#Français de l’actualité

Journal en français facile 12/04/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : C’est l’heure de votre Journal en français facile présenté ce soir avec Alexis Guilleux.

Alexis Guilleux : Bonsoir Loïc, bonsoir à tous.

LB : À la Une de l’actualité de ce jeudi 12 avril : des frappes militaires occidentales en Syrie. Elles pourraient être menées par la France et les États-Unis. Paris et Washington qui disent avoir la preuve d’une attaque à l’arme chimique la semaine dernière, dans la Ghouta orientale.

AG : Le dossier syrien, c’était justement l’un des thèmes abordés par Emmanuel Macron aujourd’hui. Le Président français était l’invité du journal de 13 h de TF1 pour tenter de convaincre les Français de l’utilité de ses réformes.

LB : Du football également dans ce journal. Nous irons au Stade Vélodrome où se joue en ce moment même la rencontre de Ligue Europa Marseille —Leipzig.

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AG : On débute ce journal par un point sur la situation en Syrie. Une semaine après l’attaque sur la ville de Douma, une opération au cours de laquelle le régime de Bachar al Assad aurait fait usage d’armes chimiques.

LB : C’est en tous cas ce qu’affirment les États-Unis et la France. Les deux pays qui se disent prêts à intervenir tout en restant flous sur la date d’une éventuelle frappe en Syrie. Ils sont, ce soir, rejoints par la Grande-Bretagne pour qui il est, je cite, « nécessaire de prendre des mesures ». Devant ces annonces, La Russie, alliée de Damas, demande une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies. « Dès demain, il faut, dit-elle, que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres fasse un point sur le dossier devant les quinze membres du Conseil ».

AG : Le dossier syrien justement, il en était question lors de l’interview d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, le Chef de l’État français était l’invité du journal de 13 h de TF1.

LB : Avant un deuxième entretien prévu dimanche, ce sera sur BFM et RMC, Emmanuel Macron qui prend la parole pour mieux expliquer les réformes malgré les différents mouvements de contestation de ces dernières semaines : grève à la SNCF, hausse de la CSG, grogne des avocats, des étudiants, des personnels hospitaliers... Autant de dossiers abordés par le Chef de l’État qui dit entendre l’inquiétude des Français, mais est surtout décidé à ne pas ralentir le rythme de réformes décrites comme « nécessaires ». Julien Chavanne.

« Il y a des inquiétudes, elles sont légitimes et moi je les entends ». Interrogé sur la grogne dans les hôpitaux ou chez les retraités, Emmanuel Macron s’est montré à l’écoute, compréhensif. Aux personnels de santé, il promet des annonces à l’été. Aux séniors, il leur dira 6 fois « merci » pendant l’émission, merci pour les efforts fournis avec la hausse de la CSG. Les cheminots ont aussi eu droit à un geste d’apaisement. « Non, ce ne sont pas des privilégiés », corrige le président. Assis entre les cahiers d’école et les dessins d’enfants, dans un journal télévisé où les régions sont mises en avant, Emmanuel Macron a pu se présenter proche des préoccupations quotidiennes de la population, être dans l’empathie... Mais sur le fond, il n’a rien lâché. Sur la réforme de la SNCF, il ira jusqu’au bout. À Notre Dame des Landes ou dans les facultés bloquées, même fermeté. Face aux zadistes, l’ordre sera rétabli promet le chef de l’État. Quant aux étudiants, il les met en garde : il n’y aura pas « d’examen en chocolat ». Une phrase peut résumer l’intervention du chef de l’État : « le fait qu’il y ait des gens parfois pas contents ne m’arrête pas ».

LB : Et on reviendra en détail sur cette intervention télévisée d’Emmanuel Macron toute à l’heure dans 24 h en France. Rendez-vous à minuit heure de Paris pour une demi-heure consacrée à l’actualité dans l’Hexagone.

AG : À la une également, les derniers développements de m’affaire Skripal, l’ex-espion russe empoisonné à Londres.

LB : Un empoisonnement qui serait l’œuvre de la Russie, c’est en tous cas ce qu’affirment les autorités britanniques. Et c’est ce que confirme aujourd’hui l’OAIC, l’organisation internationale contre les armes chimiques, pour qui le produit utilisé à Salisbury le 4 mars dernier est bien un agent innervant de la famille Novitchok. Cela signifie pour l’OIAC que la Russie serait bien responsable de l’attaque. Explications, Béatrice Leveillé.

Les examens lancés par L’Organisation internationale contre les armes chimiques, menés par quatre laboratoires ont confirmé les conclusions des experts britanniques sur l’agent neurotoxique utilisé pour empoisonner l’ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars, à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Il s’agit bien d’un agent de la famille Novitchok de conception soviétique sous une forme très pure ce qui incrimine la Russie pour les Britanniques. « Seule la Russie a les moyens, le mobile et l’expérience en la matière », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, dans un communiqué. « Le Kremlin doit apporter des réponses ». Le gouvernement britannique demande une réunion du conseil de sécurité dès la semaine prochaine pour étudier la suite à donner à cette affaire qui a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux avec la plus importante vague d’expulsions de diplomates de l’Histoire.

AG : Venons-en à ces déclarations du Pape François qui dit reconnaître « de graves erreurs », après une enquête, sur les comportements d’un évêque au Chili. Un évêque soupçonné de pédophilie.

LB : Et ce après une enquête du Vatican sur le cas de Juan Barros, l’évêque en question, qui est accusé de n’avoir pas signalé les crimes pédophiles commis par un autre religieux : le père Fernando Karadima. Le pape a également annoncé qu’il recevrait l’ensemble des évêques chiliens à Rome fin mai. Pour Juan Carlos Claret, de l’association Les séculiers d’Osorno la lettre du pape François est un grand pas en avant, reste à le confirmer par des actes. Propos recueillis par Rafael Moran.

« Il y a la demande de pardon, qui montre clairement un changement d’attitude du Pape à notre égard. L’autre nouveauté c’est qu’on parle d’appréhender et de punir, peut-être, non seulement les agressions sexuelles, les viols manifestes, mais aussi les abus de pouvoir et la manipulation psychique. Et enfin le Pape dit, et c’est important, qu’il faut reconnaître la parole des victimes. C’est important parce que c’est de cela justement que tout découle. Si l’Église chilienne traverse une telle crise, c’est parce que lorsque les victimes se sont fait connaître, l’épiscopat a décidé de ne pas les croire. Donc pour toutes ces raisons, cette lettre marque un progrès immense. Mais par ailleurs on aurait aussi voulu avoir des réponses concrètes. Ça n’aura servi à rien que le Pape exprime sa repentance si en fin de compte, au mois de mai, l’évêque Juan Barros se trouve conforté dans ses fonctions. C’est la crédibilité de son pontificat qui est jeu, et la crédibilité de l’église chilienne. Nous sommes à un tournant. »

AG : À Marseille, Marseille qui vit à l’heure du football. Ce soir, l’OM qui tente de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue Europa.

LB : Compétition que l’on surnomme la « petite coupe d’Europe » en opposition à la Ligue des Champions. Marseille joue en ce moment même un quart de finale retour contre Leipzig. Une rencontre que suit pour RFI notre envoyé spécial Hugo Moissonnier...

[Transcription manquante]

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