#Français de l’actualité

Journal en français facile 11/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris.
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Et c’est une édition que je présente avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
Les Pays-Bas et la Turquie vivent une crise diplomatique. En cause, l’annulation d’une réunion politique turque à Rotterdam, mais également l’avion du chef de la diplomatie turc, empêché d’atterrir sur le territoire néerlandais.

SB:
En France, cela fait cinq ans que Mohamed Merah débutait une série de meurtres à Toulouse et dans sa région. Le jeune homme avait prêté allégeance au groupe al-Qaïda.

CP :
Nous sommes samedi, c’est donc aujourd’hui que nous retrouvons Yvan Amar pour le mot de la semaine. Et ce sera à la fin de ce journal en français facile.

SB:
La crise diplomatique entre la Turquie et plusieurs pays européens persiste, continue.

CP :
Après l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse c’est désormais au tour des Pays-Bas d’être en délicatesse avec Ankara. C’est-à-dire de vivre des tensions. Et à chaque fois, l’origine de crise est identique : l’annulation d’une réunion politique de la campagne du référendum en Turquie. Le meeting devait avoir lieu à Rotterdam. Son annulation n’a pas empêché le ministre turc des Affaires étrangères de maintenir sa venue dans cette ville. Et face à cette situation, le gouvernement néerlandais a interdit l’atterrissage de l’avion du chef de la diplomatie turque. Ce qui a provoqué la colère du président Recep Tayyip Erdogan. A Istanbul Anne Andlauer :

En parlant de « fascistes », de « relents de nazisme », Recep Tayyip Erdogan a une fois de plus choisi la surenchère après l’interdiction d’une visite à Rotterdam de son ministre des Affaires étrangères, qu’il avait dépêché pour mobiliser la diaspora turque en faveur du régime présidentiel. Le chef de l’État a promis des sanctions après le 16 avril, date du référendum sur cette réforme contestée. Il n’a pas donné de détails, mais a déjà laissé entendre que les officiels néerlandais seraient désormais persona non grata dans son pays. Même réaction du côté du principal intéressé, le chef de la diplomatie, Mevlüt Cavusoglu. Le ministre a qualifié de « scandale » la décision des Pays-Bas, employant lui aussi les mots de « fascisme » et de « racisme ». Selon le ministre turc, le gouvernement néerlandais lui aurait d’abord demandé de se rendre à La Haye plutôt qu’à Rotterdam, avant de réclamer la liste des participants, ce qu’Ankara aurait refusé. Pour le pouvoir turc, ce nouvel épisode confirme sa conviction selon laquelle les Européens chercheraient à faire triompher le « non ». Une conviction qui est aussi en train de devenir un argument de campagne.

CP :
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, après avoir été empêché de se rendre aux Pays-Bas, est arrivé ce soir à Metz en France.

SB:
Une crise diplomatique entre La Haye et Ankara, alors que les Pays-Bas sont à quelques jours d’un scrutin.

CP :
Les élections législatives se dérouleront en effet mercredi. Et pendant cette campagne électorale, le débat autour de l’islam a pris beaucoup de place. Cette tension avec la Turquie est évidemment reprise par les candidats. Notamment par Geert Wilders, le député anti-islam. Son Parti pour la Liberté, selon les sondages, pourrait réaliser un score très important dans les urnes, en devenant le deuxième parti des Pays Bas.

SB:
La montée du parti d’extrême-droite aux Pays-Bas, mais également en France. Le président sortant met en garde les électeurs contre les dangers du nationalisme.

CP :
A quarante-trois jours de la présidentielle française, François Hollande a cité l’un de ses prédécesseurs François Mitterrand, il a dit : « le nationalisme c’est la guerre » pointant la force montante du Front national. La candidate du FN Marine Le Pen serait d’après des sondages au deuxième tour comme son père en 2002. Le président socialiste François Hollande a également appelé au rassemblement de sa famille politique, le PS.

SB:
Nous vous l’annoncions hier, la présidente sud-coréenne a été destituée par la Cour constitutionnelle. Un jugement qui a provoqué de nouvelles manifestations.

CP :
Park Geun-hye n’est donc plus cheffe de l’État de la Corée du Sud. Elle subit les conséquences d’un scandale de corruption qui a éclaté il y a cinq mois. Une situation inédite qui provoque le chaos politique. Park Geun-hye refuse pour l’instant de quitter la résidence présidentielle. Et les citoyens qu’ils soient pour ou contre la présidente destituée, déchue, se sont rassemblés dans les rues de la capitale. Reportage à Séoul de Louis Palligiano :

