#Français de l’actualité

Journal en français facile 12/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris.
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Une édition présentée avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
Un drame en Éthiopie. Des chiffonniers, ceux qui exploitent les ordures ont été victimes d’un éboulement. Ce sont des tonnes de déchets qui sont tombées sur les baraques, des habitations, dans la plus grande décharge du pays. Il y a quarante-six morts.

SB:
Alors que la montée du populisme, politique d’extrême-droite se ressent en Europe, des manifestations de soutien à l’Union européenne et à ses valeurs ont eu lieu en Allemagne.

CP :
Nous sommes dimanche, c’est donc le jour de retrouver Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

SB:
Et pour débuter ce journal, nous allons en Éthiopie où une catastrophe s’est déroulé dans la plus grande décharge d’ordure du pays.

CP :
C’est un immense éboulement, effondrement de montagne de déchets qui s’est passé hier soir, non loin d’Addis Abeba. Le bilan est pour l’instant de quarante-six morts. La plupart des victimes vivaient sur les flancs, sur les parois de cette colline de détritus de plus de trente hectares. Olivier Rogez :

On les appelle les « squatteurs » à Addis Abeba. Des chiffonniers qui vivent et travaillent sur cette immense décharge qui est la plus grande du pays. Ils habitent dans des baraques de fortune accrochées sur les flancs de la montagne de déchets, fouillant quotidiennement les ordures ménagères des quatre millions d’habitants de la capitale éthiopienne, à la recherche d’objets valant quelques sous. Ces prolétaires de l’ordure vivent dans des conditions plus que précaires, baraques en bois, toits en plastique ou en tôle, sur un terrain mouvant et dangereux. La preuve, samedi soir un pan entier de l’immense montagne s’est décroché, engloutissant des dizaines d’habitations. Les secouristes ont travaillé une partie de la journée de dimanche à l’aide de six excavatrices pour tenter de retrouver d’éventuels survivants. Selon l’Agence France Presse, les habitants de la décharge attribuent cet éboulement aux travaux d’aplanissement du sommet de la montagne. Des travaux entrepris dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz pour exploiter le potentiel énergétique des ordures ménagères. Un habitant de la décharge interrogé par l’AFP reconnait que les autorités avaient demandé aux chiffonniers de quitter les lieux. Ils avaient majoritairement préféré rester sur place.

SB:
Olivier Rogez. Un drame également en Haïti. Un bus fonce dans une foule et il y a de nombreuses victimes.

CP :
Effectivement, trente-quatre personnes sont mortes dans cet accident à Gonaïves. La raison de cette catastrophe : le chauffeur du bus venait de renverser deux piétons et il tentait de fuir. Dans la panique, le véhicule ne s’est pas arrêté et s’est précipité sur trois bandes de rara, des musiciens de rues.

SB:
En Irak, la bataille de Mossoul évolue en faveur des forces gouvernementales.

CP :
Les militaires irakiens ont coupé tous les accès à la ville. Ils piègent ainsi les combattants du groupe État islamique dans leur dernier grand bastion, leur fief dans le pays. Le gouvernement de Bagdad aidé des alliés de la coalition internationale mène depuis octobre dernier une offensive pour reprendre la deuxième ville d’Irak. Murielle Paradon :

L’armée irakienne aurait donc coupé le dernier accès à Mossoul, ou plutôt la dernière porte de sortie pour les djihadistes qui détiennent la ville depuis 2014. Les forces irakiennes progressent. Ce dimanche, un porte-parole de l’armée affirmait que son camp avait repris plus du tiers de Mossoul-Ouest, l’est a été libéré en janvier dernier. Mais la partie occidentale de la ville reste à reconquérir. Et les affrontements sont difficiles. Ils se déroulent dans de petites ruelles. Les combattants de l’organisation État islamique se fondent dans la population. Ils utilisent aussi beaucoup d’engins piégés et n’hésitent pas à se transformer en kamikazes. Les forces irakiennes ont lancé l’assaut sur Mossoul-Ouest il y a moins d’un mois. Arrivées par le sud, elles avancent petit à petit, vers la vieille ville. Elles se sont aussi placées au nord, afin d’encercler les djihadistes. Ce qui serait donc chose faite, si on en croit l’envoyé spécial américain à Bagdad. Deux mille cinq cents combattants de l’organisation État islamique se battraient actuellement à Mossoul, leur dernier grand bastion en Irak.

SB:
La tension entre les Pays-Bas et la Turquie est toujours aussi forte.

CP :
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a même promis de faire « payer le prix » aux Pays-Bas pour avoir empêché deux de ses ministres de participer à des réunions politiques sur le territoire néerlandais. Le chef de la diplomatie turque qui n’a pas été autorisé à atterrir aux Pays bas a en revanche pu se rendre dans l’est de la France, à Metz. Il y a participé ce dimanche à un meeting électoral. Publiquement, il s’en est pris à La Haye, qualifiée de « capitale du fascisme ». Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a appelé à « l’apaisement ».

SB:
Alors que les partis populistes prennent de l’importance dans l’Union européenne, le mouvement « Pulse of Europe » veut au contraire déclarer son amour à l’Union européenne.

