#Français de l’actualité

Journal en français facile 10/04/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 20 h en temps universel, 22 h à Paris. Bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux. Bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Clément, bonsoir à tous !

CF : À la une de ce journal, la Syrie au cœur d’une réunion des Nations Unies ce soir. Suite à des soupçons d’attaque chimique dans la ville de Douma, le Conseil de sécurité de l’ONU devait voter sur la mise en place d’une enquête. Mais la Russie s’y est opposée. Le dossier syrien, c’est la priorité de Donald Trump. Le président américain a d’ailleurs annulé un déplacement en Amérique latine pour se consacrer à cette crise.

AG : Dans l’actualité également, l’armée israélienne très critiquée après la diffusion d’une vidéo. On y voit un soldat israélien tirer sur un Palestinien apparemment pas menaçant. L’armée israélienne a justifié cet acte.

CF Pas de grève de cheminots aujourd’hui en France, mais des grèves chez Air France. Les syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de se mobiliser aujourd’hui et demain. Ils réclament une hausse générale des salaires.

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AG : La Syrie qui inquiète toujours la communauté internationale... Suite aux soupçons d’attaque chimique dans la ville de Douma, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce soir.

CF : Une réunion voulue par les États-Unis. Les Américains souhaitaient un vote du Conseil de sécurité sur la mise en place d’une enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Mais la Russie a mis son veto. Le véto permet aux États membres de s’opposer et de bloquer toute décision. Mais les États-Unis ne renoncent pas à retrouver une solution à la crise syrienne. Pour cela, Donald Trump a même bousculé son agenda. Le président américain annule son déplacement en Amérique latine, prévu en fin de semaine, pour superviser la réponse de son pays, Anne Corpet.

Donald Trump devait s’envoler vendredi pour le Pérou, et ne revenir que dimanche soir après une escale en Colombie. Le président américain était censé participer au huitième sommet des Amériques avec une trentaine de chefs d’État, à Lima. Pour la première fois cet événement se déroulera en l’absence du président des États-Unis : Donald Trump qui depuis son élection ne s’est encore jamais rendu en Amérique latine sera représenté à Lima par son vice-président Mike Pence et restera donc à Washington avec sa casquette de commandant en chef, pour, comme l’écrit le communiqué de la Maison-Blanche « superviser la réponse américaine en Syrie ». La riposte américaine devrait intervenir dans les prochaines 24heures si Donald Trump tient ses promesses. La Maison-Blanche tente de mettre en place une coalition, dit en tous cas agir en coordination avec la France. Le président américain a eu son homologue français au téléphone à deux reprises depuis dimanche soir. Il souhaite également associer les Britanniques à leur opération et Donald Trump a appelé Teresa May ce matin. Bien entendu aucune information ne filtre sur la nature de l’intervention envisagée. Comme l’a dit le président américain, « le public ne sera informé que lorsque l’opération aura commencé ».

AG : La Syrie, il en a aussi été question lors d’une conférence de presse commune d’Emmanuel Macron et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

CF : C’était le dernier jour de la visite officielle à Paris de Mohammed ben Salmane, comme on le surnomme. Une conférence de presse a donc été organisée pour l’occasion. Le président français a déclaré qu’il donnerait « dans les prochains jours » sa décision quant à une éventuelle riposte militaire. Emmanuel Macron y a également annoncé l’organisation d’une conférence humanitaire sur le Yémen à Paris d’ici l’été. Le Yémen où est engagée l’Arabie Saoudite dans la guerre contre la rébellion Houtis. Et justement, aujourd’hui une plainte a été déposée contre Mohammed ben Salmane. Une plainte pour « complicité d’actes de torture » pour son rôle dans la guerre au Yémen. Plainte déposée par une ONG yéménite.

AG : En pleine période de tensions le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, des médias israéliens ont diffusé hier une vidéo accablante pour l’armée israélienne.

CF : On y voit un Palestinien de Gaza se faire tirer dessus. Et on entend des soldats se réjouir. Pour l’armée israélienne, cette action est légitime, mais elle critique le soldat qui a tourné la vidéo. Les précisions de Guilhem Delteil.

