#Français de l’actualité

Journal en français facile 10/03/2018 20h00 GMT

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RFI
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Hugo Lanoë : 21h à Paris à l'écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : la visite d'Emmanuel Macron en Inde. Le président français veut consolider la place de la France dans ce pays. Plusieurs contrats économiques ont été signés aujourd'hui pour un montant total de 13 milliards d'euros.

SB : Nous irons ensuite aux États-Unis. Il en rêvait, il l'aura, Donald Trump organisera le 11 novembre « sa » parade militaire à Washington.

HL : Nous parlerons de l'actualité française avec la tenue du congrès du Front National... avant de retrouver comme chaque samedi Yvan Amar qui fait son retour dans le journal en français facile avec son mot de la semaine. Bienvenue à tous !

SB : Opération séduction d'Emmanuel Macron en Inde. Le chef de l'État français est en visite dans le pays pour 3 jours.

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HL

Visite qui a débuté ce samedi matin avec un objectif : « faire de l'Inde un partenaire stratégique ». Plusieurs contrats économiques ont d'ailleurs été signés aujourd'hui... pour un montant total de 13 milliards d'euros. Le plus important est en faveur, est à l'avantage du groupe aéronautique Safran... qui a signé un accord de 10 milliards d'euros avec la compagnie aérienne indienne « SpiceJet ». Sur place, notre envoyée spéciale Mounia Daoudi.

Même si à l’Élysée on affirme que la France n’est pas en Inde dans une logique de compteurs, comprenez que le président n’est pas venu engranger les contrats commerciaux, les 13 milliards d’euros remportés par les entreprises françaises sont un motif de satisfaction certain. 13 milliards c’est plus de deux fois et demie le montant des exportations vers l’Inde en 2017. Et c’est le groupe Safran qui remporte le gros lot avec un contrat de 12 milliards pour la vente et la maintenance des moteurs d'avion de la compagnie aérienne SpiceJet. Alstom a de son côté annoncé la signature de trois nouveaux projets ferroviaires pour près de 75 millions d'euros. Le groupe qui a confirmé la finalisation de la première locomotive électrique fabriquée sur son nouveau site de Madhepura, dans l'État du Bihar. Du 100% Make In India, fabrique en Inde si cher au Premier ministre Narendra Modi. En revanche toujours pas de contrat ferme pour la construction à Jaitapur dans le sud-ouest de six EPR, un contrat en négociation depuis près de 10 ans qui rencontre une vive opposition. Mais les choses avancent. Un accord portant sur le schéma industriel a été signé et Paris espère conclure le dossier « avant la fin de l'année ». Mounia Daoudi New delhi RFI

HL : Emmanuel Macron est ensuite allé à la rencontre de 300 étudiants indiens. Et comme ce fut le cas lors de sa longue discussion avec de jeunes Burkinabés à Ouagadougou en novembre, il a appelé les jeunes à « inventer l'avenir » avant de se prêter à une séance de selfies.

SB : Il avait été impressionné par le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées à Paris, Donald Trump organisera sa propre parade militaire cette année.

HL : Et ce sera le 11 novembre prochain à Washington. Et pourtant, ce genre d'évènement n'est pas dans la tradition américaine. Mais peu importe, lorsque Donald Trump veut quelque chose, il n'en démord par, c'est-à-dire qu'il n'abandonne jamais. À New York, les précisions de Grégoire Pourtier.

En janvier, Donald Trump avait expliqué qu'être un grand président, c'était aussi être « un grand cheerleader pour le pays », se comparant sans doute davantage à un meneur de revue qu'aux danseuses animant les stades. Spectacle télégénique, innovation, démonstration de force... Le président américain avait donc toutes les raisons de valider son idée d'organiser un défilé militaire à Washington. En avoir les détails au moment où est annoncée une rencontre avec Kim Jong Un est assez cocasse, puisque ce genre de chorégraphie est sans doute le seul domaine où l'armée nord-coréenne peut prétendre à une certaine supériorité. L'événement aura lieu le 11 novembre, jour férié commémorant les anciens combattants. Et il honorera toute l'histoire militaire américaine, depuis la guerre d'indépendance à la fin du 18e siècle jusqu'à nos jours. Alors qu'un tel défilé ne s'est pas tenu à Washington depuis 1991, après la guerre du Golfe contre l'Iraq, le coût d'une telle opération, plusieurs dizaines de millions de dollars fait grincer des dents. La parade ira de la Maison-Blanche jusqu'au Capitole, à moins de deux kilomètres de distance. Et dans les airs, les appareils les plus modernes partageront la vedette avec des modèles très anciens. En revanche, on ne verra pas de chars derniers cris, trop lourds et trop puissants, afin de ne pas endommager la chaussée. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

SB : Le président chinois est satisfait des efforts diplomatiques des États-Unis pour régler la crise nord-coréenne.

