#Français de l’actualité

Journal en français facile 16/05/2017 20h00 GMT

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RFI
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RFI

20H TU, 22H PARIS

CELINE PELLARIN

C'est l'heure de vous retrouver pour le journal en français facile. Bienvenue et merci d'être en notre compagnie. Sylvie Berruet est avec moi en studio. Bonsoir Sylvie.

SYLVIE BERRUET

Bonsoir Céline et bonsoir à tous.

CP

Dans cette édition le nouveau chef du gouvernement français n'a toujours pas de ministres. Une annonce décalée pour prendre plus de temps afin de vérifier les situations fiscales des candidats.

SB

Dans l'actualité également, Donald Trump provoque une nouvelle polémique. Il n'aurait pas su garder le secret sur des informations face à un ministre russe. On vous explique cette affaire dans quelques minutes

CP

Nous parlerons aussi de sécurité sur internet. Un adolescent démontre à des experts les dangers auxquels on peut être confronté avec nos appareils électroniques. Même ceux qui paraissent les plus innocents.

SB

En France, le nouveau président et son Premier ministre prennent leur temps pour annoncer le nouveau gouvernement.

CP

Cette annonce des ministres, ce sera finalement pour demain. Vingt-quatre heures supplémentaires pour vérifier que les candidats n'ont rien à cacher au niveau fiscal, qu'ils ont bien déclaré leurs impôts par exemple. A Matignon le bureau du Premier ministre comme à l'Elysée le palais présidentiel, on veut à tout prix éviter "les mauvaises surprises". Celles qui pourraient déstabiliser un ministre et tout le gouvernement. La priorité pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe c'est de former une équipe gouvernementale qui dure. Anissa el Jabri

Tout pour éviter un nouveau Thomas Thevenoud, secrétaire d’état neuf jours. Contraint à la démission en raison de retards de déclarations de revenus, sa désormais fameuse phobie administrative. Alors situation fiscale, potentiels conflits d’intérêt, le nouvel exécutif veut prendre le temps de tout passer au peigne fin. C’est en tout cas la raison officielle pour le retard pris. La recette pour équilibrer ce gouvernement est aussi plus compliquée que d’habitude : équilibre gauche droite, parité, société civile un tiers, ce sont les critères fixés de longue date. Avec un point clé : le nombre de ministères réservés à la droite. C’est une des conditions posées par les proches d’Alain Juppé et de Bruno Le Maire pour franchir le Rubicon : un premier ministre de leur camp certes mais aussi plusieurs portefeuilles et pas n’importe lesquels. Même si pour la Défense il se dit beaucoup que Jean Yves Le Drian pourrait rester. Et si à gauche le fidèle de la première heure, le maire de Lyon Gérard Collomb, pourrait aussi recevoir un portefeuille régalien.

SB

Aux Etats Unis, le président américain est accusé d'avoir trop parlé au ministre russe des Affaires étrangères.

CP

C'est le journal Washington Post qui révèle cette affaire. Cela se serait passé la semaine dernière à la Maison Blanche, la résidence présidentielle. Donald Trump aurait donné des informations confidentielles, qui devaient rester secrètes, au ministre russe. Pour son équipe, Donald Trump avec cette discussion n'a pas compromis la sécurité nationale. Cela veut dire qu’il n'a pas mis en danger la sécurité du pays. Mais les critiques politiques se multiplient, même parmi les Républicains, qui sont pourtant du même parti que le président Trump. Stéphanie Schuler.

Si de nombreux élus républicains défendent encore à demi-mot leur président, jugeant qu'il a le droit de partager toute information qui lui semble utile, classifiée ou non, plusieurs ténors du parti conservateur prennent leur distance avec Donald Trump. Le sénateur John McCain qualifie les révélations du Washington Post de "très troublantes". Pour son collègue Ben Sasse elles sont même "effrayantes". Le sénateur Bob Corker déplore "un manque de discipline qui crée le chaos" et qui fait que "la Maison Blanche se trouve désormais dans un tourbillon qui la tire vers le bas". La Républicaine Susan Collins, membre du Comité du Sénat sur le renseignement, va encore plus loin. Selon elle, l'attitude de Donald Trump risque de décourager à l'avenir les alliés américains qui voudraient partager des informations, pourtant vitales, pour la sécurité des Etats-Unis. De son côté, le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, demande une explication complète des faits de la part de l'administration. Et Mitch McConnel, chef de file des Républicains au Sénat, a du mal à cacher son agacement: "Avec un tout petit peu moins de drame à la Maison Blanche nous pourrions enfin faire avancer les choses et nous concentrer sur notre agenda" a-t-il déclaré.

CP

Stéphanie Schuller. Le président américain qui a reçu aujourd’hui,  le président turc. Cette fois-ci la discussion a dû rester très officielle. Pas de confidences comme ce fut peut-être le cas avec le ministre russe. Il faut dire que les deux pays, les Etats Unis et la Turquie ne sont pas d'accord sur le soutien à apporter aux milices kurdes qui combattent en Syrie. Donald Trump est pour, Recep Tayyip Erdogan est contre.

