#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/04/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

 

Clément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai aujourd'hui en compagnie d'Alexis Guilleux, bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Clément, bonsoir à tous.

CF : A la une de l'actualité, la réponse américaine après une attaque chimique en Syrie. « Cela ne peut être toléré », martèle Donald Trump. Le président américain annonce des mesures « majeures » dans les prochaines 48h.

AG : Dans l'actualité également, des centaines de blessés dans une grande manifestation étudiante au Bangladesh. Des affrontements entre policiers et étudiants ont éclaté hier soir, et ont duré jusqu'à ce matin.

CF : Opération séduction à Paris pour le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Il est en visite officielle depuis hier. Mohammed ben Salmane, homme fort de son pays, s'impose de plus en plus comme un réformateur de la société saoudienne.

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AG : Après l'attaque chimique menée dans la Ghouta orientale en Syrie, les États-Unis se préparent à riposter.

CF : Une décision « majeure » sera prise dans les 48h, annonce Donald Trump. Le président américain met ainsi la pression sur Bachar el-Assad, accusé d'avoir mené une attaque aux gaz toxiques sur la ville de Douma, située dans la région de la Ghouta près de Damas. « Cela ne peut être toléré », a déclaré Donald Trump. Anne Corpet, l'année dernière le président américain avait déjà réagi fermement à une attaque chimique similaire.

Il y a tout juste un an, Donald Trump avait justifié un raid américain sur la base aérienne de Shayrat en Syrie par l'horreur qu'avaient suscitées les images d'enfants gazés. Des images tristement similaires ont été diffusées ce week-end après l'attaque chimique de Douma. Et le président américain prévient : il ne restera pas les bras croisés. Donald Trump est intervenu devant les médias lors de la réunion de son cabinet. « Je voudrais commencer par condamner l'odieuse attaque sur d'innocents Syriens innocents avec des armes chimiques interdites. C'était une attaque atroce, c'était horrible. Nous étudions de très près la situation, nous consultons les militaires, et nous allons prendre des décisions majeures dans les prochaines 24 à 48 heures. Nous sommes très préoccupés. Qu'un tel événement puisse se produire... nous ne pouvons pas laisser ce genre de choses se passer ». Le président américain a demandé à ce que les enquêteurs puissent se rendre sur place. Donald Trump continue par ailleurs de s'interroger sur le rôle de la Russie dans cette attaque. Interrogé sur la responsabilité de Vladimir Poutine, le président américain a répondu : « elle est possible et si c'est le cas ce sera dur, très dur, il devra en payer le prix ». Anne Corpet Washington RFI.

CF : Et de son côté, la Russie prévient qu’une face américaine pourrait avoir de graves répercussions. Et sachez également que suite à cette attaque chimique, une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU est organisée ce lundi soir. Auparavant, les États-Unis ont affirmé que la Syrie ne pouvait mener une attaque chimique sans l'aide de la Russie et de l'Iran. L'Iran qui, de son côté, accuse Israël d'avoir mené des frappes contre une base aérienne syrienne. Une attaque dans laquelle 14 personnes sont mortes, dont 4 soldats iraniens. Israël n'a pas réagi à ces accusations. La France et les États-Unis ont nié toute implication dans ces frappes.

AG : Une centaine de blessés au Bangladesh dans une grande manifestation étudiante.

CF : Des milliers d'étudiants manifestaient aujourd'hui à travers le pays. Ils protestent contre l'instauration de quotas dans l'administration. En effet, le gouvernement veut réserver plus de la moitié des emplois de fonctionnaires aux familles de vétérans de la guerre d'indépendance de 1971, et aux minorités défavorisées. Des affrontements entre policiers et étudiant ont éclaté hier soir, et ont duré jusqu'à ce matin dans l'université de Dacca, la capitale. Les précisions de Juliette Gheerbrant.

L'occupation de l'université de Dacca a dégénéré dans la nuit de dimanche à lundi, quand les forces de l'ordre ont voulu disperser les manifestants en tirant des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Les étudiants ont répondu par des lancers de pierres, et ont incendié des voitures. D'autres universités du pays ont rejoint le mouvement lundi, ainsi que des groupes de chômeurs qui estiment eux aussi que les quotas limitent leur accès à l'emploi. La loi réserve 30% des postes de la fonction publique administrative aux familles des anciens combattants de la guerre d'indépendance, et 26% aux minorités. Soit plus de la moitié. Et ceux qui ne sont pas pourvus dans ce cadre restent vacants. Depuis le début du mouvement en février dernier, les protestataires demandent que les quotas passent de 56% à 10%. Lundi en fin de journée les étudiants ont été reçus par le secrétaire général du parti au pouvoir, la Ligue Awami. Le gouvernement, après avoir dans un premier temps refusé toute révision du texte, a assuré qu'il ferait des propositions au plus tard le 7 mai. De leur côté les étudiants ont accepté de suspendre les manifestations d'ici là.

