#Français de l’actualité

Journal en français facile 14/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard:
Merci d’écouter Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris
Bonsoir, bienvenue, c’est le journal en français facile, que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio:
Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG :
C’est désormais officiel : François Fillon est mis en examen, une première dans l’histoire de la présidentielle française. Le candidat de la droite a refusé de répondre aux questions des juges.

ZK :
 La présidentielle et les affaires : une enquête préliminaire ouverte sur l’organisation d’un déplacement d’Emmanuel Macron quand il était ministre. Cette enquête vise le ministère de l’Économie, mais pas Emmanuel Macron lui-même.

FG :
Le Royaume-Uni au lendemain du vote du parlement sur le Brexit : la Première ministre Theresa May a désormais les mains libres, et elle confirme qu’elle déclenchera la sortie de l’Union européenne avant la fin du mois.

ZK :
 Enfin tempête de neige aux États-Unis : école fermées, des milliers de vols annulés dans les aéroports : du jamais-vu à quelques jours du printemps.

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ZK :
 François Fillon entre donc dans l’histoire : il est le premier candidat à la présidentielle française mis en examen.

FG :
C’est même une quadruple mise en examen pour le candidat de la droite : les juges lui ont signifié 4 chefs d’inculpation au total, notamment pour détournement de fonds publics. En cause, vous le savez, les emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants. François Fillon a été convoqué chez les juges un jour plus tôt que prévu. Il a refusé de répondre à leurs questions, et il s’est contenté de leur lire une déclaration. Il répète que sa femme a bien travaillé. Le 26 janvier dernier, au lendemain des premières révélations du Canard enchaîné, François Fillon avait annoncé à la télévision qu’il retirerait sa candidature si son « honneur était en jeu », s’il était « mis en examen ». François Fillon est bien mis en examen, mais il reste candidat.

ZK :
 Autre affaire dans cette campagne présidentielle, celle qui concerne cette fois Emmanuel Macron, d’une manière indirecte.

FG :
Une enquête préliminaire est ouverte pour favoritisme à propos d’un déplacement d’Emmanuel Macron à Las Vegas aux États-Unis en janvier 2016, quand il était encore ministre de l’Économie. L’enquête ne concerne pas directement Emmanuel Macron, mais un organisme lié au ministère de l’Économie, qui avait confié à l’agence Havas l’organisation d’une soirée dans un hôtel de Las Vegas, sans passer d’appel d’offres. Les explications d’Olivier Chermann :

Le candidat Emmanuel Macron n’est pas directement visé, mais la nouvelle n’en est pas moins mauvaise pour sa campagne présidentielle. Une enquête préliminaire a donc été ouverte par le parquet de Paris pour favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas à laquelle a participé le candidat lorsqu’il était ministre de l’Économie. Cet événement, organisé le 6 janvier 2016, n’aurait pas été soumis à appel d’offres. L’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné avait déjà révélé dans son édition du 8 mars que l’Inspection générale des finances soupçonnait un délit de favoritisme concernant l’organisation de cette soirée. Le parquet a été saisi ce même jour. À Las Vegas, l’année dernière, lors de ce grand salon mondial de l’innovation technologique, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up françaises. La soirée aurait coûté plus de 380 000 euros, montée en urgence et confiée au géant Havas. L’entourage d’Emmanuel Macron s’est empressé de dire qu’il ne s’agit pas du tout d’une affaire Macron puisqu’à l’époque le choix du prestataire n’incombait aucunement au ministre ou à son cabinet.

ZK :
 Un dernier mot dans cette campagne présidentielle : Manuel Valls revient sur sa parole.

FG :
Effectivement, le perdant de la primaire socialiste ne parrainera pas Benoit Hamon : « Je ne pourrais pas supporter autant de contradictions », se justifie l’ancien premier ministre. Il s’était pourtant engagé, comme tous les candidats de la primaire, à soutenir le vainqueur. Réaction ce soir de Benoit Hamon : « Sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils trahis. »

ZK :
 Au Royaume-Uni, à présent, le compte à rebours est lancé : le déclenchement du Brexit n’est plus qu’une question de jours.

FG :
Hier, le parlement britannique a donné son feu vert au gouvernement pour qu’il lance la procédure de sortie de l’Union européenne. Et aujourd’hui, devant les députés, la Première ministre Theresa May l’a confirmé : elle lancera officiellement le Brexit avant la fin du mois.

