#Français de l’actualité

Journal en français facile 11/05/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Nicolas Brousse :
RFI bonsoir, il est 20 h en temps universel, 22 h à Paris.
Bienvenue dans votre édition en français facile, pour la co-présenter, j'ai le plaisir d'accueillir Zéphyrin Kouadio, bonsoir.

Zéphyrin Kouadio :  
Bonsoir Nicolas, bonsoir à tous.

NB :
Au sommaire : 428 noms sur la liste dévoilée par le mouvement d'Emmanuel Macron pour les législatives. L'Assemblée nationale, en France, c'est 577 sièges à pourvoir, les places qui restent pourront être offertes à des ralliements des prochains jours, c'est à dire, une fois connu le Premier ministre. Mais cette première liste suscite déjà des réactions. Analyse du service politique de RFI.

ZK :
François Hollande transmettra le pouvoir de président à Emmanuel Macron ce dimanche matin, en attendant, nous faisons le bilan de ses 5 ans à la tête de l'état français. Ce soir, nous revenons sur l'une de ses lois les plus marquantes : le mariage pour tous.

NB :
Et puis ce soir, on joue les demi-finales retour de la Ligue Europa. Un club français, Lyon reçoit l'Ajax d'Amsterdam. Nous rejoindrons notre envoyé spécial dans la ville que l'on surnomme « la capitale des Gaules ».

ZK :
La liste des premières investitures de « La République en marche » a été dévoilée par le Secrétaire général du mouvement Richard Ferrand.

NB :
Et la liste est incomplète, l'assemblée nationale c'est 577 sièges, la liste ne comporte ce soir que 428 candidats, pour, explique le mouvement, laisser la porte ouverte à d'éventuels ralliements. En clair, une fois connu le Premier ministre, certains hommes politiques, notamment ceux qui ont soutenu Alain Juppé, pourraient vouloir rejoindre la majorité présidentielle. François Bayrou, ancien candidat du centre à la présidentielle, avait pour celle-ci décidé de s'allier à Emmanuel Macron, mais ce soir, il n'est pas content ! Que s'est-il passé, Valérie Gas ?

François Bayrou n'est pas content. La liste des investitures publiée par « La République en marche » pour les législatives ne correspond pas à ses attentes. À tel point qu'il a fait savoir qu'elle n'avait pas « l'assentiment » du Modem et qu'il allait même convoquer le bureau politique de son parti dès demain pour évaluer la situation. De son point de vue, En Marche n'a pas respecté l'accord qu'il avait passé avec Emmanuel Macron lorsqu'il lui a apporté son soutien. Une réaction très forte que l'on juge un peu « exagérée » et en partie « infondée » du côté de La République en marche.
François Bayrou aurait obtenu « plusieurs dizaines d'investitures » pour des candidats du Modem. Mais il en aurait demandé une centaine. Un proche d'Emmanuel Macron affirme qu'il n'y a aucune « stratégie d'éviction du Modem », que l'alliance tient toujours, qu'il y a peut-être une « déception » sur le nombre de candidats investis dans la première liste mais qu'il reste encore près de 150 circonscriptions à pourvoir. Même si dans l'équipe d'Emmanuel Macron, on veut afficher une « sérénité totale », ce désaccord avec le principal allié du nouveau président tombe mal au moment de lancer la campagne des législatives.

NB :
Et la liste de La République en marche comporte autant d’hommes que de femmes, c’est ce que l’on appelle la parité, et c’était une promesse présidentielle.
Quant à l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, il n'a certes pas eu l'étiquette de la majorité présidentielle, mais il salue ce soir sur internet la décision d'En Marche de ne pas lui opposer de candidat dans l'Essonne, département de région parisienne où Manuel Valls a l'habitude de se présenter.

ZK :
Jean Luc Mélenchon est venu prendre la température à Marseille avant d'officialiser sans candidature aux législatives. Il vise la circonscription, la zone marseillaise, tenue par le socialiste Patrick Menucci.

NB :
Et quand on lui demande s'il ne risque pas d'affaiblir le PS, le leader de « la France insoumise » répond qu'il veut le remplacer « une cohabitation est en gestation en France, et ce sera dit-il, soit avec les Républicains, soit avec son propre mouvement ».
À ce propos un sondage vient d'être publié : 29 % des Français pensent voter pour en marche et le modem, soit la majorité présidentielle. 20 % pour les républicains et l'UDI, c'est-à-dire la droite et le centre. Même score pour le FN à l'extrême droite, 14 % pour la France insoumise et 7 % pour le parti socialiste à gauche.

ZK :
En attendant l'investiture d'Emmanuel Macron dimanche matin, investiture à suivre bien sûr en direct sur RFI, nous faisons cette semaine le bilan du quinquennat de François Hollande.

