#Français de l’actualité

Journal en français facile 16/12 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Juliette Jacquemin :
Merci d'écouter RFI, il est 21h ici à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de votre journal en français facile, avec vous, Sylvie Berruet. Bonsoir !

Sylvie Berruet :
Bonsoir Juliette, bonsoir à tous.

JJ :
A la une de l'actualité ce soir, les évacuations stoppées à Alep dans le nord de la Syrie. Plusieurs milliers de civils sont toujours bloqués à l'intérieur de la ville, alors que chaque camp accuse l'autre de ne pas respecter les conditions de l'évacuation.

SB :
Une nouvelle nomination qui fait polémique aux États-Unis : celle du futur ambassadeur américain en Israël. C'est un avocat connu, notamment, pour être favorable aux colonies. C'est un choix « irresponsable » d'après l'association juive américain J  STREET.

JJ :
Une nouvelle rencontre entre le premier ministre grec Alexis Tsipras et la chancelière allemande Angela Merkel, pour essayer d'avancer sur le problème de la dette grecque. C'était cet après-midi à Berlin.

SB :
Et puis la solution trouvée par la police péruvienne pour lutter contre la délinquance : certains policiers sont maintenant déguisés... En Père Noël, pour ne pas se faire repérer. Il faut dire qu'il y en a beaucoup dans les rues de Lima à l'approche des fêtes.

JJ :
La trêve à Alep, c'est le dernier espoir qu'il reste pour les innocents... Le président turc Recep Tayip Erdogan lance un appel pressant à tous les acteurs de la guerre en Syrie.

SB :
L'évacuation des civils, dans les quartiers rebelles d'Alep, a été suspendue ce matin, pour la deuxième fois, après plusieurs heures. Les dernières précisions avec Domitille Piron :

L'évacuation des civils de la zone assiégée a été suspendue vers 10h ce matin et chaque partie le justifie. Pour le régime syrien les rebelles n'ont pas respecté les accords en tentant d'amener avec eux des armes et des otages. D'après le Hezbollah libanais, soutien du régime d'Assad, l'évacuation est suspendue à cause de la situation à Foua et Kafraya, des milices pro-régime ont bloqué les routes à Alep-est pour faire pression sur les rebelles qui refusaient jusqu'à présent de faire évacuer les civils de ces deux villages chiites de la province d'Idlib, entre les mains des rebelles. Visiblement le front Fatah al cham a fini par accepter l'évacuation de Foua et Kafraya. Mais les évacuations d'Alep-est n'ont toujours pas repris. Le ministère russe de la Défense a dit que l'opération était terminée. Mais le régime Assad, l'opposition ainsi que la Turquie ont bien précisé que les évacuations étaient suspendues et non pas terminées. 50.000 personnes attendraient toujours à Alep est d'être évacuées. Par ailleurs, le dernier convoi qui est parti tôt ce matin, avec 400 personnes, a été arrêté par des milices chiites pro-régime, et sur Twitter des personnes racontent qu'ils ont été arrêtés, volés puis réacheminés vers Alep est et tous ne sont pas revenus, quatre hommes auraient été abattus et certains kidnappés par les miliciens.

JJ :
Et puis d'après l'ambassadrice américaine à l'ONU, Samantha Power, le conseil de sécurité des Nations unies pourrait voter la résolution française dès ce week-end... Un texte qui demande la mise en place d'observateurs internationaux pour vérifier le déroulement des évacuations à Alep. Le président Barack Obama appelle d'ailleurs ce soir à l'arrivée d'observateurs neutres.

SB :
Si l'ambassade américaine en Israel était déplacée à Jérusalem, cela détruirait le processus de paix... La mise en garde vient du secrétaire général de l'Organisation de la Libération de la Palestine.

JJ :
L'ambassade se trouve à Tel Aviv mais Donald Trump, pendant sa campagne, avait promis qu'il la déplacerait à Jérusalem... Il la reconnaîtrait ainsi comme capitale, alors que le statut de la ville est toujours en négociations entre Israéliens et Palestiniens. Alors aujourd'hui certains acteurs du processus de paix s'inquiètent.

SB :
Et la nomination du futur ambassadeur américain en Israël ne va pas les rassurer. Elle a été annoncée aujourd'hui par Donald Trump : c'est David Friedman qui a été choisi. Et il a des positions très tranchées sur le conflit israélo palestinien. Son portrait avec Anne Corpet :

Avocat  spécialiste des faillites, David Friedman, 57 ans, est un ami personnel de Donald Trump, qu'il a conseillé lorsque les casinos du milliardaire ont déposé le bilan. Il parle couramment hébreu, se décrit comme un amoureux inconditionnel d'Israël et estime que la construction des colonies dans les territoires occupés n'a rien d'illégal : une position en rupture complète avec la ligne politique américaine qui considère les colonies comme un obstacle à la paix. Dès l'annonce de sa nomination, David Friedman a affirmé avoir hâte de remplir sa mission à « Jérusalem » qu'il qualifie de « capitale éternelle d'Israël ». Pour obtenir le déménagement de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le prochain ambassadeur va s'appuyer sur une loi américaine de 1995. Le texte autorise le déménagement mais donne le droit au président américain de le reporter dans l'intérêt de la sécurité nationale, ce que tous les présidents américains ont toujours fait. David Friedman est aussi un opposant déclaré à la solution à deux États, défendue par la communauté internationale. Comme son ami Donald Trump, enfin, il n'est pas avare en déclarations choc...En juin dans une interview accordée à un média israélien il avait comparé les membres de l'association juive américaine de gauche J Street aux juifs qui coopéraient avec les nazis pendant l'holocauste.

