#Français de l’actualité

Journal en français facile 15/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard:
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris
Bonsoir, bienvenue, c’est le journal en français facile, que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio:
Bonsoir Florent, bonsoir à tous

FG :
À la une, Zéphyrin, les élections législatives aux Pays-Bas.

ZK :
Tous les bureaux de vote sont fermés, résultats attendus dans la soirée. On suivra tout particulièrement le score de Geert Wilders, le dirigeant d’extrême droite qui veut interdire l’islam dans son pays.

FG :
La Syrie entre aujourd’hui dans sa septième année de guerre civile. Deux attentats suicide ont eu lieu à Damas.

ZK :
Deux espions russes inculpés aux États-Unis : ils sont accusés d’avoir organisé le piratage informatique de Yahoo

FG :
Et puis le foot, rendez-vous dans quelques minutes avec notre envoyé spécial à Monaco. Les Monégasques doivent battre Manchester City avec deux buts d’écart pour se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

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ZK :
Les derniers bureaux de vote viennent de fermer aux Pays-Bas... Élections législatives très suivies partout en Europe, avec cette question : l’extrême droite va-t-elle finir en tête ?

FG :
Geert Wilders, le dirigeant nationaliste et xénophobe, qui veut interdire l’islam aux Pays-Bas, n’a aucune chance de former un gouvernement ; il n’a pas d’alliés parmi les 24 partis politiques en lice pour cette élection à la proportionnelle. Mais après l’élection de Donald Trump aux États-Unis, après la victoire du Brexit au Royaume-Uni, et les très bons sondages de Marine Le Pen en France, cette élection aux Pays-Bas est un indicateur de la montée des populismes. Notre envoyé spécial Christophe Paget s’est rendu à Almere, dans la banlieue nord d’Amsterdam, une ville où Geert Wilders est très populaire :

Nous sommes dans la gare centrale d’Almere. Sous la tente noire installée pour accueillir les bureaux de vote, Danny vérifie que tout se passe bien : « Jusqu’ici, nous avons eu du monde. Cette élection est très médiatisée, donc je pense qu’il y aura plus de votants que la dernière fois. » Drinkat a une cinquantaine d’années, elle vient de voter, plutôt pour les extrêmes : « Au début, je voulais voter Wilders parce que contrairement à ce que tout le monde pense, il dit aussi beaucoup de choses bonnes pour le pays, par exemple pour les personnes âgées. Là, j’ai voté pour un parti un peu plus moderne, celui de Thierry Baudet. Il était avec Wilders avant, mais il dit les choses de manière moins extrême que lui, de manière plus sympathique. De toute façon, tous les partis mentent, Mark Rutte est notre Premier ministre depuis des années, il n’a tenu aucune de ses promesses. » Bert est beaucoup plus enthousiaste. Ce retraité a voté pour le parti écologiste Vert-Gauche, du jeune Jesse Klaver, qui a le vent en poupe. « J’ai voté pour lui, parce que je vois que le pays change et se tourne vers l’extrême droite. Moi je suis de gauche. En fait, les Pays-Bas sont un pays riche, et Jesse Klaver a promis de redistribuer cette richesse de manière égale, ce qui n’est pas le cas actuellement. De plus, Klaver prend position pour l’environnement, contre le changement climatique, et c’est ce que j’aime chez lui. » Christophe Paget, Amsterdam, RFI.

FG :
Et à l’instant, les premiers résultats viennent de tomber. Premiers sondages sortis des urnes, ce ne sont pas des résultats définitifs. Le Premier ministre Marck Rutte arrive en tête avec 31 sièges sur 150, et Geert Wilders, le candidat de l’extrême droite, remporterait 19 sièges.

ZK :
Ces législatives, Florent, ont été marquées, ces derniers jours, par la tension entre les Pays-Bas et la Turquie, et le président turc Recep Tayyip Erdogan a encore relancé la polémique aujourd’hui.

FG :
Il a accusé les Pays-Bas d’avoir tué 8000 musulmans lors du massacre de Srebrenica, pendant la guerre de Bosnie, dans les années 90. Allusion aux Casques bleus néerlandais qui avaient assisté impuissants au massacre.

ZK :
Et puis des partisans du président Erdogan se sont livrés aujourd’hui à des cyberattaques, des attaques informatiques.

FG :
De nombreux comptes Twitter ont été piratés en Europe : les comptes d’Amnesty International ou encore en France du ministère des Finances. Avec des messages accusant l’Europe de nazisme, une des expressions favorites de Recep Tayyip Erdogan en ce moment...

