#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/03/2018 20h00 GMT

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RFI
Transcription

 

Hugo Lanoë : 21 h à Paris à l'écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : la Syrie. Un nouveau convoi d'aide humanitaire est entré aujourd'hui dans la Routa Orientale, près de Damas. Treize camions ont apporté de la nourriture à une dizaine de milliers de civils.

SB : Nous irons ensuit en Corée du Sud. Que pensent les habitants de Séoul de la rencontre annoncée entre le président Trump et le leader nord-coréen ? Certains se disent surpris, d'autres ont peu d'espoir vous l'entendrez.

HL : Enfin nous parlerons de la réforme de la justice en France. La garde des Sceaux Nicolle Beloubet a dévoilé aujourd'hui les grands axes, les grandes lignes de son projet.

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SB : Un convoi d'aide humanitaire est donc entré aujourd'hui en Syrie, dans la Ghouta Orientale.

HL : Ce fief, ce bastion rebelle est pilonné, bombardé sans relâche depuis le 18 février par les avions du régime de Bachar-Al-Assad et de son allié russe. Près de 1.000 civils ont d'ailleurs été tués dans cette enclave située dans la banlieue de Damas. Et 400.000 habitants restent pris au piège, en attente d'une aide humanitaire Murielle Paradon.

13 camions remplis de nourriture ont pu passer dans la Ghouta orientale. De quoi subvenir aux besoins de 12 000 personnes pendant un mois, selon la Croix rouge internationale. Ces camions n'avaient pas pu être déchargés lundi lors d'un premier convoi, à cause des bombardements. Et la même chose a failli se produire ce vendredi. Pendant que le personnel arrivait dans la ville de Douma, au nord de la Ghouta, des avions russes ont pilonné les environs, malgré des garanties fournies la veille. 13 camions de nourriture c'est bien, mais ce n'est pas assez, il en faudrait beaucoup plus, déplorent les organisations humanitaires. 400 000 personnes vivent assiégées dans la Ghouta orientale. En dehors de la nourriture, le matériel médical manque cruellement aussi. Selon l'ONG Médecins sans frontières, ce matériel, en particulier chirurgical, est presque systématiquement confisqué par le régime de Damas, lors des passages de convois, ce qui empêche les blessés d'être soignés. MSF dénonce une stratégie délibérée des autorités syriennes et parle de crimes de guerre.

HL : Murielle Paradon. « Les forces turques peuvent entrer à tout moment dans la ville d'Afrin », déclaration ce vendredi du président turc Recep Tayiip Erdoğan. Après sept semaines de combats dans cette région située au nord-ouest de la Syrie et tenue par les forces kurdes du YPG. L'armée d'Ankara serait donc sur le point de reprendre la ville. Faux rétorquent/répondent les Kurdes. Les militaires turcs ne seraient qu'à 10/15 km d'Afrin.

SB : En Turquie justement... un tribunal d'Istanbul ordonne la libération conditionnelle de deux journalistes.

HL : Tous les deux appartiennent au quotidien d'opposition Cumhuriyet. Les deux hommes étaient jugés pour des accusations d'aide à des groupes « terroristes ». Cette libération conditionnelle a été annoncée au terme de la sixième audience du procès de 17 collaborateurs de ce journal. Mais les deux journalistes restent poursuivis. Le patron du journal restera en prison.

SB : En bref, en Cisjordanie... un Palestinien de 24 ans a été tué par balles au cours d'affrontements avec l'armée israélienne.

HL : Cela s'est passé à Hébron, au sud de la Cisjordanie occupée. Un porte-parole de l'armée d'Israël précise que le jeune-homme tenait un objet incendiaire à la main.

SB : Vous écoutez RFI il est 5h04 à Séoul. Les réactions dans le monde sont nombreuses après l'annonce d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim-Jong-Eun.

HL : Les deux dirigeants doivent se serrer la main au mois de mai. Une rencontre inattendue, inimaginable tant les tensions étaient vivent il y a encore quelques semaines. L'Agence internationale de l'énergie atomique espère des progrès concrets à l'issue de cette entrevue. La Chine, la Russie et l'Union européenne saluent/applaudissent également cette annonce. Tokyo en revanche reste nuancé. Le Japon attend que le régime nord-coréen limite la fabrication et l'utilisation d'armes nucléaires. Alors, qu’en pensent les Sud-Coréens ? Notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias, est allé leur poser la question.

La nouvelle a pris tout le monde par surprise en Corée du Sud : après une année 2017 marquée par des échanges d’insultes et de menaces de guerre, personne ne pensait qu’une rencontre aussi soudaine entre Kim Jong-un et Donald Trump soit possible. Kenneth Kang, étudiant, et Kwak Woo-sik, journaliste. Ce sommet Corée du Nord-États-Unis nous donne l’espoir que la réunification est possible. C’est vraiment bien. Je ne crois pas que le régime nord-coréen va vraiment accepter de renoncer au nucléaire... mais le sommet en lui-même compte beaucoup pour la Corée du Sud. Je ne m’attendais pas du tout à ça, je suis très surpris, c’est une excellente nouvelle. À l’origine, je n’aime pas Donald Trump. Mais s’il réussit à passer un accord avec Kim Jong-un, je vais changer d’avis sur lui. Peut-être que [les deux dirigeants] pensent qu’un [accord] est possible, c’est pourquoi ils veulent se parler. Chacun sait qu’un tel compromis sera très difficile... mais, au moins jusqu’à mai, l’heure est à la diplomatie sur la péninsule coréenne. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : Eux aussi ont décidé de se rapprocher. Au Kenya, le président Ukuru Kenyatta a rencontré aujourd'hui son opposant Raila Ondinga.

