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Journal en français facile 12/02/2018 20h00 GMT

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RFI
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Céline Pellarin : Vous écoutez RFI, il est 20 h en temps universel, 21 h à Paris; Vous écoutez votre Journal en français facile, merci et bienvenue. Avec moi ce soir pour vous le présenter : Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP : Refaire les routes, les autoroutes et les voies ferrées des États unis. Voilà le plan de Donald Trump pour relancer l'économie américaine. Un plan qui coûte cher. Le président a besoin de mille cinq cents milliards de dollars.

ZK : Des milliards de dollars également pour reconstruire l'Irak. Après plusieurs années de conflit, le pays est en grande partie fait de ruines. Tout ou presque est à faire. Une conférence internationale à lieu en ce moment au Koweït pour tenter de trouver des financements, c’est-à-dire de l'argent pour cette opération énorme.

CP : Et nous terminerons avec les Jeux olympiques en Corée du Sud. Vous entendrez le Français Martin Fourcade, biathlète qui reste champion olympique en décrochant une médaille d'or. Alors c'est quoi le biathlon ? La réponse dans quelques minutes, restez à l'écoute de la radio du monde.

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ZK : On commence aux États-Unis avec le grand projet dévoilé par le président.

CP : Donald Trump révèle les grandes lignes de son plan pour les infrastructures. Le président américain veut trouver mille cinq cents milliards de dollars pour construire ou pour rénover les routes et les voies de chemin de fer du pays. Et Donald Trump veut également extraire deux cents milliards de dollars du budget fédéral. Les explications à Washington d'Anne Corpet.

« Il s'agit du plus grand investissement de l'histoire américaine » a pavoisé Donald Trump en détaillant son plan pour les infrastructures. Mais le président veut que les États, les collectivités locales et le secteur privé mettent la main à la poche pour rénover les routes, ponts et voies ferrées du pays. Et rien ne garantit qu'il obtiendra les mille trois cents milliards de dollars qu'il espère. Il ne sera pas facile non plus de débloquer les deux cents milliards que le président réclame dans le budget fédéral alors que le déficit public est déjà creusé par la réforme fiscale. Tout cela devra être négocié au Congrès et on s'attend à des réticences y compris au sein du parti Républicain. En attendant, les besoins sont réels. Les routes, autoroutes, ponts et voies ferrées ont été pour la plupart construits entre les années cinquante et soixante-dix aux États-Unis et ont été très mal entretenus. Donald Trump parle de "décrépitude" pour évoquer l'état de ces infrastructures. Outre des investissements massifs, le président veut simplifier les procédures pour obtenir des permis de construire et faire en sorte qu'elles ne puissent pas prendre plus de deux ans. « Washington ne sera plus une entrave au progrès », a promis Donald Trump. Il faut actuellement jusqu'à dix ans pour obtenir certains permis de construire.

ZK : Reconstruire, l'Irak après trois ans de guerre contre le groupe État islamique. Un travail titanesque. Cela veut dire gigantesque.

CP : Et cela va coûter très cher Zéphirin. Alors pour financer les travaux, les autorités irakiennes organisent une conférence internationale pour la reconstruction du pays. Cela se passe au Koweït depuis ce lundi matin et jusque mercredi. Responsables politiques, agences de l'ONU et investisseurs privés ont répondu présents. Le but c’est de réunir de l'argent et attirer les investissements étrangers. Pour nous expliquer les enjeux de cette conférence, voici les explications de notre envoyé spécial à Koweït City, Wilson Fache.

Les autorités irakiennes ont annoncé aujourd'hui que le coût de la reconstruction du pays s’élèvera à quatre-vingt-huit milliards de dollars, dont dix-sept milliards rien que pour le secteur du logement. Le chantier est donc immense, tout comme le besoin de fonds. Le gouvernement irakien a fait savoir qu'il n'avait pas les moyens de payer cette addition seul. Mais il faut dire que certains pays occidentaux semblent frileux à l’idée de reverser des sommes astronomiques dans le pays. Cette fois Washington ne devrait pas promettre de fonds supplémentaires. Les États-Unis avaient déjà dépensé soixante milliards de dollars en Irak sur les neuf années qui avaient suivi leur intervention contre le régime de Saddam Hussein en 2003. Le président américain Donald Trump a d'ailleurs déclaré cette après-midi sur Twitter que « après avoir de façon si stupide dépensé sept milliards de dollars au Moyen-Orient, il est temps d'investir dans notre pays », fin de citation. Toute la journée les organisations humanitaires ont donc appelé la communauté internationale à ne pas abandonner l'Irak à un moment si critique. L'argument est aussi stratégique. Un haut responsable de l'ONU a averti que ne pas soutenir la stabilisation des zones reprises au groupe État islamique, c'est prendre le risque de perdre tous ces gains militaires.

ZK : Dans l’actualité également, l’Afrique du Sud. Et cette question : combien de temps le président Zuma va-t-il rester à la tête du pays ?

