#Français de l’actualité

Journal en français facile 10/11/2017 20h00 GMT

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RFI
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Pierre Pillet : Vous écoutez Radio France Internationale. Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris. Bonjour à tous, bienvenue, voici votre Journal en français facile. Pour nous accompagner : Zéphyrin Kouadio.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : À la Une, l'inquiétude autour du Premier ministre du Liban, Saad Hariri.

ZK : L'Arabie saoudite, pays depuis lequel il a annoncé sa démission, le retient. C'est ce qu'affirme le chef du Hezbollah, ce mouvement chiite libanais.

PP : Autre actualité : le refus du Burundi de coopérer avec la Cour pénale internationale. La CPI a ouvert une enquête en lien avec de possibles crimes contre l'humanité dans ce pays. Il traverse une grave crise politique depuis 2015.

ZK : Nous irons également en Russie, qui ne compte pas se laisser faire après la fuite d'un Français condamné sur place pour des actes sexuels sur sa fille. Il est de retour en France.

PP : Enfin l'équipe de France de football accueille le Pays de Galles, match amical pour préparer la coupe du monde en Russie. Direction Saint-Denis en fin de journal.

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ZK : Une question dans l'actualité, Pierre : quel sort pour Saad Hariri ?

PP : C'est la confusion concernant le Premier ministre libanais. Samedi dernier il démissionne, une annonce faite depuis l'Arabie saoudite, pays qui le soutient. Selon la France, il est libre de ses mouvements, donc autorisé à aller où il veut. Mais d'après ses proches, Saad Hariri est retenu, c’est-à-dire que Ryad l'interdit de partir.

ZK : Même affirmation du Hezbollah à cause duquel il a pourtant démissionné, dénonçant l'influence de ce mouvement chiite, soutenu par l'Iran, sur les institutions libanaises. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, accuse le royaume saoudien de « détenir » le chef du gouvernement :

« Il est détenu en Arabie saoudite, on lui interdit jusqu'à ce moment de rentrer au Liban. Cela devrait être dit clairement. Le chef du gouvernement libanais est détenu en Arabie saoudite et empêché de rentrer au Liban. Ce qu'il y a de plus dangereux et qui ne nous fait certainement pas peur, c'est inciter Israël à frapper le Liban. Ceci n'est pas une analyse, mes frères et sœurs et je m'adresse aussi à tous les Libanais qui écoutent : je ne suis pas en train d’analyser une situation, je parle de faits. »

PP : Israël et le Hezbollah sont ennemis. Le président libanais Michel Aoun n'a toujours pas accepté la démission de Saad Hariri. Il attend son retour pour en discuter avec lui.

ZK : Dans l'actualité également, Pierre, la décision des autorités du Burundi : pas question de coopérer avec la Cour pénale internationale.

PP : La CPI a ouvert une enquête sur de possibles crimes contre l'humanité, commis entre 2015 et 2017 dans ce pays en crise politique. Les violences ont fait entre 500 et 2 000 morts, engendré des disparitions forcées, poussé à l'exil plus de 400 000 personnes. Elles sont liées, ces violences, à la décision de Pierre Nkurunziza d'effectuer un nouveau mandat de président.

ZK : Le pays rejette donc la décision de la Cour pénale internationale. Et pourtant il a l'obligation de coopérer. Les explications de Marie-Pierre Olphand :

C'est dans une déclaration lue à la presse que la ministre de la Justice a rejeté ce matin l'ouverture de l'enquête de la CPI. Pour le gouvernement burundais, cette décision s'apparente à une tentative de déstabilisation. Aimée-Laurentine Kanyana : « Pour le Burundi, cette décision est sans effet, compte tenu de son retrait effectif du statut de Rome depuis le 27 octobre 2017. Cette décision vient confirmer encore une fois la politisation des droits de l'homme et de la justice pénale internationale. » La Cour pénale internationale se range elle derrière les textes pour justifier sa compétence. Les crimes qui se sont produits jusqu'au 27 octobre dernier, avant que le Burundi ne se retire de la CPI, sont bien de son ressort et le Burundi a obligation de coopérer. C'est ce que précise Fadi el Abdallah, le porte-parole de la CPI : « Conformément à l'article 127 du statut de Rome, qui régit spécifiquement la question des retraits des Etats du traité, le Burundi a le devoir de coopérer avec la Cour, aux fins de l'enquête pénale ouverte avant le 27 octobre 2017. L'obligation de coopérer reste en vigueur tant que dure l'enquête. Le Burundi a accepté ces obligations en ratifiant le statut de Rome. » S'il le souhaitait, le Burundi pourrait demander au procureur de lui confier le soin de l'enquête. Au procureur ensuite de décider. Mais cette éventualité semble aujourd'hui peu probable au vu des dernières déclarations des autorités burundaises.