« Je reviendrai devant le Parlement avant la fin du mois afin de signifier le déclencher formellement l’Article 50 et de débuter le processus du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ce sera le moment décisif pour notre pays tout entier. Nous commencerons à forger de nouvelles relations avec l’Europe et un nouveau rôle dans le monde pour nous-mêmes. Nous allons devenir un pays fort, géré par lui-même. Les nouvelles relations que nous négocierons avec l’UE s’appliqueront au Royaume-Uni tout entier. C’est pourquoi nous avons coopéré étroitement avec les administrations concernées, y compris avec le gouvernement écossais. Nous avons écouté leurs propositions et identifié de nombreux domaines où nous avons des positions communes, comme la protection des droits des travailleurs ou la lutte contre le crime et le terrorisme. C’est le moment de réunir notre pays, de respecter la volonté du peuple britannique, et de lui assurer un avenir plus brillant dans une Grande-Bretagne meilleure. Je recommande cette position à la Chambre. »

FG :
La Première ministre britannique Theresa May.

ZK :
 Aux Pays-Bas, dernier jour de campagne avant les législatives, demain.

FG :
Avec un dernier débat organisé entre les principaux partis politiques. Au total, 28 partis sont en lice – sont candidats –, c’est un record. Et selon un sondage, 60 % des Néerlandais ne savent pas encore pour qui ils vont voter, et s’ils vont voter.

ZK :
 Un anniversaire, à présent, Florent : la guerre en Syrie entre dans sa septième année ce mercredi.

FG :
Quelques chiffres pour résumer, si l’on peut, ce conflit : plus de 320 000 morts, 460 000 même en comptants les disparus. Six millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Près de 5 millions de réfugiés hors des frontières syriennes. Selon des experts, l’économie syrienne est aussi revenue 30 ans en arrière.

ZK :
 Et puis un dernier chiffre, Florent : 92 000 personnes sont détenues dans les prisons du régime de Bachar al-Assad, très souvent victimes de tortures et de mauvais traitement.

FG :
Et le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein a appelé aujourd’hui à la libération de ces prisonniers. Et il a demandé que les responsables soient traduits en justice :

« Aujourd’hui, d’une certaine manière, l’ensemble du pays est devenu une salle de torture, un lieu d’horreur et d’injustice absolue. Le conflit qui entre dans sa 7e année est la pire catastrophe provoquée par l’homme depuis la Seconde Guerre mondiale. Et malgré les appels désespérés de la population d’Alep l’an dernier, cela n’a eu aucune ou que très peu d’influence sur les leaders du monde pour mettre fin au combat. Les atrocités infligées par l’organisation État islamique à la communauté yézidie, comme les enlèvements et la vente comme esclaves sexuelles de jeunes filles et de femmes, n’ont pas provoqué de réaction décisive pour que des comptes soient rendus. Et les veto successifs ont sans cesse repoussé les espoirs de mettre fin à ce carnage et de renvoyer les auteurs présumés de crimes internationaux devant la cour pénale internationale. »

FG :
Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

ZK :
 Direction les États-Unis, la côte est des États-Unis, avec une tempête de neige à quelques jours du printemps.

FG :
Oui, les Américains sont déjà passés à l’heure d’été, mais à New York ou Washington, c’est plutôt neige, vent glacial et verglas. RFI Washington, Anne-Marie Capomaccio :

Après un hiver particulièrement doux, la côte Est des États-Unis avait un air de printemps, et Washington était prête pour le festival des cerisiers en fleurs sur les bords du Potomac. C’était sans compter avec la tempête Stella qui s’est abattue la nuit dernière sur toute la région, de la Caroline du Nord au Maine. Des chutes de neige glacée qui bloquent les routes, et empêchent les avions de décoller. Plus de 6 000 vols ont été annulés. La chancelière allemande, Angela Merkel a dû reporter son voyage à Washington jusqu’à vendredi. Les écoles sont fermées car de nombreuses routes sont impraticables. Les transports en commun fonctionnent peu ou mal, malgré le passage des chasse-neige la nuit dernière. Les employés non essentiels ont été priés de rester chez eux afin de ne pas provoquer d’accidents et noyer les services d’urgence. Ces phénomènes climatiques sont habituels au cœur de l’hiver, mais c’est beaucoup plus rare à l’approche du printemps. Le nord-est des États-Unis est donc bloqué pour deux jours, car la météo prévoit pour demain un blizzard, qui va encore faire baisser les températures déjà glaciales. Anne-Marie Capomaccio, Washington, RFI.

FG :
Et c’est ainsi que se termine ce journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio.

ZK :
 Merci Florent Guignard.

FG :
Ce journal, vous pouvez le retrouver sur le site RFI Savoirs. Très bonne soirée à tous.

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