CP : Et bien on le saura lorsque les chefs du Congrès national africain, qui est le parti au pouvoir, les chefs auront décidé de son sort. La direction de l'ANC est réunie à huis clos, c'est-à-dire qu'ils sont seuls dans un hôtel de Pretoria et qu'on ne sait pas ce qu'ils se disent. Ils doivent prendre une décision sur un éventuel départ anticipé du président sud-africain. Jacob Zuma qui est empêtré, qui est au cœur de plusieurs scandales n'est plus soutenu par son parti. S'il n'a pas annoncé sa démission, le président Zuma, a déjà un successeur: Cyril Ramaphosa, c'est lui qui dirige le Congrès national africain, l'ANC qui a été le parti de Nelson Mandela.

ZK : L'enquête se poursuit en Russie après qu'un avion de ligne se soit écrasé dans la région de Moscou.

CP : Soixante et onze personnes étaient à bord. Toutes ont péri dans la catastrophe, qui est arrivée quelques minutes seulement après le décollage. Pour l'instant les enquêteurs russes ne privilégient aucune explication. Et les investigations seront probablement longues. En effet la recherche des débris de l’avion se poursuit et sans doute elle va durer plusieurs jours. Car le lieu de l'accident est recouvert d'une épaisse couche de neige. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Ce sont des centaines d'hommes qui sont à pied d'œuvre sur une zone de plusieurs hectares. Depuis dimanche soir, ils fouillent une terre enneigée, à la recherche des restes des victimes, et des débris de l'appareil. Les recherches sont rendues difficiles par la couche de neige, mais aussi par l'étendue de la zone. Il faudra une semaine environ, pour en finir avec ces opérations de recherche, a déclaré ce lundi le ministre russe des Transports Maxime Solokov. L'enquête sera sans doute grandement facilitée toutefois par la découverte des deux boîtes noires de l'appareil, dont l'examen a déjà débuté. Une enquête a été également ouverte pour déterminer d'éventuels manquements aux règles de sécurité. La compagnie Saratov Airlines qui opérait le vol affirme que l'appareil avait subi un contrôle technique poussé en janvier dernier. La compagnie a décidé de suspendre temporairement l'utilisation des six autres appareils du même type, qu'elle exploite habituellement.

ZK : Les sports à présent Céline avec les Jeux olympiques d’hiver qui se déroulent en ce moment en Corée du Sud.

CP : À Pyeongchang, les températures sont très basses et le vent très fort. Mais cela n'empêche pas les athlètes d'exercer leurs talents. Ce fut le cas d'un Français, Martin Fourcade qui décroche une médaille d'or et conserve ainsi son titre de champion olympique de la poursuite en biathlon. Qu'est-ce que le biathlon? C'est une épreuve d'origine militaire avec deux disciplines: le ski de fond et le tir à la carabine. Les biathlètes doivent être à la fois rapides et puissants sur les skis. Et enchaîner avec le calme et la précision du tir couché et debout.

ZK : Et le grand champion de ce sport, en ce moment, c'est le Français Martin Fourcade.

CP : Oui Zéphirin Kouadio. Il cumule les victoires: triple champion olympique, onze fois champion du monde. Mais il n'est pas infaillible. Il peut lui arriver de faire des résultats moins bons que d'ordinaire. C'est ce qui lui ai arrivé dimanche lors de la première épreuve de biathlon de ces JO où il a terminé huitième du classement. Mais Martin Fourcade a su en tirer un enseignement comme il l'explique à notre envoyé spécial Christophe Diremszian à Pyeongchang.

C'est une journée énorme après la grosse déception d'hier. Je ne m'en cache pas. Ça a été une soirée difficile pour moi parce que j'ai eu du mal à comprendre dans un premier temps ce que j'avais fait de mal. De mauvais. Et ce matin j'ai eu une photo de mon tir d'hier. Où finalement pensant avoir un vent faible, je n’avais rien touché. Et sur cette photo, les fanions qui nous indiquent le vent, sont bien plus inclinés que ce que je l'ai, en fait, perçu en réalité. Et c'est, je crois, un tournant de ma course, parce que c'est le moment où j'ai pris conscience qu'en fait le résultat d'hier ce n’était pas de la malchance. Ce n’était pas quelque chose d'inexpliqué. C'était simplement que j'avais fait une erreur. Et que cette erreur aujourd’hui je n'allais pas la refaire.

CP : Et il a retenu la leçon Martin Fourcade, puisque cette erreur il ne l'a donc pas refaite. Et c'est une médaille d'or que les organisateurs des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang ont accroché à son cou. Et dans le biathlon féminin, la France a auparavant décroché ce lundi une médaille de bronze. C'est Anaïs Bescond qui a créé la surprise. Elle n'était pas favorite, mais elle a rattrapé toutes ces concurrentes pour finir sur la troisième place du podium. Bravo à elle.

ZK : Et il est probable que ces deux biathlètes aient célébré leurs victoires olympiques avec du Champagne.

CP : Les producteurs de ce vin blanc pétillant avec de belles bulles dorées ont, eux, réalisé un chiffre d'affaires record en 2017. Presque cinq milliards d'euros. Mais on rappelle que l'alcool est à consommer avec modération évidemment. Même pour fêter une médaille olympique. C'est la fin de cette édition du Journal en français facile, réalisé par Christophe Loisel. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Zéphirin !

ZK : Merci Céline et à demain.

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Journal en français facile 12/02/2018 20h00 GMT

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