#Français de l’actualité

Journal en français facile 17/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Une édition présentée ce soir avec Guillaume Cordeaux. Bonsoir Guillaume.

Guillaume Cordeaux:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
Le président américain a accueilli à Washington la chancelière allemande. La relation entre Donald Trump et Angela Merkel, et plus généralement entre le nouveau président et l’Europe, n’est pas évidente. Donald Trump a voulu montrer qu’il ne voulait pas se couper de ses partenaires européens.

GC :
Les États-Unis ne veulent plus appliquer la politique de la patience stratégique envers la Corée du Nord. Le chef de la diplomatie américaine en tournée en Asie hausse le ton.

CP :
Et on parlera à la fin de ce journal de cette découverte archéologique d’une statue d’un pharaon égyptien dans les quartiers populaires du Caire.

GC :
C’est une rencontre qui a été d’abord reportée à cause d’une tempête de neige, mais c’est finalement arrivé. Donald Trump a reçu Angela Merkel à la Maison-Blanche.

CP :
Le président américain a assuré à nouveau la chancelière allemande Angela Merkel de son « fort soutien » à l’Otan. Donald Trump a plusieurs fois expliqué qu’il voulait que les États-Unis soient moins impliqués dans cette organisation militaire européenne. Autre sujet très polémique, très sensible : l’immigration. L’immigration est « un privilège, pas un droit », a martelé le président américain qui ajoute : « La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier. » Allusion à la politique d’accueil des migrants en Allemagne. Une politique pour laquelle la chancelière Merkel a été critiquée. Notamment par Donald Trump.

GC :
Les migrants il en a aussi été question à la Maison-Blanche entre Donald Trump et le premier ministre irlandais.

CP :
En effet à l’occasion de la Saint Patrick, fête pour célébrer le saint patron de l’Irlande, le chef du gouvernement irlandais a lancé une pique, un sarcasme au président américain : « Saint Patrick était un immigré ». Ce sont trente-cinq millions d’Américains qui revendiquent une ascendance, une origine irlandaise. Et cette année, la Saint Patrick tombe le jour où la seconde version du décret sur l’immigration devait être mise en place aux États-Unis. Un texte pour interdire temporairement l’entrée dans le pays des réfugiés et des ressortissants de six pays à majorité musulmane.

GC :
Le nouveau secrétaire d’État américain, le chef de la diplomatie fait son premier déplacement en Asie. Et une question se pose : est-ce que Washington va changer de vis-à-vis de la Corée du Nord ?

CP :
Rex Tillerson le chef de la diplomatie américaine se rend donc au Japon, en Corée du Sud et en Chine alors que la tension avec Pyongyang s’accentue. Notamment à cause du développement rapide du programme nucléaire nord-coréen. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias :

« La politique de la patience stratégique est terminée », a déclaré Rex Tillerson après sa rencontre avec son homologue sud-coréen Yun Byun-se. La patience stratégique, c’était l’approche adoptée par l’administration Obama, une politique de refus de dialogue qui s’est soldée par un échec cuisant : la Corée du Nord n’a jamais autant testé de missiles et de bombes nucléaires. Mais le nouveau secrétaire d’État en visite à Séoul n’a pas non plus présenté de nouvelle approche. Il s’est contenté que répéter que « toutes les options étaient sur la table » ce qui inclut l’option militaire. La possibilité d’une éventuelle frappe préventive sur les installations nucléaires nord-coréennes fait frémir d’horreur les Sud-Coréens : Séoul se trouve à portée de tir de l’artillerie nord-coréenne, et donc à la merci de représailles massives. En réalité, les États-Unis, et son allié sud-coréen sont à court de solution face à la Corée du Nord. Les sanctions ne suffisent pas, et la seule alternative restant sur la table : c’est celle d’une négociation avec le régime de Kim Jong-un, par exemple pour négocier un gel de son programme nucléaire. Mais Washington reste très réticent à l’idée d’un dialogue.

GC :
Cela fait cinq mois que l’armée irakienne tente de reprendre la ville de Mossoul. Et il y a une percée, une avancée militaire dans la vieille ville.

CP :
C’est très symbolique puisque c’est au cœur de la vieille ville que se trouve la grande mosquée Al-Nouri. Un édifice religieux où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’organisation État islamique a fait son unique apparition publique. C’était en juillet 2014. Bagdad a récupéré la partie est de Mossoul. Les militaires irakiens combattent depuis presque un mois pour chasser les djihadistes de la partie ouest de la ville.

GC :
Vingt-cinq États membres des Caraïbes et de Guyane ont adopté à Cayenne une déclaration commune.

