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Journal en français facile 10/07/2017 20h00 GMT

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RFI
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Marie Casadebaig : Il est 20h en temps universel, 22h, ici à Paris. Bonjour à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Céline Pellarin. Bonjour Céline.

Céline Pellarin : Bonjour Marie, bonjour à tous

MC : À la Une, la libération de Mossoul en Irak. Les derniers combattants du groupe État islamique ont été vaincus, aujourd'hui, dans une zone de la vieille ville. Le Premier ministre irakien annonce donc la victoire officielle des forces irakiennes.

CP : Le fils de Donald Trump avoue avoir eu des contacts avec la Russie, pendant la campagne électorale de son père, pour causer du tort à Hillary Clinton. Les informations sont données par le journal américain, le New York Times.

MC : En France, l'inquiétude des députés. Ils étudient depuis aujourd'hui la réforme du Code du travail. Les élus de l'opposition dénoncent le contenu du texte, mais aussi la méthode utilisée par le président Emmanuel Macron.

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MC : La ville de Mossoul est officiellement libérée.

CP : L'armée a réussi à vaincre les derniers combattants du groupe État islamique, qui gardaient le contrôle d'une zone de la vieille ville. Le Premier ministre irakien s'est rendu sur place dès hier, dimanche, pour saluer les forces irakiennes, mais il a précisé un peu plus tard que la victoire serait totale une fois cette zone libérée à son tour.

MC : C'est donc la fin d'une opération militaire, qui a commencé en octobre 2016. Mais la question de l'avenir de la ville se pose maintenant, Toufik Benaïchouche.

La reprise de Mossoul est certes un triomphe symbolique et territorial de l'armée irakienne sur les partisans de l'État islamique chassés hors de la ville ou en voit de l'être. Mais c'est aussi là que les difficultés commencent, avec cette simple question : qui va désormais gérer la ville ? Mossoul est une ville à majorité sunnite. Or les sunnites s'estiment lésés par les chiites au pouvoir en Irak depuis la chute de Saddam Hussein. L'armée irakienne qui est entrée à Mossoul est à majorité chiite, elle est épaulée par des milices chiites iraniennes. Et ces derniers estiment que la population sunnite a été complaisante avec les djihadistes, en tous cas qu'ils n'ont pas pris les armes contre eux. Autant dire que les ressentiments entre les communautés sont toujours vifs. Auparavant c'est un gouverneur désigné par le pouvoir central qui gérait la ville. Qui le fera désormais un autre gouverneur ou au contraire un conseil, municipal ou autre, multipolitique et multiconfessionnel ? La question n'est pas tranchée. Sans oublier les Kurdes qui ont contribué à battre les djihadistes. Les Kurdes qui n'ont jamais fait mystère de gérer la ville qu'il considère comme faisant partie du Kurdistan irakien. Bagdad doit trancher.

CP : La réaction de la coalition internationale, l'alliance dirigée par les États-Unis pour lutter contre le groupe État islamique : son lieutenant-général parle d'un coup décisif, très important. Mais dit qu'il ne s'agit pas de la fin de la guerre contre les djihadistes.

MC : Le président Donald Trump a aussi réagi, il y a quelques instants. Il a félicité le Premier ministre irakien pour sa victoire. Sur le dossier syrien, l'envoyé spécial de l’ONU espère des avancées, après 6 ans de guerre, avec l'ouverture ce lundi de nouvelles discussions à Genève. Elles doivent durer 5 jours. Staffan de Mistura espère que cette réunion va simplifier le conflit syrien, qui est pour lui le plus complexe au monde actuellement.

CP : Des nouvelles informations aux États-Unis sur le rôle de la Russie dans la campagne électorale de Donald Trump. Le journal, le New York Times écrit dans son édition de dimanche que Donald Junior, le fils du président, a rencontré une avocate russe en juillet dernier. Son père venait juste d'être choisi comme candidat par le parti des Républicains.

MC : Donald Trump Jr a d'abord affirmé que tout était faux et puis finalement, il a avoué que l'objectif de cette rencontre était d'obtenir des informations contre Hillary Clinton. Les explications d’Anne-Marie Capomaccio à Washington

Donald Trump est en guerre contre la presse traditionnelle, qu'il qualifie de « diffuseurs de fausses nouvelles », mais le New York Times vient encore de provoquer une controverse avec ses révélations. Donald Trump Jr, en compagnie de son beau-frère Jared Kushner, et du directeur de campagne de l'époque, Paul Manafort ont bien rencontré une avocate proche du Kremlin en juillet dernier. Le fils du président l'avoue dans un communiqué, pour le moins étrange, les trois plus proches conseillers de Donald Trump espéraient de ce rendez-vous des informations qui pouvaient affecter la campagne d'Hillary Clinton. L'intention de nuire est reconnue. Avec une grande candeur, Donald Trump Jr écrit « cette personne n'avait finalement rien d'intéressant à nous dire, la réunion a été inutile ». Les proches de la Maison-Blanche tentent de défendre la famille. Ils avancent le traditionnel argument de l'inexpérience. Comment la maison blanche peut-elle continuer de dire qu'elle n'a aucun lien avec Moscou ? Et que l'équipe Trump n'a pas recherché l'aide de la Russie dans cette campagne électorale ? Des investigations sont en cours au Congrès, et le dossier est entre les mains d'un enquêteur spécial.