HL : C'est ce qu'a déclaré le président Xi Jinping après avoir téléphoné à son homologue américain. Ensemble ils ont évoqué le possible rencontre entre Donald Trump et Kim-Jong Un, le leader nord-coréen. Une personne se dit opposée à cette entrevue : Hillary Clinton. L'ancienne cheffe de la diplomatie américaine, perdante de la dernière élection présidentielle, estime qu'il est dangereux de discuter avec la Corée du Nord. « Il faut des gens expérimentés qui savent déchiffrer le langage nord-coréen », a-t-elle déclaré à la presse.

SB : Vous écoutez RFI il est 22hX à Damas... où l'offensive du régime de Bachar-Al-Assad se poursuit.

HL : L'armée syrienne a isolé, enfermé Douma, la grande ville de la Ghouta Orientale. Information rapportée par l'OSDH... L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme qui précise par ailleurs que la campagne aérienne et terrestre de l'armée syrienne et de son allié russe a tué plus de 1.000 civils depuis le 18 février. Parmi eux au moins 215 enfants.

SB : Plus de 250 migrants secourus ce samedi par les garde-côtes libyens.

HL : Des hommes, des femmes, mais aussi des enfants qui tentaient de rejoindre l'Europe en profitant d'une météo calme. La Libye, minée, rongée, détruite par les violences et l'insécurité, est devenue un point stratégique pour des milliers de migrants d'Afrique subsaharienne... des personnes qui veulent rejoindre l'Italie. Une situation qui a empiré, qui s'est aggravée, après la chute du régime de Mouhammar Khadafi. C'était en 2011.

SB : Et eux, justement, se disent contre l'accueil des migrants en France... les militants du Front National sont réunis depuis aujourd'hui dans le nord du pays.

HL : Précisément à Lille, où se tient le congrès du parti d'extrême droite. Objectif de sa présidente Marine Le Pen : essayer de se relancer. Pour ce faire, un invité surprise est venu à ce congrès : le controversé Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump. Fidèle à ses positions, il a critiqué l'ordre établi et les médias. Récit de notre envoyée spéciale à Lille, Anne Soetemondt

L'ancien conseiller de Donald Trump a débuté son discours en expliquant que Marine Le Pen, et que le FN avait raison de ne plus parler de clivage droite / gauche. Pour lui, le clivage se situe désormais entre ceux qui sont pour l'establishment et ceux qui sont contre. Entre les mondialistes et les patriotes, pour Steve Bannon qui s'appuie sur les récentes élections en Italie, en Hongrie et en Pologne, l'histoire est aujourd’hui du côté des patriotes. Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, portez-le comme une marque d'honneur, chaque jour nous devenons plus forts et eux plus faibles a-t-il lancé à l'assemblée. Pendant ce discours décousu, mal traduit, l'ancien conseiller de Donald Trump s'en est pris aux banques centrales, à Hillary Clinton, refaisant la campagne 2016 et aux médias, qu'il a fait copieusement siffler, les comparant à des chiens... Lors de la conférence de presse qui a suivi cette intervention. Interrogé sur Marion Maréchal Le Pen. Steve Bannon a insisté sur le discours, il y a quelques jours aux États-Unis, de l'ancienne députée officiellement retirée de la vie politique. Parlant d'une jeune femme impressionnante, électrisante. Et ce Juste à côté d'une Marine Le Pen qui essaie tant bien que mal de se relancer avec ce congrès. Anne Soetemondt, Lille, RFI.

SB : Nous sommes samedi c'est donc le moment de retrouver Yvan Amar pour son mot de la semaine.

HL : Et ce soir il a décidé de nous expliquer le mot « dénucléarisation ».

La dénucléarisation ; condition à la rencontre entre les deux présidents de Corée u Nord et des États-Unis ! Dénucléarisation : un mot compliqué qui exprime une idée assez simple : dénucléarisation est le contraire de nucléarisation. La nucléarisation, c’est le fait de s’équiper en machines nucléaires. Ça pourrait concerner l’énergie : l’électricité industrielle ou individuelle. On sait bien que ce n’est pas de ça qu’il s’agit et que cette nucléarisation a un rapport avec l’armement : bombes, fusées, ogives… tout ce qui est en préparation, tout ce qu’on essaie- ce sont les essais nucléaires qui sont en cause, ceux qui testent les armes nucléaires. Les armes nucléaires ? On parle souvent de l’arme nucléaire, au singulier ; comme il y a quelques années on parlait de « la » bombe. Il s’agit en effet de la maîtrise de cette technique qui permet de fabriquer une bombe. Et si on peut en fabriquer une, on peut en fabriquer deux, dix, mille… : on maîtrise cette technologie. La dénucléarisation consiste donc à arrêter ces recherches, tout au moins ces essais. Des essais parfois souterrains, parfois dans l’espace, mais qui en général sont décelables par des instruments de mesure permettant de se rendre compte d’une activité nucléaire.

HL : Merci Yvan Amar. C'est la fin de ce Journal en français facile réalisé par Christophe Loisel et présenté aux côtés de Sylvie Berruet. Merci à vous deux. Merci à vous qui nous écoutez. Je vous rappelle que vous pouvez réécouter et relire cette édition sur notre site rfi.savoirs.fr.

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