CP :
Le but de ce texte c’est de renforcer leur coopération pour lutter contre la pollution, protéger la biodiversité et favoriser le développement d’une économie durable. Cette déclaration, « l’appel de Cayenne », a été proposée par la ministre française de l’Environnement et de la Mer, Ségolène Royal, à l’issue de la quatorzième Conférence de la Convention de Carthagène. Convention pour la protection du climat.

GC :
Plus que trente-sept jours avant le premier tour de l’élection présidentielle française. La récolte des parrainages s’est terminée à 18 h.

CP :
Pour l’instant, ils sont au moins huit à avoir cinq cents signatures au moins. Le nombre de signatures minimum donc pour participer à l’élection présidentielle, et qui sont envoyées au Conseil constitutionnel. La liste finale des parrainages et des candidats sera connue demain. François Fillon fait donc partie de ces candidats qui ont assez de parrainages d’élus pour participer à la présidentielle française. Mais le candidat de la droite a aussi beaucoup de scandales durant sa campagne. Le dernier en date des costumes à treize milles euros pièces, payé par un ami de François Fillon qui est Robert Bourgi une figure de la françafrique. Il est présenté comme le fils spirituel de Jacques Foccart. Jacques Foccart c’était l’homme des réseaux entre Paris et les anciennes colonies de la France en Afrique. Sébastien Nemeth :

C’est par l’intermédiaire de son père, un gaulliste pur sucre, que Robert Bourgi rencontre Jacques Foccart. Le conseiller de De Gaulle et Pompidou fait entrer le jeune avocat dans son cercle. Il le présente à Jacques Chirac puis surtout, en 1978, au président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Robert Bourgi étoffe son carnet d’adresses, devient un conseiller important de l’Élysée et tisse des liens avec des chefs d’État comme le Gabonais Omar Bongo, dont il sera très proche. C’est même Robert Bourgi lui-même qui laisse filtrer dans la presse, la nouvelle de sa mort en 2009. Cet été-là, il pousse pour l’élection de son fils Ali. L’avocat collaborera plusieurs années avec le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin avant de se rapprocher de son rival Nicolas Sarkozy. Son entregent lui permet de rester un intermédiaire crucial entre le nouveau locataire de l’Élysée et les palais africains, au grand dam d’ailleurs des diplomates français. En 2011, il fait des révélations fracassantes parce qu’il veut, dit-il « une France propre, une France de la rupture » comme celle qu’incarnerait Nicolas Sarkozy. Il affirme que durant plus de vingt-cinq ans, les politiciens français ont été financés par les pays africains, notamment Jacques Chirac pour sa campagne présidentielle de 2002. Quant à François Fillon, Robert Bourgi se rapproche de lui en 2012. En novembre 2013, l’avocat contribue même à l’organisation de son voyage au Sénégal, puis en Côte d’Ivoire.

GC :
Le prince William et son épouse Kate, membres de la royauté britannique ont entamé leur première visite officielle en France.

CP :
Ils ont rencontré le président François Hollande à l’Élysée ; un entretien pour rappeler l’importance que la France attache à sa « relation de confiance et d’amitié » avec Londres. Rencontre symbolique au moment où la Grande-Bretagne s’apprête à quitter l’Union européenne.

GC :
Et cette découverte archéologique incroyable en Égypte.

CP :
Dans un quartier populaire de la capitale, une immense statue de plus de huit mètres de haut et vieille de trois mille a été sortie de terre, du sol. Il s’agit d’un buste d’un pharaon. Le lieu de la découverte donne des informations sur cette œuvre. Le quartier de Mattarya est situé sur l’ancienne cité d’Héliopolis. Reportage François Hume-Ferkatadji :

Le déplacement du buste de neuf tonnes et d’un morceau de tête du quartier informel de Mattarrya jusqu’au musée égyptien, au centre-ville, a bloqué la circulation du Caire une bonne partie de la matinée. Quelques heures plus tard, la mission d’archéologues égyptiens et allemands présentait leur découverte à une centaine de journalistes, ministres ou ambassadeurs. Docteur Tarek Tawfik, directeur du futur grand musée égyptien où la statue sera prochainement exposée. La statue représente très probablement le roi Psamtik 1er, de la vingt-sixième dynastie, c’est une découverte majeure parce que nous n’avons aucune autre statue colossale de ce roi, ou de cette dynastie donc c’est un grand évènement. L’égyptologue Dietrich Raue est à l’origine de la découverte, il raconte cette journée mémorable avec émotion. C’était un jour assez banal. On travaillait sur le site quand tout à coup, un des gars de l’équipe a dit « oups, il y a quelque chose de très gros, là », je ne savais pas ce que c’était. Peut-être des ordures ou quelque chose comme ça, mais c’était vraiment trop gros. Et c’est là qu’on a compris qu’on creusait juste sur le buste d’un roi.

CP :
C’était le reportage de François Hume-Ferkatadji pour cette découverte archéologique en Égypte. 20 h 10 temps universel.

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