#Français de l’actualité

Journal en français facile 13/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard :
Merci d’écouter Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris
Bonsoir, bienvenue, c'est le journal en français facile, que je vous présente en compagnie de Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio:
Bonsoir Florent, bonsoir à tous

FG :
Au sommaire, l’Écosse relance la question de son indépendance, alors que les députés britanniques viennent de voter la loi sur le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne

ZK :
Aux États-Unis, Donald Trump empêtré dans ses accusations d’espionnage à l’encontre de Barack Obama. Une de ses conseillères reconnait ne pas avoir de preuve.

FG :
Enfin, François Fillon a détaillé son programme présidentiel, au lendemain d’une nouvelle polémique, cette fois sur ses costumes très chers payés, et deux jours avant sa probable mise en examen.

------

ZK :
Et l’Écosse brandit de nouveau la menace de son indépendance.

FG :
L’Écosse, qui fait partie du Royaume-Uni, a son propre gouvernement, son propre parlement, et aujourd’hui, la Première ministre écossaise a annoncé qu’elle allait demander la semaine prochaine aux députés l’autorisation d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance. Il y a deux ans, les Ecossais avaient voté contre l’indépendance, et donc contre l’éclatement du Royaume-Uni, mais depuis, il y a eu le Brexit, et dans leur majorité, les Écossais eux veulent rester dans l’Union européenne. On écoute la Première ministre Nicola Sturgeon

« Je prendrai des mesures nécessaires afin de garantir que l’Écosse aura le choix à la fin de ce processus : soit de suivre le Royaume-Uni dans un Brexit dur, soit de devenir un pays indépendant, capable d’assurer un vrai partenariat d’égal à égal avec le reste du Royaume-Uni et de tisser notre propre lien avec l’Europe. Il ne fait aucun doute que le gouvernement écossais ait été mandaté pour offrir ce choix. L’an dernier, nous avons été élus avec le plus grand score jamais atteint par un parti politique dans l’histoire des parlements régionaux au Royaume-Uni. Et nous avons été élus sur la proposition suivante : le parlement écossais devrait avoir le droit d’organiser un nouveau référendum si les circonstances qui prévalaient en 2014 changeaient de manière significative, comme le fait de sortir l’Écosse de l’Union européenne contre son gré. Ces conditions sont désormais réunies. La semaine prochaine, je demanderai donc au Parlement écossais de m’autoriser à trouver un accord avec le gouvernement britannique pour lancer la procédure qui permettra au Parlement écossais de légiférer sur un référendum d’indépendance. »

FG :
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

ZK :
Le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, se précise.

FG :
Oui, les députés britanniques viennent de voter le projet de loi qui autorise le gouvernement de Londres à enclencher le fameux article 50 du Traité européen de Lisbonne, qui donnera le départ de l’Union européenne. Le texte retourne à présent devant l’autre assemblée du parlement britannique, la Chambre des Lords, qui doit l’examiner ce soir.

ZK :
On reste en Europe, Florent, avec les tensions entre la Turquie et plusieurs pays de l’Union européenne

FG :
Ces tensions, elles sont liées à la campagne pour le référendum constitutionnel en Turquie, qui aura lieu dans un mois, et qui doit renforcer considérablement, énormément, les pouvoirs du président. Après plusieurs réunions publiques annulées en Allemagne, c’est aux Pays-Bas que l’affaire a pris un nouveau tournant : le gouvernement néerlandais a empêché deux ministres turcs de venir faire campagne dans le pays, alors que les élections législatives ont lieu mercredi aux Pays-Bas. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé des « méthodes nazies »... Mais qu’en pense la population turque, qui vit aux Pays-Bas ? Notre envoyé spécial à Amsterdam Christophe Paget s’est rendu dans un quartier où vivent deux importantes communautés, turque et marocaine. Janson est originaire de Turquie, et elle travaille comme serveuse dans un café.

« Je pense qu’ils ont été traités de manière discriminatoire. C’est un pays libre, les Pays-Bas, pourquoi ce n’est pas possible pour quelqu’un du gouvernement turc de venir ? Ici ils ne nous aiment pas, ils pensent que nous sommes des terroristes, ils veulent que nous partions, mais c’est un pays libre et démocratique. La manifestation d’hier a commencé ici, dans ce quartier, et il n’y avait pas seulement des Turcs, mais aussi des Marocains, parce que ce n’est pas seulement à propos des Turcs, mais aussi de la religion et de la manière dont on considère la religion ici aux Pays-Bas. Cela n’a pas juste commencé avec cette élection. Geert Wilders, le chef du parti d’extrême-droite, devient depuis longtemps de plus en plus populaire. Et je ne comprends pas : lui-même il a des racines indonésiennes. Pourquoi se comporte-t-il ainsi avec nous ? Je suis née ici, je suis une autochtone et mes racines sont turques. Il n’a pas le droit de me considérer comme une terroriste à cause de ces racines. Je vais voter Denk, le parti créé par des migrants pour les migrants. Je me retrouve en eux, ils parlent de choses que beaucoup de Turcs, de Marocains et de musulmans ressentent ici aux Pays-Bas. Je pense qu’ils vont bien me représenter, et grâce à Denk nous aurons une voix au gouvernement. Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec la manière dont les Pays-Bas traitent cette situation vont voter Denk. »

FG :
Voilà, le témoignage de cette habitante d’origine turque aux Pays-Bas, au micro de Christophe Paget. Et ce soir, le président Edogan accuse de nouveau la chancelière allemande Angela Merkel de soutenir les terroristes.

