19 ans ? En tout cas, ça donne du poids à la chose. Mais on peut comprendre l’expression d’une autre façon : c’est peut-être, dans l’esprit des organisateurs, la marche la plus importante pour le siècle dans lequel nous vivons. En tout cas ce type de formule, on le trouve souvent pour souligner quelque chose, lui donner la première place dans une certaine période : l’homme du jour, l’événement de la semaine, le film de l’année. Alors, aller jusqu’au siècle, c’est montrer qu’on se soucie d’un temps assez long. L’évolution climatique en effet ne bouleverse pas une histoire de quelques années, mais elle peut changer un mode de vie qui était celui des humains depuis des centaines d’années, des siècles. Et on peut rappeler aussi, même si beaucoup étaient trop jeunes pour s’en souvenir dans cette marche, que la Marche du Siècle a été le nom d’une célèbre émission de télévision française, qui s’interrogeait sur les grands sujets de société : comment marche le siècle ! Ça compte aussi dans le choix de ce nom : comment le siècle à venir va-t-il marcher ? C’est peut-être encore entre les mains de ceux qui se préoccupent du climat.

JB : C’était Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Et c’est ainsi que se termine votre Journal en français facile.

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