#Français de l’actualité

Journal en français facile 12/05/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI, 20 h TU, 22 h à Paris.
Céline Pellarin :
C'est l'heure de votre journal en français facile. Bienvenue, merci d'être en notre compagnie. A mes côtés Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet :
Bonsoir Céline, et bonsoir à tous.

CP :
Dans cette édition nous allons parler de cyber attaque. Des pirates informatiques attaquent les ordinateurs de plusieurs pays du monde, dont le Royaume-Uni, l'Espagne, la Russie ou encore le Japon. Les explications dès le début de ce journal avec Juliette Gheerbrant.

SB :
Dans l'actualité également, le capitaine de Costa Concordia est bien condamné à seize ans de prison. Il commandait le paquebot qui s'est échoué en Italie et qui a fait trente-deux morts en 2012.

CP :
Et au Pakistan, une bombe a explosé près d'une mosquée. Elle visait les voitures du convoi d'un officiel pakistanais qui en a réchappé, mais pas son chauffeur. Il y a une vingtaine de morts au total.

SB :
On débute ce journal avec une attaque informatique mondiale qui a lieu en ce moment même.

CP :
Des pirates sur internet attaquent de nombreuses organisations et entreprises. Principalement en Europe et en Asie. Un virus informatique, c'est-à-dire un programme malveillant, attaque les ordinateurs notamment des hôpitaux britanniques. Ils ont été bloqués durant des heures. Cette attaque sur le net, des hackers, le terme anglais pour les pirates d'internet, est d'une ampleur sans précédent Juliette Gheerbrant.

Oui Céline, et la Première ministre, Theresa May, l'a confirmé : « c'est une attaque mondiale ». Au Royaume-Uni, vous le disiez, cette attaque a complètement désorganisé le système de santé publique. De très nombreux hôpitaux ont été paralysés, des médecins privés d'accès aux dossiers de patients qui ont parfois dû être transférés en urgence dans d'autres établissements. En Espagne, c'est la compagnie Telefónica qui est la principale victime, mais d'autres entreprises ont été affectées à travers leur système Windows. D’après les informations du New York Times, ce sont surtout des hôpitaux et des entreprises de télécommunications qui ont été prises pour cible à travers le monde. Espagne, Russie Japon, Turquie, Philippines et d’autres pays encore. Toutes ces entreprises sont victimes du même type de virus, un logiciel qui rançonne les utilisateurs. C’est-à-dire, Céline, que l’accès à vos données est paralysé, et un message vous invite à payer une somme en bitcoins pour libérer le système. Le virus circule par email, encrypté dans une pièce jointe. C’est un outil classique mais qui semble beaucoup plus efficace que ce qu'on a vu jusqu'à présent. Et toujours d'après le New York Times il s'agirait en fait d'un outil développé par la NSA, l'agence de sécurité nationale américaine et volé à la NSA par un groupe de hackers donc de pirates malveillants qui se fait appeler Shadow Brokers. Ce groupe avait dérobé plusieurs logiciels et outils de la puissante agence américaine il y a quelques mois, et il l'avait fait savoir.

CP :
Toutes les explications de Juliette Gheerbrant dans le journal en français facile sur cette attaque. Et j'espère que cette attaque informatique ne va pas vous inquiéter et vous empêcher d'aller récupérer le script de cette édition, qui se trouve sur le site de RFI savoirs, c’est sur internet.

SB :
La Cour de cassation italienne, l'ultime Cour de Justice du pays a confirmé la condamnation à seize ans de prison de Francesco Schettino, l'ex-capitaine du Costa Concordia.

CP :
Il est jugé responsable du naufrage du navire, le paquebot qu'il commandait et qui s'est échoué, qui a été basculé près de la côte provoquant la mort de trente-deux personnes en janvier 2012. Francesco Schettino est surnommé le « capitaine couard », cela veut dire capitaine peureux, pas courageux, par les médias parce qu’il abandonné son navire et les passagers en pleine opération de sauvetage. Alors qu'un capitaine est censé être le dernier à quitter un bateau. Les explications à Rome de Sarah Bakaloglou.

Je vais me constituer prisonnier, parce que je crois en la justice : voilà les premiers mots de l'ancien capitaine du Costa Concordia, après l'annonce de la décision. Ce vendredi matin, devant la Cour de cassation, les avocats du capitaine italien ont plaidé une dernière fois. Oui, Francesco Schettino avait changé la route pour se rapprocher de l'île du Giglio, pour faire plaisir à un membre de l'équipage. Mais l'ancien commandant n'avait pas voulu aller aussi près des côtes italiennes. Et selon la défense, personne de l'équipage ne l'a informé de la position du navire. Des arguments qui n'ont pas convaincu les juges. Car en dehors des mauvaises manœuvres, c'est bien le comportement du capitaine qui a frappé l'Italie. Francesco Schettino avait été un des premiers à quitter le navire de croisière le 13 janvier 2012 au soir, après l'accident. Celui que les médias italiens surnomment « l'homme le plus détesté d'Italie » avait alors expliqué avoir été poussé dans une chaloupe : par la force de gravité. Plusieurs plaintes ont été déposées en Italie, en France ou encore en Allemagne par les survivants. Mais tous n'ont pas été encore indemnisés.

SB :
Le pape a quitté l'Italie et le Vatican et il est au Portugal.

