#Français de l’actualité

Journal en français facile 12/07/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonjour et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonjour Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : À la Une, la réaction de Donald Trump à l'intervention de son fils en pleine campagne électorale. Donald Trump Junior a tenté d'avoir des informations sur la candidate démocrate, par à une avocate russe.

ZK : La condamnation de l'ancien président brésilien Lula à plus de 9 ans de prison. Il est reconnu coupable de corruption.

MC : L'Italie appelle à l'aide l’Allemagne et la France à l'aide face à l'arrivée massive de migrants. Les trois pays se sont réunis en marge d'un sommet international.

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MC : Donald Trump défend son fils, mais du bout des lèvres, de façon très rapide.

ZK : Donald Trump Junior, qui a avoué avoir rencontré une avocate russe, en pleine campagne électorale, pour avoir des informations sur Hillary Clinton. Il n'en a finalement pas obtenu. Grégoire Pourtier, notre correspondant à New York, nous explique comment Donald Trump a réagi aujourd'hui à cette affaire très gênante.

Sur les soupçons de collusion de son fils avec la Russie, Donald Trump se contente vraiment du service minimum, d'autant que son emploi du temps est ainsi fait qu'il n'a pas eu à apparaître publiquement depuis son retour du G20, le week-end dernier, au moment où sortaient les premières révélations. Hier, sa porte-parole lui a toutefois attribué une seule phrase, officielle déroutante : « Mon fils est une personne de grande qualité et j'applaudis sa transparence. » Plus étonnant, le président américain élude aussi la polémique sur les réseaux sociaux, où il continue pourtant de taper sur ses adversaires. Hier soir, il a recommandé de regarder l'interview de son fils par un animateur bienveillant, et il a salué la performance télévisée ce matin. Bref, rien sur le fond, le président américain répète qu'il est victime de la plus grande chasse aux sorcières de l'histoire politique. Reste que les soupçons de scandales empoisonnent forcément Donald Trump, qui profiterait de son agenda léger pour en scruter les moindres évolutions. L'ambiance autour de lui serait délétère, le Bureau ovale en état de siège. Sur ces points, le président a répondu en substance par tweet. « Tout fonctionne parfaitement à la Maison-Blanche, nous sommes concentrés sur les réformes à passer, j'ai très peu de temps pour regarder la télévision ». Grégoire Pourtier, New York, RFI.

MC : L'ancien président brésilien Lula a été condamné à 9 ans et 6 mois de prison pour corruption, et blanchiment d'argent. Il a été reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent d'une entreprise, en échange de contrats avec la société pétrolière Petrobras. Luis Iniacio Lula da Silva reste en liberté jusqu'à son procès en appel. Il y aura donc un nouveau procès pour l'ex-président.

ZK : Les Nations Unies annoncent la découverte d'une nouvelle fosse commune, au Kasaï, dans le centre de la République Démocratique du Congo. Au total, au moins 80 séries de corps enterrés ont été retrouvées dans cette région où l'armée lutte contre le groupe Kamwina Nsappu.

MC : La RDC où un journaliste de la radio-télévision d'État a été assassiné à Bunia, dans le nord-est du pays. Les journalistes de la province de l'Ituri ont donc décidé d'arrêter le travail et de se rendre au gouvernorat, la direction de la province. On leur a promis une enquête sérieuse.

ZK : Sept pays membres de l'Union européenne et six pays de la région des Balkans sont réunis à Trieste en Italie. C'est la 4e réunion de ce genre, pour préparer les six pays des Balkans à leur entrée future dans l'Union européenne.

MC : Juste avant ce sommet, cette réunion internationale, l’Allemagne, la France et l’Italie se sont retrouvés pour parler d'un sujet qui leur est commun, Juliette Gheerbrant.

La réunion s'est tenue sur un bateau. Tout un symbole alors que l’Italie ne cesse d’appeler à l’aide ses partenaires européens pour accueillir le nombre croissant de migrants qui traversent la Méditerranée depuis la Libye. Le président français a exprimé sa solidarité envers l’Italie. « La France n’a pas toujours pris sa part », a-t-il glissé, annonçant au passage une accélération des relocalisations, c’est-à-dire l’accueil en France de personnes ayant obtenu le statut de réfugiés en Italie et en Grèce. Mais Emmanuel Macron a aussi dénoncé « la confusion généralisée entre réfugiés, combattants pour la liberté et migrants économiques. Ces derniers n’ayant pas vocation à être accueillis sans restriction. » Le président français a aussi parlé développement. Il a annoncé qu’il souhaitait associer l’Italie à l’alliance pour le Sahel, récemment discutée à Bamako. Enfin, l’objectif de cette rencontre entre la France, l’Allemagne et l’Italie était aussi d’avancer sur la refondation du projet européen qui a besoin d’une nouvelle impulsion. Une impulsion que seuls les pays fondateurs peuvent lui donner, selon le président Macron, qui invite toutefois ceux qui le souhaitent à y participer. En filigrane, c’est donc un nouvel appel à l’Union européenne dotée d’un noyau dur qui devra tenir le gouvernail.

MC : Toujours à propos d'immigration, Édouard Philippe avoue que la France ne fait tout ce qu'il faut à l'arrivée d'étrangers. Le Premier ministre français a présenté des mesures aujourd'hui. 12 500 places d'accueil seront créées d'ici deux ans. Et l'examen de la demande d'asile, le droit de rester sur le sol français, prendra 6 mois au lieu de 14. Le chef de gouvernement précise que ceux qui n'obtiendront pas le droit d'asile devront quitter la France.