CP :
En français, cela veut dire l’élan pour l’Europe. Et la dernière de ces manifestations a eu lieu ce dimanche à Berlin. Cette initiative citoyenne a débuté à Francfort après l’élection de Donald Trump et s’est propagée dans une trentaine de villes allemandes ainsi que dans quelques pays voisins de l’Allemagne. À Berlin Pascal Thibaut :

Il n’y a pas eu de retransmission via l’eurovision mais des manifestations étaient organisées dans près de quarante villes ce dimanche avant tout en Allemagne. Le Gendarmenmarkt, la plus belle place de Berlin, était parsemé de drapeaux européens ce dimanche avec cinq mille personnes d’après les organisateurs. Quelques exceptions étaient visibles avec le drapeau polonais et des allusions aux élections aux Pays-Bas mercredi. « Restez avec nous ». Après le Brexit et l’élection de Trump, les manifestants ont demandé à leurs voisins hollandais de résister aux sirènes populistes. C’est après l’élection de Trump qu’un avocat de Francfort a d’ailleurs lancé « pulse of Europe » sur le modèle des manifestations en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Christoph Rütlewski : « Notre premier but, c’est de ne pas laisser la rue aux populistes qui étaient avant les seuls à s’y montrer. Contrairement à eux, nous descendons dans la rue pour manifester pour l’Europe ». Thomas fait partie des nombreux jeunes présents dans une manifestation où les gagnants de l’Europe sont d’abord au rendez-vous : « J’adore l’Europe, j’adore la diversité de l’Europe. Nous respectons tout le monde. Il faut lutter pour les valeurs de toute l’Europe. Mais j’espère que le danger n’est pas très grand ». Les organisateurs de « Pulse of Europe » veulent continuer à manifester tous les dimanches jusqu’à la présidentielle française pour dénoncer le danger qu’ils voient dans un succès du Front national.

SB:
Nouveau caillou dans la chaussure de François Fillon, et ce sont ses costumes qui sont mis en cause.

CP :
Le candidat de la droite à la présidentielle française n’aurait pas payé pour ses costumes de luxe. Des milliers d’euros pour des vêtements qui ont été payés par un ami, affirme François Fillon. Problème, les parlementaires français doivent déclarer les cadeaux qu’ils reçoivent, s’ils valent plus de cent cinquante euros. Ce qui n’a pas été le cas du candidat à la présidentielle française. Et cette histoire vestimentaire, on en parle à présent avec Yvan Amar qui s’en inspire pour l’expression de la semaine : tailler un costume.

Qui taille les costumes de François Fillon ? Un tailleur chic de Paris. Et aussi le journalisme français qui lui taille un costume. Drôle de formule quand même. Alors depuis l’affaire des salaires versés à la femme de François Fillon, on s’intéresse de près à son mode de vie. Et la presse adore les jeux de mots, les calembours faciles qui attirent l’attention, qui font sourire. Alors on taille un costume à François Fillon, parce qu’on se demande qui lui paye ses costumes. Et si on lui taille un costume, c’est qu’on se moque de lui, qu’on lui fait des reproches. C’est une formule toute faite, qui n’est pas si ancienne que cela et qui a un certain nombre de variations. Formule familière, très argotique. On dit tailler un costume à quelqu’un, on dit tailler un costard, c’est encore plus argotique. On dit parfois tailler un short, comme si on lui avait coupé les jambes de son pantalon pour le ridiculiser. On dit aussi rhabiller quelqu’un, le rhabiller pour l’hiver. Toutes ces formules ont un peu la même signification, on fait des reproches. Formules bizarres : parce qu’on pourrait penser que si on fabrique des habits pour quelqu’un, c’est pour le protéger, l’entourer d’attention pour qu’il ait bien chaud. Et d c’est le contraire : on l’entoure de moqueries et d’accusations. Alors l’image n’est pas facile à comprendre. Peut-être parce que l’on met beaucoup de choses sur le dos de celui à qui on taille un costume. On lui fait porter le poids de toutes ces mauvaises actions qu’on lui reproche : en d’autres termes, on l’alourdit. Et on peut penser aussi à une autre expression dont le sens n’est pas le même mais dont l’image est proche : il peut aller se rhabiller. Cela signifie, dans un langage encore une fois argotique, cela signifie qu’il a perdu la partie, et largement : il ne fait pas le poids face à son adversaire. Alors, pourquoi se rhabiller ? Parce qu’il quitte la salle où a lieu la compétition, il enlève sa tenue, il se rhabille en civil, dans ses vêtements de tous les jours, et il repart assez piteusement.

CP :
Tailler un costume, quand les scandales politiques en France permettent d’illustrer la langue française avec Yvan Amar. Yvan Amar que l’on retrouve tous les week-ends dans le journal en français facile. Il est à présent 21 h 10 à Paris, c’est donc la fin de cette édition du journal en français facile, présentée avec Sylvie Berruet. Merci Sylvie.

SB:
Merci à vous

CP :
Merci à vous de l’avoir suivie. Retrouvez le script de ce journal en français facile sur le site internet RFI Savoirs.

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