CP :
C'est une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes, Sylvie, qui l’a accueillie à Fatima. Le pape François y fait un pèlerinage pour célébrer le centenaire de l'apparition de la Vierge Marie, c’est dans la religion catholique. Elle serait apparue à trois jeunes bergers le 13 mai 1917 pendant la Première Guerre mondiale. Dans ce lieu de pèlerinage très important et face à une immense, le pape François a prié et a demandé à la foule, je cite, dans un message de paix de l'aider à « abattre tous les murs ».

SB :
Au Pakistan, un attentat a visé le convoi d'un sénateur qui passait près d'une mosquée.

CP :
L'explosion a fait au moins une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés. Pour la police, il s'agit d'un attentat suicide à la voiture piégée. Les explications à Islamabad de Michel Picard.

« Je vais bien. Dieu m'a sauvé la vie. » Cette déclaration de Maulana Ghafoor Haidery tourne en boucle sur les médias pakistanais. Le vice-président du Sénat a eu plus de chance que son chauffeur tué sur le coup. Il est l'une des figures religieuses les plus influentes du pays en tant que secrétaire général du JUI-F, la branche majoritaire du « Jamiat Ulema-e-Islam », littéralement l'assemblée du clergé islamique. Les victimes sont d’ailleurs toutes membres de ce mouvement très présent dans la province du Balouchistan où s'est déroulée l'attaque. Le Jamiat Ulema-e-Islam dirige les deux tiers des trente mille madrasas du pays. Ces écoles coraniques où des centaines de milliers d'enfants étudient le Livre saint en dehors de tout contrôle gouvernemental. Des institutions soupçonnées de fournir des militants aux groupes extrémistes. Le parti religieux jouit d'une forte popularité dans les couches pauvres et illettrées de la société rurale pakistanaise. Et l'an dernier, quand une loi historique protégeant les femmes a vu le jour le chef du parti a regretté « l'intrusion de la culture occidentale dans les lois pakistanaises ».

SB :
Une région de la RDC (République démocratique du Congo) est confrontée à une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola.

CP :
L'épidémie s'est déclarée dans une zone enclavée, isolée du nord-est de la RDC. La maladie a fait trois morts depuis le 22 avril, selon l'Organisation mondiale de la santé. La dernière épidémie d'Ebola en RDC date de 2014.

SB :
Et le ministre congolais de la Santé publique appelle la population à ne pas paniquer.

En Corée du Sud, le nouveau président n’a pas perdu de temps. Il a été élu mardi, et aujourd’hui il a signé un décret, un texte de loi, pour changer les programmes scolaires.

CP :
Ce sont les livres d’Histoire édités, commandés au mois de janvier dernier par l’ancien gouvernement qui sont mis de côté. Ce changement dans les programmes d'Histoire des élèves de Corée du Sud a provoqué une polémique, c’était en 2013. Christophe Paget.

« L’enseignement de l’histoire ne doit pas être utilisé comme un outil politique » : le président Moon Jae-in a été très clair en évoquant ces nouveaux manuels qui présentent selon lui une version « démodée et partisane du passé ». Justement, si l’ancienne présidente Park Geun-hye voulait mettre ces nouveaux livres d’histoire en place, c’est parce qu’elle trouvait ceux utilisés lors de son arrivée au pouvoir trop partisans, trop critiques envers son père, le dictateur Park Chung-hee, et pas assez envers la Corée du Nord. Bref, trop gauchisants. La présidente avait donc annoncé qu’elle comptait rétablir le contrôle de l’État sur ces manuels, un contrôle introduit lors de la dictature militaire paternelle. Lorsque ces nouveaux manuels censés enseigner « la fière histoire de la Corée du Sud » ont été présentés l’an dernier, la levée de boucliers a été immédiate : ils ont été accusés d’exagérer le rôle de l’ex-dictateur dans l’industrialisation du pays et de dissimuler ses graves atteintes aux Droits de l’homme. Devant les critiques, Park Geun-hye avait fini par accepter que les établissements scolaires puissent choisir entre les nouveaux manuels et les anciens. Park Geun-hye qui ne laissera définitivement pas la trace qu’elle espérait dans l’histoire sud-coréenne : l’ancienne présidente est aujourd’hui en prison, et ses manuels d’histoire qui pour beaucoup visaient surtout à réhabiliter son père disparaissent avant même d’avoir été utilisés.

SB :
Et on se tourne à présent vers le ciel. Deux astronautes américains ont réalisé la deux-centième sortie dans l'espace depuis la Station spatiale internationale.

CP :
L'astronaute Jack Fischer malgré la concentration nécessaire à ce travail a aussi profité du paysage. La vue des Bahamas l'a notamment beaucoup enthousiasmé. « Enormissime », a-t-il commenté, alors qu’il réalisait sa toute première sortie dans le vide de l'espace. Cette phrase a beaucoup fait rire sa collègue Peggy Whitson. L'Américaine, avec neuf sorties spatiales, est l'astronaute issu des États-Unis qui a passé le plus de temps à l'extérieur de la Station spatiale internationale, qui tourne en orbite, autour de la Terre à quatre cents kilomètres d'altitude et vingt-huit mille kilomètres-heure.

Vous écoutez RFI, c’est le journal en français facile. Et il est 20 h passé de dix minutes en temps universel.

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