ZK : Google ne devra pas payer plus d'un milliard d'euros à la France. La justice française a donné raison au groupe américain qui protestait contre un redressement fiscal, c'est-à-dire une sanction pour ne pas avoir payé ses impôts. La juge pense que Google n'a pas à payer des impôts en France, car le groupe vend de la publicité sur le marché français, mais grâce à une filiale en Irlande.

MC : Paris et Los Angeles ont maintenant deux mois pour discuter et décider quelle ville accueillera quels jeux olympiques; 2024 ou 2028. C'est la décision qui a été prise hier à Lausanne, en Suisse par les membres du Comité international olympique.

ZK : Avant de quitter la ville, le Comité a visité les stands de Paris et Los Angeles, des lieux de présentation où chacune a exposé l'univers qu'elle imaginait pour les jeux. Christophe Diremszian les a aussi découverts.

Paris 2024, on s’y sent comme chez soi. Bienvenue dans un appartement décoré d’objets symboles de l’olympisme français. Un buste de Pierre de Coubertin fait le signe du logo de la candidature, deux écrans géants reproduisent une vue imprenable sur la capitale. Il y a aussi cette médaille originale pensée par les athlètes. L’ancienne basketteuse, Emmeline Ndongue : « Une médaille, on n’est à qu’une seule. Les coaches, la famille, les amis, tous ceux qui font qu’on est sur cette marche-là, ils ont des souvenirs à partager avec nous, mais il n’y a rien de physique, du coup ils se sont dits "on aurait envie de la partager cette médaille-là" et ils ont eu l’idée de cette médaille. Et en fait, on peut partager cette médaille donc c’est un peu ce qui représente tout le chemin qui nous a amené jusqu’au podium ». Deux portes plus loin, changement d’univers, avec le Los Angeles futuriste qui met l’accent sur la réaliste virtuelle. Casque sur les yeux, visitez le parc et le village olympique et tentez de viser juste au tir à l’arc avec la démonstratrice Elaine Ash : « L'expérience de tir à l'arc virtuel se veut un moyen de familiariser les gens avec des sports qu'ils n'ont jamais pratiqués et les intéresser à ces sports moins populaires. Ça attire bien les enfants, car ça devient une technologie de plus en plus prisée par les jeux vidéo. » Le charme parisien contre la modernité californienne, deux visions des jeux bien reflétées. Sans oublier côté américain, la petite touche commerciale avec un présentoir de sucreries de marque qui a eu un franc succès. Christophe Diremszian, Lausanne, RFI.

ZK : En France, le Conseil d'État demande au gouvernement français de faire plus pour lutter contre la pollution. Cette juridiction, la plus importante dans l'administration, pense que la France ne va pas assez loin contre le dioxyde d'azote et les particules fines, des éléments produits surtout par les transports.

MC : Des arbres désormais protégés en Roumanie. Une forêt de hêtres, un arbre qui pousse uniquement en Europe, a été inscrite sur la liste du Patrimoine mondiale de l'humanité.

ZK : Cela veut dire que cette forêt, de la région des Carpates, ne pourra pas être volontairement détruite. Les mêmes hêtres sont déjà protégés dans d'autres pays. Les précisions de Benjamin Ribout, notre correspondant à Bucarest.

Le comité Unesco, réuni à Cracovie en Pologne depuis début juillet, a étendu le réseau européen des « forêts primaires de hêtres des Carpates et d'autres régions d'Europe ». Celui-ci couvre au total douze pays, dont la Roumanie qui voit 24.000 hectares de ses forêts vierges de hêtres intégrer le Patrimoine mondial de l'humanité. Réparties dans 8 régions différentes, ces forêts rejoignent la réserve de biosphère du delta du Danube, dans le sud-est du pays, seul autre patrimoine naturel roumain à bénéficier de la classification Unesco. Ce statut spécial pourrait limiter les dégâts commis par l'industrie du bois. Particulièrement touchée par les déforestations illégales, la Roumanie a perdu des centaines de milliers d'hectares de forêts ces dernières années. Mais le pays prend peu à peu conscience du potentiel environnemental et touristique de son patrimoine naturel. Le nombre d'amendes distribuées est en augmentation et l'opinion publique a pris à de multiples reprises position sur le sujet. Autre motif de satisfaction : plusieurs chaînes de magasins avaient annoncé il y a quelques mois ne plus vouloir travailler avec le numéro un du bois en Roumanie, l'Autrichien Schweighofer, accusé de déboisement illégal et souffrant d'une piètre image dans le pays. Benjamin Ribout Bucarest RFI.

MC : En tennis, le N° 1 quitte Wimbledon. Andy Murray a été battu en quart de finale par l'américain Sam Querrey, 28e joueur mondial. Le Britannique a des douleurs à la hanche. On retiendra aussi de cette journée l'abandon de Novak Djokovic. Le serbe a une blessure au bras droit. Il a donc préféré arrêter le match contre Tomas Berdych avant la fin. Roger Federer lui en revanche sera une demi-finale. Ce sera la 12e de sa carrière à Wimbledon. Il battu aujourd'hui Milos Raonic.

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