ZK :
Cyberattaques toujours : les États-Unis inculpent 4 personnes, dont deux espions russes.

FG :
Les faits remontent à 2014 : le géant Yahoo avait été piraté, 500 millions de comptes Yahoo au total. Selon la justice américaine, deux hackers, deux pirates informatiques, ont été payés par deux agents secrets russes pour mener à bien ces attaques. Romain Lemaresquier :

C’est la première fois dans l’histoire des relations entre les États-Unis et la Russie que des membres des autorités russes sont poursuivis dans une affaire de cybercriminalité par la justice américaine. Deux membres du FSB, les renseignements russes, sont poursuivis pour avoir « protégé, dirigé, facilité et payé des pirates informatiques criminels », selon le ministère américain de la Justice, et ce afin de mener des cyberattaques aux États-Unis et dans d’autres pays. Deux hackers sont également poursuivis, l’un russe, l’autre ayant la double nationalité canadienne et kazakhe. Cette affaire, révélée seulement l’année dernière, soit deux ans après les faits, avait fait grand bruit. Il n’y a pas que des Américains qui étaient visés, des responsables russes ont également vu leur compte piraté. Une cyberattaque qui ne s’est pas cantonnée aux comptes mails, mais qui s’est également étendue aux comptes d’autres activités gérées par Yahoo, comme par exemple Flickr. Par ailleurs, cette affaire a engendré un manque à gagner pour les actionnaires de Yahoo racheté l’année dernière par Verizon. Selon différents experts interrogés par la presse américaine, Yahoo a perdu de sa valeur suite à la divulgation de cette cyberattaque. Une affaire qui risque de tendre les relations entre Washington et le Kremlin même si pour l’instant Moscou n’a toujours pas réagi.

ZK :
À l’écoute de RFI, il est 21 heures et 6 minutes ici à Paris. Direction la Syrie, avec un triste anniversaire, tristement marqué par un double attentat à Damas

FG :
il y a 6 ans jour pour jour, la guerre civile éclatait en Syrie. Et aujourd’hui, à Damas, deux attentats suicide ont visé le plais de justice et un restaurant. Au moins 32 morts et une centaine de blessés.

ZK :
Et puis une petite note d’espoir quand même à signaler : quatre villes coupées du monde ont reçu aujourd’hui une aide humanitaire d’urgence.

FG :
Deux de ces villes sont assiégées par le régime de Bachar al-Assad, deux autres par des djihadistes. Aucun convoi humanitaire n’avait pu passer depuis le mois de novembre, en dépit d’une vingtaine de demandes déposées par la Croix rouge internationale. Finalement, 60 000 habitants au total ont pu recevoir une première aide, mais bien insuffisante, comme l’explique Ingy Sedky, la porte-parole du CICR en Syrie.

« Ils n’ont rien à manger, pas de fruits, de légumes, de lait ni aucune sorte de viande, ils sont privés de ces apports nutritionnels. Et ils dépendent entièrement de la nourriture que nous arrivons à leur faire parvenir. Mais ça ne suffit pas du tout évidemment. Les gens sont pâles, extrêmement pâles, ils n’ont pas de fuel pour se chauffer, ni même de quoi faire cuire ce que nous leur apportons. Certains m’ont raconté que pour faire cuire le riz ils le mettaient à tremper dans de l’eau et ils le laissaient sous le soleil, jusqu’à ce qu’il soit assez tendre pour être mangeable. Pour le chauffage c’est pareil, des femmes m’expliquaient que pour donner un peu de chaleur à leurs les enfants, elles devaient brûler leurs vieux vêtements et leurs meubles. La situation humanitaire ne fait qu’empirer, vraiment. Et ce n’est pas une livraison comme celle-ci qui va résoudre le problème, non, il faut absolument que de l’aide parvienne plus souvent à ces villes et que les organisations humanitaires y aient accès de façon régulière. »

FG :
La porte-parole du CICR jointe au téléphone par Daniel Vallot.

ZK :
Et on passe au foot, en Europe, avec les derniers huitièmes de finale retour de la Ligue des champions, Florent

FG :
L’Atletico de Madrid reçoit le Bayer Leverkusen, et Monaco accueille Manchester City, les Monégasques, battus 5 à 3 à l’aller, doivent impérativement l’emporter avec deux buts d’écart. Le match a commencé il y a une vingtaine de minutes, et nous retrouvons tout de suite Thomas de Saint-Léger, en direct du stade Louis II de Monaco. Thomas, où en est-on ?

Direct, transcription indisponible.

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