ZK :
Angela Merkel qui reporte sa visite aux États-Unis.

FG :
Elle devait rencontrer Donald Trump demain mardi à la Maison-Blanche. Finalement, ce ne sera pas avant vendredi, en raison des tempêtes de neige qui sont annoncées sur la côte Est des États-Unis.

ZK :
Aux États-Unis, on y reste, avec les accusations d’espionnage lancé par Donald Trump contre Barack Obama. 

FG :
Le président des États-Unis, un matin, sur Twitter, avait accusé Barack Obama d’avoir placé ses téléphones sur écoute. Sans apporter la moindre preuve. Alors qu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place, la Maison-Blanche doit fournir des preuves d’ici ce soir. Mais même les conseillers de Donald Trump sont gênés par cette affaire. RFI Washington, Anne-Marie Capomaccio :

Qu’ils soient démocrates ou républicains, les parlementaires sont outrés par l’affaire des écoutes de la tour Trump. Une affaire qui a son origine dans un tweet rageur du président un samedi matin. La plupart n’accordent aucune crédibilité aux allégations de Donald Trump, l’équipe de Barack Obama a démenti, mais les élus ne veulent pas s’arrêter là. La commission du renseignement demande officiellement, à la Maison-Blanche, les preuves de ces accusations. Les conseillers du président sont de plus en plus gênés, lorsqu’ils sont interrogés sur le sujet, comme Kellyanne Conway. « Bien entendu, je n’ai aucune preuve de ces allégations. Et mes réponses n’ont rien à voir avec que le président a dit la semaine dernière. C’est pour ça que nous avons une enquête parlementaire. Le directeur du FBI a demandé au ministère de la Justice de s’exprimer, mais celui-ci ne l’a pas fait ! Et vous savez très bien qu’on peut être espionné désormais à travers notre micro – ondes ou notre téléviseur… » Le problème de cette affaire est que l’un des deux présidents en sortira blessé. Si l’accusation était validée, l’affaire serait extrêmement grave pour Barack Obama. Si ce sont des allégations sans fondement, c’est la crédibilité de Donald Trump qui serait entamée. Même aux yeux de son propre parti, dont les élus sont de plus en plus nombreux à le presser de faire la lumière sur cette affaire. Anne-Marie Capomaccio, Washington, RFI

ZK :
RFI, 21 heures et 8 minutes ici à Paris. La campagne présidentielle en France, à présent. François Fillon présentait aujourd’hui son projet

FG :
Pas de nouveauté : fin des 35 heures de travail hebdomadaire, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires. François Fillon cherchait à se relancer, deux jours avant sa convocation devant les juges, pour une probable mise en examen, et après la nouvelle polémique sur ses très chers costumes payés par un ami. Julien Chavanne.

Pas de questions sur le sujet à la fin de déclaration de François Fillon. Il faut dire que le candidat a déjà répondu aux journalistes plus tôt ce matin sur Europe 1 : il a dénoncé une « intrusion dans sa vie privée », une « chasse à l’homme ». Pour l’instant, aucune enquête n’est ouverte sur ces informations. Mais le mal est fait. François Fillon est épinglé dans une histoire de costume de luxe, avec des tarifs très élevés. Aujourd’hui, il espérait remettre son projet au cœur de la campagne. Mais il n’a pas échappé aux interrogations sur sa probable mise en examen, mercredi, avec toujours la même réponse : « Il n’y a qu’une chose qui compte, c’est la volonté du peuple ». Pas de grandes nouveautés dans son programme, mais des ajustements : le taux intermédiaire de TVA reste finalement inchangé. Il a également promis un « gouvernement commando » de 15 membres qui seront mis à la porte s’ils n’atteignent pas leurs objectifs. Tous devront signer un « code de conduite ». Objectif : « prévenir les conflits d’intérêts et la bonne utilisation des moyens publique ». Deux sujets qui empoisonnent justement la campagne du candidat...

FG :
C’est la fin de ce journal en français facile, que vous pouvez retrouver sur le site RFI Savoirs. Merci Zéphyrin Kouadio.

ZK :
Merci Florent Guignard

FG :
Très bonne soirée à tous, et à demain.

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