#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h à Paris.
Céline Pellarin:
Bienvenue dans votre journal en français facile. Et c’est une édition que je présente avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
A la une de cette édition, les dirigeants européens décident d’un second mandat de Donald Tusk à la tête du conseil européen. Une décision qui a provoqué la colère de la Pologne, pays de Donald Tusk. Nous serons en direct de Bruxelles dans un instant.

SB:
Les États-Unis envoient quatre cents de leurs soldats en Syrie. Des militaires qui devront former et aider les combattants syriens qui vont bientôt se lancer dans la bataille de la ville de Raqqa contre le groupe État islamique.

CP :
La campagne pour la présidentielle française. Benoit Hamon le candidat socialiste reçoit le soutien, timide, léger du Premier ministre Bernard Cazeneuve.

SB:
C’est fait, les dirigeants européens offrent un second mandat à Donald Tusk à la présidence du Conseil européen.

CP :
La décision a été prise dans la journée lors d’un sommet à Bruxelles, où vous vous trouvez Anastasia Becchio. Pour Berlin, c’est « un signe de stabilité pour l’Union européenne » après le Brexit. Mais ce que l’on peut dire ce soir, Anastasia, c’est que cette reconduction de Donald Tusk à la tête du Conseil de l’UE n’est pas du goût de la Pologne. Varsovie dénonce le « diktat de Berlin ». Diktat cela veut dire autoritarisme :

Beata Szydlo est en colère. La chef du gouvernement polonais n’a pas pu empêcher la réélection de Donald Tusk. Il suffisait d’une majorité qualifiée, soit vingt et un pays. Ce seuil a été largement dépassé puisqu’elle a été la seule à s’y opposer. Les vingt-sept autres pays ont voté pour une reconduction du président du conseil européen. Mais Beata Szydlo n’a pas voulu s’avouer vaincu si facilement, elle a visiblement décidé de prendre sa revanche en bloquant les conclusions du sommet. Résultat la session de travail a pris fin avec une heure et demie de retard. La Pologne n’a pas accepté ce choix, a confirmé le président français tout à l’heure lors de sa conférence de presse. Tout en expliquant que ça n’aurait pas beaucoup de conséquences. De son côté dans une autre salle de presse, Beata Szydlo a confirmé qu’elle ne signerait pas la déclaration finale de ce conseil européen. Ces déclarations sont traditionnellement adoptées par consensus. Elle a aussi expliqué en substance que les autres dirigeants étaient en train de chercher des moyens pour que les conclusions soient quand même adoptées en dépit de son veto. Donald Tusk, lui, a appelé la Pologne à ne pas couper les ponts avec l’Union européenne. Les explications vont se poursuivre ce soir pendant le dîner.

CP :
Anastasia Becchio en direct de Bruxelles.

SB:
Les États-Unis envoient des renforts en Syrie, pour lutter contre le groupe État islamique à Raqqa.

CP :
Plusieurs centaines de militaires américains qui devront conseiller et former les combattants locaux, les combattants syriens. Une nouvelle étape dans la préparation de la bataille de Raqqa, le fief, le lieu de pouvoir autoproclamé des djihadistes. Nicolas Falez :

Une batterie de canons de 155 mm et quatre cents Marines viennent renforcer la présence militaire américaine en Syrie. Des armes et des troupes qui s’ajoutent au contingent de cinq cents soldats américains déjà déployés en Syrie sous la présidence de Barack Obama. Officiellement, ces militaires ont pour mission de conseiller les FDS, une force arabo-kurde, qui lutte contre le groupe État islamique. L’organisation djihadiste est actuellement en recul et cela fait des semaines que l’étau se resserre autour de Raqqa, sa capitale autoproclamée en Syrie. Le renforcement des moyens militaires américains s’inscrit manifestement dans le cadre des préparatifs de cette bataille qui s’annonce difficile, puisque l’armée américaine estime qu’il y a entre trois milles et quatre mille djihadistes à Raqqa, une ville de trois cent mille habitants. Les États-Unis qui doivent en outre gérer un conflit entre leurs alliés sur ce terrain. Puisque la Turquie et les groupes armés syriens qu’elle soutient affirment se préparer à l’offensive pour chasser le groupe État islamique de Raqqa. Or, la Turquie mène simultanément sa propre guerre contre les FDS kurdes, appuyées par Washington.

SB:
Nicolas Falez. Donald Trump, le président américain l’a dit et répété, il veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique. Et pour élever un mur, il faut du béton.