HL : C'est une réconciliation surprise. Pour la première fois depuis sa réélection contestée en octobre... le président Kenyatta a serré la main de son opposant Raila Ondinga. Ensemble les deux hommes ont décidé d'enterrer la hache de guerre, c'est-à-dire qu'ils ont décidé de mettre fin à leurs divisions en annonçant la réconciliation du pays. Et comme un symbole : Uhuru Kenyatta et Raila Odinga ont lu un communiqué commun côte à côte.

SB : Direction les États-Unis où la fronde, c'est-à-dire la colère, grandit chez les élus républicains.

HL : Oui Sylvie, les républicains contestent la décision de Donald Trump de taxer les importations d'acier à hauteur de 25% et d'aluminium à hauteur de 10%. Certains élus songent/pensent à mettre en place une loi qui bloquerait la décision présidentielle. De son côté l'organisation mondiale du commerce rappelle que c'est aux pays membres de saisir l'OMC en cas de conflit commercial. Les pays européens réfléchissent à une riposte, à une réplique contre cette décision de Donald Trump qui prendra effet dans deux semaines. Décision qui risque de faire plus de mal que de bien à l'industrie américaine Altin Lazaj.

Donald Trump compte certes protéger les producteurs américains de l'acier et d'aluminium qui emploient à peu près 145 milles personnes. Mais le secteur manufacturier qui emploie 6 millions et demie de salariés pourrait en faire les frais et au bout de la chaîne les ménages américains. Les constructeurs automobiles, très consommateurs de ces métaux sont inquiets d’une forte hausse des coûts de production à un moment de ralentissement des ventes sur le marché américain. Toyota a déjà fait savoir qu’il n’était plus en mesure d’importer aux états unis de l’acier bon marché pour produire ses voitures sur le sol américain. Pareil pour l’industrie agroalimentaire qui utilise l’aluminium pour fabriquer des barquettes et des canettes. Les Américains pourraient payer plus cher leur bière et leur ketchup. Selon plusieurs analystes, ces mesures pourraient donc détruire plus d’emplois dans le secteur manufacturier qu’elles n'en créeraient dans le secteur de l’acier et de l’aluminium. Sans compter les conséquences sur l’agriculture américaine. Les pays étrangers visés par ces mesures vont répliquer. Ils envisagent de taxer à leur tour les produits agricoles américains comme le soja. Dont les États unis sont les premiers exportateurs du monde.

HL : Altin Lazaj. J'ajoute qu'une réunion est attendue lundi à Bruxelles. Réunion à laquelle participeront tous les producteurs européens d'acier et d'aluminium. Et ce soir le président français Emmanuel Macron met en garde, avertit le président Trump contre une guerre commerciale.

SB : L'actualité en France. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé aujourd'hui l'expérimentation d'un tribunal criminel départemental...

HL : Ce tribunal remplacerait l’actuelle cour d'assises. Le but ? Accélérer le jugement d'affaires criminelles passibles de 15 ou 20 ans de réclusion. Les précisions avec Frank Alexandre.

Un tribunal criminel départemental composé seulement de juges va donc voir le jour d'abord à titre expérimental. L'objectif poursuivi par la Chancellerie est d'accélérer considérablement le jugement des affaires criminelles...Notamment les viols, les coups mortels et les vols à mains armés. Des crimes passibles de 15 ou 20 ans d'emprisonnement maximum et qui en première instance, seulement, ne seraient donc plus du ressort des cours d'assises. La traditionnelle cour d'assises composée de trois juges professionnels et d'un jury de six citoyens tirés au sort, serait réservée aux affaires les plus graves... les crimes punis de plus de 20 ans de réclusion ou de la perpétuité, comme les meurtres et autres crimes commis en récidive... La cour d'assises rend une justice de très grande qualité reconnaît Nicole Belloubet, mais c'est une justice qui prend du temps, et la garde des Sceaux de souligner qu'aujourd'hui des affaires sont souvent requalifiées de crime en délit et passent devant un tribunal correctionnel plutôt que devant les assises parce que les parties préfèrent avoir un jugement plus rapide... La création d'un tribunal criminel, sans jurés populaires, ne va donc pas bouleverser l'ordre des choses, c'est un choix de cohérence qui vise surtout à institutionnaliser une pratique courante...

HL : Frank Alexandre. Un mot de sport avec du football. Match avancé de la 29e journée de Ligue 1. Strasbourg reçoit en ce moment Monaco. 2-1 pour le club de la principauté. Nous sommes à la 25e minute. 21h10 ici à Paris une heure de moins en temps universel.

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