Pour les opposants à Park Geun-hye cette vingtième et dernière veillée aux chandelles à un goût de victoire. Yoon Chong-min, 58 ans, peut se vanter de n’avoir manqué aucun de ces rendez-vous. Ce soir, il partage sa satisfaction. Une grande majorité des Sud-Coréens sont très heureux de sa destitution parce qu’elle a violé la loi. Toutes les générations sont présentes sur la place de Gwanghamun. Kim Yeon-ju, étudiante à la prestigieuse université pour femmes Ewha, se remémore quand la décision de la Cour constitutionnelle est tombée. « J’étais avec ma grand-mère et bien qu’elle soit âgée, elle n’est pas du côté de Park Geun-hye. Elle réalise combien Park à mal agit. Nous étions vraiment contentes. » A cinquante mètres de là, derrière d’impressionnantes barricades antiémeutes, les soutiens de l’ex-cheffe de l’État brandissent le drapeau national. Lee Seung-min, une commerçante, refuse cette destitution. Si l’on se basait vraiment sur la loi et la Constitution, Park Geun-hye n’aurait jamais dû être destituée. Cette décision doit être annulée. Oh Jeong-gon fait partie des nombreux pro-Park qui voient dans cet impeachment une influence du régime communiste de Pyongyang. Les gens des classes élevées suivent l’idéologie nord-coréenne. Certains sont vraiment loyaux envers la Corée du Nord. Des heurts ont éclaté depuis l’annonce du verdict de la Cour entre plusieurs dizaines de défenseurs de la présidente déchue et la Police. Trois manifestants y ont perdu la vie.

SB:
Nous allons également parler de résidence présidentielle, mais cette fois-ci aux États-Unis.

CP :
Il s’agit de la Maison-Blanche, où vit le président américain. Et vu l’importance du lieu, on pourrait penser qu’il est très bien gardé. Mais la sécurité a des failles, des faiblesses. La nuit dernière, un homme a réussi à s’introduire dans l’enceinte de la Maison-Blanche.

SB:
Et puis c’était il y a cinq ans jour pour jour, Mohamed Merah entamait une série de meurtres plongeant la France dans la terreur.

CP :
Plusieurs personnalités politiques ont rendu hommage ce samedi aux victimes du « tueur au scooter ». Rappel des faits avec Stéphane Lagarde.

Un tueur qui se déplace en scooter, c’est ainsi que les médias locaux présentent celui qui va devenir l’ennemi numéro 1 de la police française au printemps 2012. Nous sommes le 11 mars, il y a cinq ans. Mohammed Merah a 24 ans. A Toulouse, le jeune homme qui a prêté allégeance à al-Qaïda vient d’abattre un parachutiste d’une balle dans la tête. Quatre jours plus tard, deux autres militaires sont assassinés, cette fois à Montauban. La semaine suivante, l’horreur recommence. Cette fois le franco-algérien au visage camouflé ouvre le feu devant une école juive, faisant quatre morts, dont un enseignant et trois écoliers. Le 22 mars, la France retient son souffle devant les chaines d’information en continu. Le jeune terroriste retranché dans un appartement de la ville rose est tué par les hommes du Raid, après trente-deux heures de sièges. « En tuant des soldats, en s’en prenant à des enfants, c’est toute la France qui a été agressée » écrit François Hollande ce samedi. Et d’ajouter : « la démocratie sera toujours plus forte que la barbarie islamiste qui lui a déclaré la guerre. »

CP :
21 h 7 à Paris, c’est l’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine. Et il se penche ce soir sur : radioactif.

Six ans après la catastrophe de Fukushima, au Japon, six ans après cet accident nucléaire si grave, où en est la radioactivité sur le site qui a été touché, c’est une question qu’on se pose sur RFI. Et heureusement, on apprend que cette radioactivité a beaucoup baissé, même s’il reste des problèmes. Alors qu’est-ce que c’est que ça, la radioactivité ? Je ne vais pas vous l’expliquer en quelques secondes, d’abord parce que je n’en serais pas capable. C’est une question scientifique, ce n’est pas une question de langue. Mais on peut regarder de plus près le mot radioactif. Un élément radioactif c’est un élément qui émet un rayonnement, c’est-à-dire qui fait naître un rayonnement, qui produit un rayonnement. Un rayonnement donc des rayons, des ondes très dangereuses. C’est bien ce qui est indiqué par ce préfixe, radio, le premier élément du mot radioactif. Et ce préfixe il a deux sens principaux : l’un qui nous ramène aux ondes acoustiques, celles qu’on entend. Et là, vous y êtes exposé en ce moment puisque vous écoutez Radio France Internationale, on voit bien qu’on a encore ce mot de radio. Et puis l’autre sens du préfixe radio, concerne des rayonnements différents, souvent dangereux, surtout quand il s’agit de rayonnement nucléaire, qui peuvent vous irradier. Et on emploie ce verbe, qui est de la même famille, quand les rayons vous ont atteints. Alors pourquoi ce mot de rayon, qu’on trouve à l’origine de irradier, de rayonnement ? C’est un terme qui désigne d’abord une sorte de jet de lumière. Mais en général, quand on parle de rayons, c’est qu’on en a beaucoup, qu’ils sont multiples. Ils partent tous du même point, du même centre, pour aller dans toutes les directions. Et c’est une image qui va montrer la manière dont la lumière est projetée partout à partir de sa source. Et parfois, on utilise un autre mot de la même famille : on peut parler d’un rai de lumière. Mais là, on en parle souvent quand il est unique : un rai de lumière qu’on voit par exemple sous une porte.

CP :
Yvan Amar et le mot de la semaine, Radioactivité. Vous écoutez le journal en français facile sur les ondes de RFI la radio du monde. Et vous pouvez le retrouver sur le site internet RFI Savoirs.

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