PP : L'actualité africaine, c'est aussi, Zéphyrin, le déplacement de Raila Odinga aux États-Unis.

ZK : Oui, le chef de l'opposition au Kenya explique le chaos politique que traverse son pays. Il milite pour une nouvelle élection présidentielle et propose un gouvernement de transition ainsi qu'un retour au dialogue avec son adversaire Uhuru Kenyatta, réélu chef de l'État.

PP : Après une nuit en détention, l'ancienne présidente du parlement de Catalogne est désormais libre.

ZK : La caution de 150 000 euros, exigée pour qu'elle sorte de prison, a été payée. Une somme réunie par les sympathisants de l’Assemblée nationale catalane, organisation en faveur d'une séparation avec le reste de l'Espagne. Carme Forcadell est maintenant soumise à un contrôle judiciaire, passeport retiré, interdiction de quitter le territoire.

PP : Depuis la déclaration d'indépendance votée par le parlement catalan, Madrid a pris le contrôle et démis le gouvernement régional de ses fonctions. Huit membres de ce gouvernement destitué sont toujours emprisonnés, en attendant leur procès. Un mandat d'arrêt a aussi été lancé à l'encontre de son ancien président, Carles Puigdemont, actuellement en Belgique.

ZK : Une fuite digne d'un roman policier : le Français Yoann Barbereau est de retour en France.

PP : Il a fui la Russie, où il est poursuivi pour des actes sexuels commis sur sa fille. Cet ancien directeur de l'Alliance française d'Irkoutsk -organisme qui valorise la langue et la culture à l'étranger- eh bien affirme avoir été victime d'un complot, avec des preuves fabriquées. Condamné à quinze ans de camp l'année dernière, il a parcouru huit mille kilomètres, en covoiturage, traversé la frontière à pied. Yoann Barbereau dénonce la lâcheté de Paris dans ce dossier.

ZK : Réaction de Moscou, avec l'ouverture d'une nouvelle procédure contre le ressortissant français. Les précisions de notre correspondant Daniel Vallot :

C'est un communiqué lapidaire du ministère russe des Affaires étrangères : « Yoann Barbereau a déclaré ouvertement qu'il avait quitté illégalement la Russie" peut-on lire dans ce communiqué, "ce qui est un délit passible de poursuites criminelles. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour que l'accusé réponde de ses actes. » Malgré les dénégations de Yoann Barbereau et de son entourage, la Russie estime parfaitement fondées les accusations portées à son encontre et rappelle que l'ancien directeur de l'Alliance française d'Irkoutsk a fui une première fois avant la tenue de son procès, alors qu'il était assigné à résidence à son domicile. Pas un mot en revanche des déclarations de Yoann Barbereau portant sur son séjour clandestin à l'ambassade de France de Moscou. Pas un mot non plus des conditions mystérieuses de sa fuite hors de Russie. La diplomatie russe se contente d'affirmer qu'elle reste en contact avec les autorités françaises dans ce dossier et rappelle qu'un mandat d'arrêt international a été émis à l'encontre de Yoann Barbereau. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

PP : Il est 21h07 à Paris. En France, un homme a foncé volontairement en voiture, vendredi, sur des jeunes à Blagnac, près de Toulouse, dans le Sud-Ouest. Trois étudiants chinois blessés, dont l'un, grièvement. L'auteur de ce drame a de lourds antécédents psychiatriques. Les autorités judiciaires excluent tout lien avec le terrorisme.

ZK : Du football. On va au stade de France dans un instant pour suivre le match amical de l'équipe de France. Mais avant cela : le Sénégal de retour en coupe du Monde ! Absente depuis 2002, la sélection se qualifie en battant l'Afrique du Sud 2-0

PP : Direction Saint-Denis à présent, l'équipe de France affronte le Pays de Galles, match amical de préparation à la coupe du monde 2018 en Russie. Antoine Grognet, vous êtes l'envoyé spécial de RFI au stade de France. La rencontre a débuté il y a une dizaine de minutes

[Transcription manquante]

PP : Antoine Grognet, envoyé spécial de RFI au stade de France. C'est la fin de ce Journal en français facile. Il est 20h10 en temps universel, 21h10 à Paris.

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