La séquence rendue publique fait une minute 20 et on y voit quelques Palestiniens rassemblés près de la barrière de séparation. Un tireur d’élite israélien vise et touche l’un d’entre eux qui ne semble pas présenter de menace imminente. L’homme tombe au sol et le soldat qui filme se réjouit, le traitant de « fils de pute ». D’abord diffusée par une chaîne de télévision, cette vidéo a rapidement été très largement partagée sur les réseaux sociaux. Dans le contexte actuel, elle est particulièrement embarrassante pour l’armée. Depuis dix jours, des rassemblements sont organisés à l’intérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de séparation avec Israël. Et les troupes israéliennes font face à des accusations d’usage excessif de la force, 31 Palestiniens ayant été tués par des tirs de soldats. L’armée a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête et a finalement authentifié cette vidéo. Selon elle, l’événement date du 22 décembre dernier. Elle reconnaît qu’un Palestinien été blessé, mais elle juge que le tireur a agi conformément à ses règles d’engagement. D’autres moyens de dispersion des foules ont été utilisés, mais les manifestants, qualifiés d’« émeutiers », restaient sur place, affirme-t-elle. Elle estime en revanche que l’auteur de cette vidéo a enfreint le code de bonne conduite des soldats et elle réclame des sanctions disciplinaires à son encontre. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AG : Le Chili va rendre obligatoire les visas d’entrée pour les Haïtiens et les Vénézuéliens.

CF : Le président chilien de droite Sébastian Piñera l’a annoncé hier. Une décision, en réaction à l’immigration inédite que connaît le Chili depuis environ 4 ans, en provenance de différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes. L’an dernier le nombre de Vénézuéliens et d’Haïtiens entrés au Chili a doublé par rapport à 2016. Notamment à cause de la crise économique et politique dans leur pays. Mais le nouveau gouvernement chilien souhaite désormais contrôler les arrivées. À Santiago, les précisions de Justine Fontaine.

L’an dernier, 170 000 Vénézuéliens et 100 000 Haïtiens se sont installés au Chili. Et s’ils ont choisi ce pays, c’est pour son haut niveau de développement. Mais aussi parce qu’aucun visa ne leur ait exigé avant d’arriver. Cette migration, en particulier celle venue d’Haïti, est pourtant mal vue par une partie de l’électorat de droite. Comme l’a bien compris le président Sébastian Piñera : « J’ai pleinement conscience du fait qu’il existe au Chili une inquiétude croissante et justifiée, concernant la manière dont se déroule actuellement le processus migratoire. Le moment est donc venu de mettre de l’ordre dans ce foyer que nous partageons. » Pour cela, le gouvernement va présenter une nouvelle loi migratoire, pour remplacer le texte actuel jugé obsolète. Et en attendant, le Chili exigera dès la semaine prochaine un visa préalable pour plusieurs nationalités, à commencer par les Haïtiens. « Il a été décidé d’exiger un visa consulaire de tourisme, permettant l’entrée et le séjour au Chili, pour une période de 30 jours, à tous citoyens haïtiens qui n’ont pas pour but l’immigration, ou le développement d’activité rémunérée dans le pays ». Les Vénézuéliens devront eux aussi demander un visa, mais ils auront accès à un permis de résidence d’un an avec lequel ils pourront travailler. Justine Fontaine, Santiago, RFI.

AG : En France, la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF est en pause. Au moins jusqu’à vendredi. Mais la contestation sociale continue dans les airs aujourd’hui.

CF : Les 11 syndicats de la compagnie aérienne Air France avaient appelé à une grève de deux jours, aujourd’hui et demain. Ils réclament une augmentation générale des salaires de 6 %. Ce mouvement de contestation en est à son 6e jour de grève. Une grève qui a un coût selon la compagnie Air France. La direction l’estime à 170 millions d’euros, David Baché.

170 millions d’euros pour sept jours de grève. Les quatre premiers ont eu lieu depuis le mois de février, les deux autres sont ceux d’aujourd’hui et de demain, dont le coût a été anticipé par la direction. Qui communique sur cette estimation pour mettre la pression sur les syndicats et les inciter à suspendre leur mouvement. Les onze organisations de défense des salariés — pilotes, hôtesses, stewards et personnels au sol — en sont loin : la grève leur coûte de l’argent à eux aussi, puisque les salariés ne sont pas payés lorsqu’ils débraient. Surtout, l’insatisfaction des usagers et l’impact économique sur l’entreprise sont justement les leviers de leur mouvement. L’intersyndicale a d’ailleurs déjà programmé quatre nouvelles journées de grève d’ici la fin du mois. Les salariés d’Air France sont parmi les mieux payés des compagnies aériennes mondiales, mais leurs salaires n’ont pas évolué depuis sept ans. Ils demandent dont un rattrapage et une augmentation de 6 %, compte tenu des bons résultats d’exploitation de l’entreprise qui sont passés d’un milliard à 1 milliard et demi d’euros entre 2016 et 2017. Des revendications disproportionnées pour la direction, qui a décidé d’appliquer cette année une augmentation générale de 1 %.

CF : Explications signées David Baché. Il est 22 h 10 ici à Paris. Deux heures de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir suivi. Merci à Alexis Guilleux de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée Alexis !

AG : Bonne soirée Clément.

CF : Vous pouvez retrouver ce journal, avec sa transcription, sur le site RFI Savoirs demain à partir de 8 h temps universel.

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