CP : Dans le nord-est du Mali, une dizaine de soldats est portée disparue, depuis dimanche après-midi, après une attaque entre Gao et Ménaka. Le groupe de véhicules militaires est tombé dans un piège. Les soldats se sont alors battus contre de possibles djihadistes. Plusieurs soldats ont été blessés.

MC : L'ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade est de retour à Dakar. À 91 ans, il souhaite devenir député. Il va diriger la liste nationale d'opposition pour les élections législatives du 30 juillet. Abdoulaye Wade habitait en France depuis la dernière élection présidentielle il y a 5 ans.

CP : Près de 10 000 personnes ont été évacuées dans l'ouest du Canada, 8 000 en Californie, à cause des feux de forêt.

MC : Les pompiers tentent de venir à bout de dizaine d'incendies dans cette région qui connaît une période de sécheresse. Certains feux dans le sud-ouest des États-Unis durent depuis plusieurs jours. Les précisions de Benjamin Delille.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les multiples incendies qui frappent la Californie ont mobilisé jusqu'à 5000 pompiers entre San Francisco et Los Angeles. Le plus important d’entre eux, baptisé feu d'Alamo, n’était maîtrisé qu’à 15 % cette nuit selon les autorités. Ce feu, en plus d'avoir ravagé près de 24 000 hectares de forêts, menaçait ce week-end une centrale électrique dans les hauteurs de Santa Barbara. Quelque 1000 pompiers ont lutté contre les flammes ce dimanche pour les empêcher d'atteindre l'infrastructure qui alimente toute la ville en électricité. Des habitants interrogés par le Los Angeles Times témoignent de la rapidité avec laquelle les incendies se sont étendus. Certains n'ont même pas eu le temps de rassembler leurs affaires avant de devoir être évacués. Ces incendies, alimentés par un vent violent et un temps sec, se sont déclarés alors que la Californie connaît un pic de chaleur. 50 degrés à Palm Springs, 47 à Las Vegas ou encore 36 à Los Angeles : l'État n'avait pas eu si chaud depuis les années 1950. Ironie du sort : la Californie sort à peine d'une sécheresse qui a duré cinq ans.

MC : En France, les députés travaillent depuis aujourd'hui, sur la réforme du Code du travail. C'est l'un des grands projets du président Emmanuel Macron. Il souhaite que les règles pour les entreprises soient plus souples. Pour qu'elles puissent embaucher et licencier plus facilement.

CP : Le président de la République veut aller vite sur cette réforme. Il a donc choisi de légiférer par ordonnance. Cela veut dire que c'est le gouvernement et non le parlement qui va décider de l'application de ce texte.

MC : Cette méthode provoque l'inquiétude des élus. Les débats s'annoncent donc difficiles, Johanna Hébert.

D'abord parce que les députés ont déjà l'impression de céder les manettes au gouvernement. Ce n'est que le deuxième texte soumis à l'Assemblée nationale depuis leur élection en juin, après la prolongation de l'état d'urgence la semaine dernière. Et ils connaissent à peine le détail des ordonnances que le gouvernement fera passer après l'été. Et pour cause ; les concertations avec les partenaires sociaux ne sont même pas encore terminées. Alors ça coince. Surtout chez les députés de la France insoumise. Ils pensent que le gouvernement se dépêche de légiférer pour éviter le conflit social. Surtout en période de grandes vacances où il est évidemment plus compliqué pour l'opposition de mobiliser les Français. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud elle, se justifie en disant répondre à la demande des Français qui veulent du changement tout de suite. Ça, c'est pour la forme, mais les débats s'annoncent aussi tendus sur le fond. Un an après la bataille contre la loi El Khomri, on pourrait retrouver dans ces ordonnances des points sur lesquels le gouvernement précédent avait fait marche arrière, comme le plafonnement des indemnités aux prud'hommes ou l'assouplissement des licenciements. Un véritable chiffon rouge, surtout pour la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui veut faire de la réforme du code du travail, je cite « la mère de toutes les batailles ».

MC : Le gouvernement français veut aussi aller vite sur les promesses de baisse d'impôts du président. Emmanuel Macron a annoncé que ces mesures seraient appliquées l'année prochaine. 80% des familles françaises ne devront plus payer la taxe d'habitation sur leur logement et l'impôt sur la fortune ne concernera que les biens immobiliers, appartements et maisons.

CP : La France attire à nouveau les touristes.

MC : Après une très mauvaise année 2016, le pays devrait même battre son record de 2015 et accueillir entre 88 et 89 millions de personnes, selon le ministère des Affaires étrangères. L'année dernière, à cause des attentats, de la météo et des grèves du printemps, les étrangers étaient moins nombreux à choisir de passer leurs vacances en France.

CP : En tennis, l'espagnol Raphaël Nadal vient d'être éliminé du tournoi de Wimbledon. Le N° 2 mondial a perdu en 8e de finale face au luxembourgeois Gilles Muller.

MC : Côté français, il ne reste plus qu'un français en compétition. Adrian Mannarino va affronter le serbe Novac Djokovic en 8e de finale.

CP : Les coureurs du tour de France, eux, ont pu se reposer.

MC : Une journée de détente avant la 10e étape demain mardi. Elle profitera aux sprinteurs entre les villes de Périgueux et Bergerac dans le sud-ouest du pays.

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