SB

Les Etats Unis lancent de nouvelles accusations contre le régime syrien.

CP

Washington affirme que Damas utilise un "crématorium". C’est-à-dire un four pour brûler les corps des défunts, utilisé par les autorités syriennes pour faire disparaître les cadavres de milliers de prisonniers assassinés ces dernières années. Le gouvernement de Bachar al Assad dément fermement, il dit que ce sont de fausses accusations. Les précisions de Daniel Vallot.

Ce sont des accusations très graves qui sont formulées par Washington à l'encontre du régime syrien. Selon l'administration américaine, Damas aurait procédé à la crémation de plusieurs milliers de corps d'opposants, dans un bâtiment adjacent à la prison de Saydnaya, située au nord de la capitale syrienne. Washington affirme se baser sur des photos prises par satellite et sur un rapport très complet publié en février dernier par Amnesty International. Dans ce rapport, l'ONG accusait le régime syrien d'avoir transformé cette prison en abattoir humain, sans évoquer pour autant l'existence, sur les lieux, d'un éventuel crématorium. Ce mardi, Damas a sans surprise rejeté les accusations formulées par l'administration américaine. "Ces allégations sont parfaitement infondées" et dignes "d'un scénario hollywoodien" a notamment déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères. A Paris, les autorités françaises, ont pour leur part, pris très au sérieux les révélations américaines. Et la France réclame une enquête internationale dans les meilleurs délais sur les accusations formulées par Washington à l’encontre de Damas.

SB

Daniel Vallot. Cette question Céline : est-ce que la Commission européenne peut décider seule d'un accord commercial?

CP

Et bien non Sylvie, c’est ce que répond la Cour de justice de l’Union Européenne. Ce qui est à l'origine de cette décision du tribunal européen, c'est un traité de libre-échange avec Singapour. Désormais, les accords de commerce de l'UE devront être validés par les parlementaires de chaque pays de l'Union. Pierre Benazet.

En 2013, la Commission européenne avait conclu avec Singapour, un traité de libre-échange « de nouvelle génération ». À l’instar des autres traités négociés depuis, il porte en effet non seulement sur les droits de douane et les échanges, mais aussi sur la propriété intellectuelle, les marchés publics ou les investissements. Et parmi les dispositions nouvelles désormais négociées pour ce type de traité, figurent aussi les différends entre les États et les investisseurs, c’est-à-dire ce pour quoi on avait imaginé de créer des tribunaux d’arbitrage spécifiques. Ce sont justement ces instances d’arbitrage qui ont d’ailleurs été au centre de la contestation menée à l’automne par la région belge de Wallonie contre l’accord commercial avec le Canada.
Auparavant, le mandat de négociation donné par les pays de l’Union européenne à la Commission était suffisant. Une fois l’accord conclu, c’était le parlement européen qui votait la ratification. La cour de justice de l’UE a décidé que les compétences sur cette question de l’arbitrage étaient partagées entre les états membres de l’UE et la Commission. Désormais, les parlements nationaux devront donc ratifier eux aussi. Les parlements nationaux ou régionaux d’ailleurs et il y en a pour l’instant trente-huit à consulter.

SB

Débarquer de force des passagers d'un avion, au Canada ce sera bientôt interdit. Le gouvernement d'Ottawa vient de proposer un projet de loi.

CP

Récemment, c'est aux Etats Unis que plusieurs scandales ont eu lieu. Des clients débarqués, c'est-à-dire descendu de force de l'avion. En cause, les compagnies aériennes qui font des surréservations. Elles proposent plus de tickets à la vente qu'il n'y a de places réellement dans l'avion, pour être sûr de remplir l'appareil. Mais quand tous les passagers se présentent à l'embarquement et bien certains, même s'ils ont payé leur billet sont obligés de sortir, parfois même brutalement. Une pratique qui sera bientôt de l'histoire ancienne au Canada.

SB

Et on vous a parlé ces derniers jours de cette attaque informatique qui a fait des centaines de milliers de victimes parmi les entreprises. Rançon, vol. Et bien le danger lié aux ordinateurs est pointé du doigt par un jeune garçon.

CP

A onze ans, Ruben Paul est un Américain qui est un petit génie de l'informatique et des intelligences artificielles. Celles que l'on retrouve dans les robots, nos téléphones et dans les jouets. Et ce jeune américain a démontré à des experts en sécurité qu'il pouvait transformer d'innocents jouets en armes. Il en a tout simplement pris le contrôle à distance, avec ses appareils électroniques. Ils pouvaient leur faire faire ce qu'il voulait. Il a notamment utilisé un ours en peluche électronique, il l'a transformé en récepteur de données. L'ours en peluche peut donc être utilisé pour commettre un cyber crime, un crime sur internet. Je rappelle que ce garçon a seulement onze ans. Et il se défend en informatique mais aussi dans la vie bien réelle, puisqu'il est déjà champion d'art martiaux, il est ceinture noire de Kung Fu Shaolin. Son but c'est de monter une association pour défendre les enfants et les adultes des dangers de la cyber-insécurité.

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