JJ :
Un portrait signé Anne Corpet. Deux des villes italiennes les plus importantes sont rattrapées par les scandales de corruption : à Rome, la maire issue du mouvement populiste 5 étoiles, Virginia Raggi, a présenté ses excuses ce soir après l'arrestation du chef du personnel de la mairie. Il est soupçonné d'avoir reçu de l'argent donné par le dirigeant d'une entreprise immobilière.

SB :
Et puis à Milan, plus au nord, le maire de centre gauche annonce qu'il ne va plus exercer ses fonctions pendant quelques temps... Il est visé par une enquête, là encore pour corruption à propos de l'exposition universelle qui s'est déroulée à Milan l'an dernier.

JJ :
C'est la deuxième entrevue en deux jours entre les dirigeants grecs et allemands. Après le sommet européen d'hier, Alexis Tsipras a rencontré Angela Merkel aujourd'hui, à Berlin... Il était venu assister à un congrès des gauches européennes dans la capitale.

SB :
Au programme des discussions : la crise des réfugiés, les discussions sur une possible réunification de Chypre... Mais la question prioritaire, c'est encore et toujours la situation économique de la Grèce. À Berlin, Pascal Thibaut :

« Notre objectif est de guérir les blessures de la crise et d'aider tous ceux qui ont fait d'énormes sacrifices au nom de l'Europ ». Aux côtés d'Angela Merkel, Alexis Tsipras plaidé pour les mesures adoptées par son gouvernement en faveur notamment des retraités. Le premier ministre grec a mis en avant les progrès accomplis par son pays et évoqué une croissance de 2.7% l'an prochain et de plus de 3% en 2018. « La crise appartient définitivement au pass ». Mais les mesures adoptées cette semaine à Athènes n'ont pas été du goût de Berlin qui a plaidé pour la suspension du toilettage de la dette grecque. Un sujet qui suscite les réticences notamment de nombreux députés chrétiens-démocrates a fortiori à quelques mois des élections. Berlin estime que les mesures de ces derniers jours auraient dû être discutées avec les créanciers. Angela Merkel a évité d'aborder le sujet dans sa déclaration précédant son entretien avec Alexis Tsipras. La chancelière a souligné que l'Europe était compétente en la matière et que des décisions ne seraient pas prises à Berlin. Elle a toutefois affirmé : « Nous n'avons pas toujours des discussions faciles mais toujours sincères et franches ». Pascal Thibaut, Berlin, RFI.

SB :
Et toujours en Allemagne, un jeune garçon arrêté pour avoir voulu commettre un attentat. Un enfant qui n'a que 12 ans.

JJ :
D'après les autorités le garçon voulait faire exploser une bombe, sur un marché de Noël, dans le sud-ouest du pays, dans les jours qui viennent. Il a pu être commandé par un membre du groupe État islamique, selon la police.

SB :
Il fallait y penser : à Lima au Pérou, la police lutte régulièrement contre la délinquance avec des policiers en civils, sans uniformes.

JJ :
Jusque-là, rien d'anormal... Mais les autorités ont eu une idée : en cette période de Noël, elles ont déguisé les policiers... en Père Noël. La technique semble un peu grossière
mais elle est efficace : les arrestations se multiplient ces derniers temps à Lima. Éric Samson :

Devant les magasins, dans les marchés et les centres commerciaux, en cette époque de l’année, le Père Noel est littéralement partout. À Lima, certains pourtant ont troqués les elfes et les rennes pour des micros et des menottes. L'objectif de la police péruvienne est de surprendre les petits délinquants et trafiquants de drogue comme l'explique le colonel Jorge Angulo, chef de l'escadron Terna, au micro d'HispanTV : « Nous on peut se déguiser en n'importe quoi ou n'importe qui. Le Père Noël est un personnage spécial qui n'attire pas l'attention à cette époque de l'année mais bon nous pouvons nous transformer de bien des façons. L'un de nos agents déguisé a même pu forcer l'entrée de la maison de trafiquants de drogue. On ne veut pas que la population se sente menacée dans les endroits publics comme les marchés. C’est là où nous devons être présents, que ce soit en uniforme ou déguisés. » Jusqu’à présent, quatre trafiquants de pâte base de cocaïne ont été arrêtés au Nord de Lima, ainsi que plusieurs revendeurs de drogue dans le quartier de Comas et plusieurs suspects de racket. Plusieurs kilos de drogue ont été saisis. Moralité, si vous êtes à Lima avec de mauvaises intentions, méfiez des hommes corpulents et barbus tout de rouge vêtus.

JJ :
Et puis c'est la dernière journée de ligue 1 de football en France avant la trêve de noël : la dix-huitième journée commence aujourd'hui avec un match d'ouverture : Angers le 12 du championnat reçoit Nantes, le 19. Le match est commencé depuis plus de vingt minutes, et pour le moment 1 à 0 pour le FC Nantes.

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