CP :
Et ce béton, l’entreprise franco-suisse Lafarge-Holcim, géant du ciment, est très intéressé par ce marché. Une manne, une opportunité commerciale et financière considérable selon le PDG, le patron de l’entreprise. Mais la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique est un projet très controversé et critiqué. D’ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault invite le groupe spécialiste du ciment à bien réfléchir avant de postuler pour ce contrat. Aabla Jounaïdi :

« Une énorme opportunité » ce sont les termes employés par Érick Olsen, le PDG de Lafarge Holcim, pour parler des mille milliards de dollars annoncés par l’administration Trump pour les travaux d’infrastructures. Numéro un du ciment aux États-Unis, Lafarge Holcim entend préserver sa position. Dès le mois dernier, il s’est annoncé sur le portail des investissements publics du gouvernement comme l’ont fait nombre de ses concurrents, dont le cimentier mexicain CEMEX. Les associations de défense des droits de l’homme et de la société civile ont dénoncé le mur séparant les États-Unis et le Mexique : une entreprise qui d’après eux, forcera les personnes traversant illégalement à prendre davantage de risques. La société Lafarge Holcim précise que si elle était retenue pour le marché, elle ne participerait pas à la construction du mur ; mais qu’elle fournirait simplement le ciment. Un argument qui ne va pas contribuer à améliorer l’image du cimentier. Ce jeudi, le ministre des affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a rappelé la société « à ses responsabilités sociales et environnementales ». Le ministre a rappelé aussi qu’au plus fort du conflit en Syrie, Lafarge Holcim n’avait pas hésité à financer des groupes djihadistes pour maintenir son activité dans le pays : des « mesures inacceptables », a fini par admettre le groupe le 2 mars dernier.

CP :
Aabla Jounaïdi. François Hollande, le président français, a lui aussi appelé le groupe Lafarge-Holcim à la prudence quant à sa participation à la construction de ce mur voulu par Donald Trump.

SB:
Les Nations Unies envisagent de nouvelles mesures pour lutter contre les abus sexuels commis par les Casques bleus lors de leurs missions de maintien de la paix.

CP :
Une des principales mesures voulues par le secrétaire général de l’ONU António Guterres serait de réduire les subventions, l’aide financière aux pays d’origine des auteurs de ces maltraitances. Cet argent serait à la place versé à un fonds d’aide aux victimes. Selon un rapport de l’ONU, les cas d’agressions sexuelles commises par des Casques bleus a fortement augmenté ces dernières années. De plus en plus de victimes également sortent du silence. Le plus grand nombre de cas a été répertorié au sein de quatre missions : la Minusca en République centrafricaine, la Monusco en République démocratique du Congo, la Minustah en Haïti et enfin la Minuss au Soudan du Sud.

SB:
La campagne électorale présidentielle en France, avec cette visite reçue par le candidat socialiste.

CP :
Bernard Cazeneuve s’est affiché aux côtés de Benoit Hamon ce matin. Benoit Hamon dont la campagne est pour l’instant un peu en panne, avec le Parti socialiste qui se disperse, qui n’est pas solidaire. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve s’est rendu au quartier général de campagne du candidat PS. Une visite comme un symbole, mais un soutien timide, Alice Pozycki :

Après quarante-cinq minutes d’échanges, le soutien annoncé de Bernard Cazeneuve à Benoit Hamon a plutôt des allures de conseils, voire d’avertissements. « Pour ce qui concerne le candidat, investi par la primaire, il faut rassembler toute sa famille politique. J’avais dit cela à Benoît Hamon, lorsque je l’ai vu pour le féliciter au lendemain de sa victoire et je lui redis aujourd’hui, avec la même sincérité, la même amitié que celle qui préside à nos relations ». Benoit Hamon appelé à mettre les bouchées doubles pour rassembler. Dans l’entourage du candidat, on fait bonne figure. Pas de doute, avec cette rencontre, c’est bien de soutien dont il s’agit. Mathieu Hanotin et le codirecteur de la campagne du candidat PS. « Venir au quartier général d’un candidat pour discuter de la stratégie de la campagne, avec lui, pendant une heure, généralement c’est qu’on le soutient. Sinon, on ne vient pas. Ce n’était pas un meeting aujourd’hui, c’était une réunion de travail. Il y aura des meetings, il y aura plein d’initiatives de campagne auxquelles Bernard Cazeneuve participera dans un deuxième temps. Aujourd’hui, c’était une réunion de travail ». Avec cette rencontre, le Premier ministre se sera donc contenté du strict minimum. Bernard Cazeneuve, et une partie du PS attendent désormais des engagements de la part de Benoit Hamon.

CP :
Alice Pozycki. Et on l’apprend ce soir, François Hollande a commenté cette présidentielle française qui désignera son successeur. A Bruxelles le chef de l’État français affirme que ses homologues, les autres dirigeants européens sont inquiets de la force du parti d’extrême droite français le Front national dirigé par Marine Le Pen. Et qui est candidate à la campagne présidentielle française.

SB:
La justice française lance deux nouveaux mandats d’arrêt dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015.

CP :
Au total, ce sont quatorze suspects qui sont désormais visés par la justice en France. Des suspects dans l’enquête des attentats les plus meurtriers de ces dernières décennies en France. On rappelle qu’il y a eu cent trente morts. Des crimes commis par trois commandos, trois groupes de terroristes venus de Belgique.

Vous écoutez RFI. Il est 20 h 10 en temps universel, c’est donc la fin de ce journal en français facile que j’ai eu le plaisir de présenter avec Sylvie Berruet. Merci à vous de l’avoir suivie. Retrouvez le script de ce journal sur le site internet RFI Savoirs.

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