NB :
L'investiture, c'est le moment où Emmanuel Macron devient dans les faits le nouveau président. Une réforme a marqué le passage à l'Élysée du président sortant, de celui qui s'en va : le mariage pour tous. Pendant plusieurs mois, la loi Taubira, du nom de « Christiane Taubira », alors ministre de la Justice, a divisé les Français... déchainé les passions. Guillaume Farriol nous rafraîchit la mémoire :
 

La bataille s'est d'abord jouée à l'Assemblée nationale. Nous sommes en novembre 2012, Christiane Taubira, ministre de la Justice, présente aux députés une des promesses du candidat Hollande : la légalisation du mariage pour les couples de même sexe. Immédiatement, l'opposition riposte,dépose 5000 amendements... Débute alors un des plus longs examens de texte de l'histoire de la Ve République. Au total, les députés vont débattre pendant 136 heures, des discussions passionnées, parfois même virulentes. 
Ces divisions ne restent pas confinées entre les murs de l'hémicycle. Elles s'invitent sur les plateaux télé, les studios radio, dans la rue. Un collectif se forme : « La Manif pour tous ». Des centaines de milliers de manifestants protestent contre le mariage gay. Ils défendent ce qu'ils appellent la « famille naturelle » avec « un père, une mère et un enfant ». Le mouvement atteint son apogée en février 2013. Un million de personnes se réunissent sur le Champ de Mars selon le collectif, 340 000 selon la police. 
Malgré la protestation, et une société divisée, le gouvernement Hollande tient bon. Le texte est adopté à l'Assemblée nationale le 23 avril 2013. Un mois plus tard, le premier mariage gay est célébré. Depuis,33 000 couples homosexuels se sont mariés en France.

NB :
En Centrafrique, le Casque bleu marocain disparu a été retrouvé mort, victime comme 4 soldats cambodgiens d'une attaque contre un convoi de l'Onu lundi soir dans le sud du pays. Nous y reviendrons avec vous Zéphyrin, dans la prochaine édition d'Afrique soir.

ZK :
Revenons à présent sur ce rendez-vous judiciaire historique au Brésil, puisque l'ancien président Lula était entendu ce mercredi par le juge anticorruption Sergio Moro.

NB :
Lula Da Dilva devait répondre aux accusations selon lesquelles il aurait bénéficié d'un appartement de luxe dans une station balnéaire en guise de pot-de-vin de la part d'une entreprise du bâtiment. Quand on parle de « pot-de-vin », c'est une expression pour décrire une récompense en échange d'une faveur. Et quand c'est une personnalité publique qui la reçoit, c'est illégal. Hier, c'était donc la première audience pour Lula dans ce feuilleton judiciaire qui, s'il est reconnu coupable, pourrait compromettre ses espoirs de se représenter à l'élection présidentielle de 2018. Dossier suivi par Véronique Gaymard.

Lors de l'interrogatoire du juge Sergio Moro, Luis Ignacio Lula da Silva a déclaré qu'il était présent à l'audience par respect de la loi et de la Constitution, mais qu'il considérait ce procès illégitime : « c'est une mascarade » a-t-il scandé à sa sortie devant une foule de militants. Mais il s'est dit prêt à coopérer avec la justice. « J’irai à autant d’audiences qu’il le faudra. J’irai faire autant de dépositions qu’il le faudra. Car s’il y a un Brésilien, s’il y a un être humain qui est à la recherche de la Vérité, c’est moi ! » Le juge Sergio Moro fait trembler la classe politique avec l'opération « lava ato » (lavage express), qui a révélé un vaste réseau de corruption organisé par les entreprises de bâtiment pour truquer et remporter les marchés publics.
Selon les accusations, Lula aurait reçu en cadeau de l'entreprise du bâtiment OAS un triplex de luxe dans la station balnéaire de Guaruja, ce qu'il a nié lors de l'audience. L'ancien président qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010 se dit victime d'un acharnement judiciaire. Lula est aussi visé par quatre autres procédures judiciaires.
Le verdict sur ce volet concernant le triplex devrait être connu dans plusieurs semaines. S'il est reconnu coupable, Lula risque une condamnation à une peine de prison et ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle de 2018. (Une élection qu'il convoite comme il l'a confirmé au juge ce mercredi).

ZK :
En football, après la Ligue des Champions... Place à la Ligue Europa...
Demi-finales retour ce soir. Avec Manchester United contre le Celta Vigo... Mais aussi Lyon face à l'Ajax Amsterdam.

NB :
Cédric de Oliveira est notre envoyé spécial en direct de Lyon. Le club français, déjà lourdement battu au match aller 4-1, est encore en difficulté ce soir Cédric :

Direct, transcription indisponible

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Cédric a terminé juste à temps, nous n'avons pas eu le temps de vous dire au revoir. Prenez soin de vous ! Nicolas

 

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