CF : Explications signées Juliette Gheerbrant. Au moins 30 morts, dont 27 enfants, dans un accident d'autocar en Inde. Le drame a eu lieu dans l'État d'Himachal Pradesh dans le nord du pays. D'après la police locale, « l'autocar a basculé dans une gorge profonde de 60 mètres entraînant la mort de 27 écoliers, de deux enseignants et du chauffeur ». 12 enfants ont été hospitalisés en urgence la plupart dans un état critique.

AG : Le Prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane est en France pour une visite officielle.

CF : Après un dîner privé hier soir avec le Président français Emmanuel Macron au Musée du Louvre, Mohammed Ben Salman a entamé ce lundi son programme officiel. Avec notamment un déjeuner avec le Premier ministre Édouard Philippe. Cette visite est placée sous le signe de la coopération culturelle et du développement touristique. Une preuve encore que Mohammed ben Salmane est l'homme fort de son pays. Et qu’il s'impose comme un réformateur de l'économie et de la société saoudiennes, Nicolas Falez.

Dans quelques semaines, les Saoudiennes auront le droit de conduire sur le routes de leurs pays. Des cinémas vont prochainement ouvrir dans le royaume, et des concerts ont été organisés ces derniers mois dans un pays connu jusque-là pour son rigorisme religieux. Ces changements spectaculaires sont attribués à Mohammed ben Salman, 32 ans, qui veut dessiner un nouveau visage de l'Arabie Saoudite. Et qui pour cela s'appuie sur la jeunesse, dans un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans. C'est ce que nous explique Raedah Abunayan, membre du Majlis Al Choura, le Conseil consultatif saoudien dont les 150 membres sont nommés par le roi. « Il poursuit ce qui a été commencé dans le passé, mais il le fait à un rythme accéléré et d'une façon plus énergique et courageuse. Il appartient à la jeune génération et il parle à la jeune génération, il parle de technologies. Il incarne une vision jeune de l'Arabie Saoudite. » Et le grand chantier de réformes du Prince héritier s'appelle «Vision 2030», un plan qui vise à propulser le royaume dans l'après-pétrole en ouvrant le pays aux investissements étrangers, en diversifiant l'économie et en introduisant en bourse une partie du géant pétrolier national Aramco, afin de constituer un fonds souverain de 2000 milliards de dollars.

CF : Nicolas Falez.

AG : En France, le bras de fer se poursuit entre les cheminots et le gouvernement.

CF : 4e jour de grève aujourd'hui contre la réforme de la SNCF. Un mouvement toujours très suivi. Un quart des cheminots étaient en grève ce lundi. Le gouvernement de son côté assure qu'il ira jusqu'au bout de cette réforme. Une réforme dont le projet a été présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

AG : Un nouveau rebondissement dans l'enquête sur le double meurtre d'un policier et de sa compagne en 2016 près de Paris.

CF : 6 personnes ont été arrêtées aujourd'hui dans le cadre de cette enquête. En juin 2016, un couple de policiers était assassiné dans leur domicile de Magnanville près de Paris. Le meurtrier avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique en direct sur les réseaux sociaux. Alexandre de Moussac, parmi les personnes arrêtées, il y a une policière et plusieurs personnes de son entourage.

Elle est major de police des Yvelines. C'est une ancienne déléguée départementale du syndicat policier Alliance. En 2016, elle avait déjà fait l'objet d'une enquête de l'IGPN, « la police des polices » comme on l'appelle. Elle avait hébergé une amie de sa fille, fichée S. Rien n'avait été retenu contre elle à l'époque. Sa fille et cette amie font d'ailleurs partie des personnes placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées de radicalisation. Trois femmes interpellées donc, et trois hommes. Deux ont été arrêtés à leur domicile, situé aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines. Le troisième est déjà mis en examen dans une affaire de filière terroriste. Il est incarcéré pour ces faits et été extrait de sa cellule de prison. Les 6 suspects ont tous été conduits dans les locaux de la SDAT, la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, haut-lieu du renseignement français. Les enquêteurs vont maintenant tenter de savoir si ces personnes ont pu aider d'une manière ou d'une autre le ou les tueurs de Magnanville à choisir leurs cibles. Trois personnes, proches du meurtrier, sont déjà mises en examen dans cette affaire.

CF : Les précisions d'Alexandre de Moussac. C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l'avoir suivi. Vous pouvez retrouver ce journal, avec sa transcription, sur le site RFI Savoirs dès demain à partir de 8h temps universel. À demain Alexis !

AG : À demain Clément.

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