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Journal en français facile 07/10/2017 20h00 GMT

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RFI
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Florent Guignard : Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris. Bonsoir, bienvenue dans le Journal en français facile, que je vous présente avec Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG : Au sommaire de ce journal, Zéphirin, des manifestations en Russie :

ZK : Elles étaient organisées par l'opposant Alexeï Navalny. Plus de 200 personnes ont été arrêtées.

FG : En Australie, 50 000 armes à feu détenues illégalement ont été récupérées par les autorités.

ZK : Il y a du football ce soir, Florent, nous serons en direct pour suivre Bulgarie-France.

FG : Sans oublier notre rendez-vous avec Ivan Amar, « Le mot de la semaine » : « autochtone ».

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ZK : Vladimir Poutine a aujourd'hui 65 ans, et certains, en Russie, ont choisi une manière un peu particulière, Florent, pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.

FG : Eh oui, l'opposition russe a choisi ce jour particulier pour organiser toute une série de manifestations à travers le pays : 80 manifestations, à l'appel du principal opposant au président russe, Alexeï Navalny. Il a 41 ans, il a fait de nombreux séjours en prison depuis qu'il s'est lancé en politique contre Vladimir Poutine. Ce n'est pas la première fois qu'il organise ce genre de manifestations dans toute la Russie. À chaque fois, la police arrête des manifestants. Et ce fut encore le cas aujourd'hui : 262 personnes ont été interpellées, selon un comptage établi par une organisation de défense des droits de l'Homme.

ZK : Et quel est le message des manifestants d'aujourd'hui, Florent ?

FG : Eh bien, ils voulaient dénoncer la mainmise, l'emprise, la domination de Vladimir Poutine sur la vie politique russe - il est au pouvoir, comme président ou comme Premier ministre, depuis 18 ans. Il sera sans doute candidat à la présidentielle de l'an prochain, en mars 2018. Et l'opposant Alexeï Navalny voudrait bien se présenter contre lui. Seulement, la commission électorale l'a déclaré inéligible, elle a dit qu'il ne pouvait pas être élu président de Russie, en raison d'une récente condamnation. C'est donc aussi cela que réclamaient les manifestants aujourd'hui : qu'Alexeï Navalny puisse être candidat. On écoute une de ses partisanes, rencontrée à Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine, la ville où il est né, rencontrée par notre envoyé spécial Daniel Vallot.

Saint-Pétersbourg est la ville natale de Vladimir Poutine, et aujourd’hui c’est son anniversaire. Alors nous voulons prouver qu’ici à Saint-Pétersbourg les gens sont prêts à sortir dans la rue, qu'ils sont prêts à montrer au gouvernement ce qu’ils pensent. Cependant il est important de dire qu’il y a des manifestations dans plusieurs dizaines de villes, dans toute la Fédération de Russie. Pour quelle raison ? Parce que nous voulons montrer qu’il y a beaucoup de gens qui soutiennent Alexeï Navalny, qui veulent que Navalny puisse participer à l’élection présidentielle. Malheureusement, c’est comme cela que nous devons nous battre pour nos droits, que nous devons nous battre pour les gens qui représentent nos idées. Nous ne sommes pas des moutons. À notre façon nous pouvons nous opposer au gouvernement. En Russie, vous savez, c’est important de montrer sa force.

FG : Une habitante de Saint-Pétersbourg, qui a manifesté aujourd'hui contre Vladimir Poutine.

ZK : En Australie, la fin d'une grande campagne pour récupérer des armes à feu.

FG : 50 000 armes détenues illégalement ont ainsi été récupérées par les autorités qui veulent limiter la présence des armes à feu dans le pays, depuis une tuerie de masse qui avait fait 35 morts en 1996, et qui avait provoqué beaucoup d’émotion. Juliette Gheerbrant.

En Australie, la détention illégale d'une arme à feu est passible de 14 ans d'emprisonnement. Grâce à cette campagne, des milliers de personnes ont pu se débarrasser des leurs sans qu'aucune question ne leur soit posée. Résultat, cinquante mille armes ont été récupérées par les autorités. Le Premier ministre Malcom Turnbull s’en est félicité, même s'il resterait, selon les estimations, quelque deux cent mille armes en circulation illégale. Dans un pays où la culture des armes à feu reste très ancrée, la tuerie de Port-Arthur en 1996 avait produit un électrochoc. En avril de cette année-là, Martin Bryant avait massacré trente-cinq personnes à l'arme semi-automatique dans un site touristique de Tasmanie. Le gouvernement conservateur de John Howard, malgré la pression de son aile droite, avait alors fait passer une loi très restrictive sur la détention d'armes à feu et lancé une campagne de restitution contre compensation financière qui avait permis d'en détruire plus de six cent mille. Hier, Malcom Turnbull a rappelé que l'Australie possédait en effet une des législations les plus sévères, mais que les armes illicites restaient une menace pour la population.

ZK : Il y a du football ce soir, Florent, la suite des matches de qualifications pour la Coupe du monde 2018, qui aura lieu en Russie.

FG : Et on s'intéresse particulièrement à l'équipe de France, qui joue en ce moment contre la Bulgarie, à Sofia. Juste avant d'entrer sur la pelouse, sur le gazon bulgare, les Français ont appris la victoire de la Suède face au Luxembourg 8 à 0. Les Suédois occupent désormais la première place de leur groupe, première place provisoire avec deux points d'avance sur la France. Les Bleus doivent donc gagner. Antoine Grognet, vous êtes à Sofia, et c'est plutôt bien parti pour l'équipe de France.

C’est en effet bien parti, Florent, avec ce but dès la troisième minute, inscrit par Blaise Matuidi. Un déboulé, une course côté gauche, de Lucas Digne qui centre vers Antoine Griezmann, qui effectue ensuite une petite passe vers Matuidi, pour le milieu de terrain de la Juve qui inscrit son neuvième but en 59 sélections avec l’équipe de France. La première période s’est très bien déroulée pour les Français. Ils se sont créé beaucoup d’occasions, même s’ils ont eu peur à la trente-septième minute, sur une triple occasion bulgare, avec un double sauvetage d’Hugo Lloris, le gardien français. Et la seconde période n’a pas débuté du tout comme la première, puisque ce sont les Bulgares qui ont dominé les premières minutes, c’est-à-dire qu’ils ont été meilleurs que les Français. Ils se sont créé deux occasions, deux frappes hors de la surface, mais qui n’ont pas été cadrées, qui n’ont pas… qui ne pouvaient pas rentrer dans le but français. Du coup, pour l’instant, on joue depuis un peu plus d’une heure ici à Sofia, et l’équipe de France mène 1-0 face aux autochtones bulgares.

FG : Antoine Grognet, en direct de Sofia, on vous retrouve dans un peu plus de 20 minutes pour vivre la fin de ce Bulgarie France. Autochtone, vous l’avez dit, on va en parler tout de suite.

ZK : Tous les samedis dans le Journal en français facile, vous le savez, fidèles auditeurs adorés, et c’est sincère, nous avons rendez-vous avec Yvan Amar.

FG : Pour le mot de la semaine. Et cette semaine, Yvan nous parle, on vient d’en parler donc, des autochtones.

Le Canada va verser une compensation financière d'environ 800 000 dollars à plus d'une dizaine de milliers de jeunes autochtones arrachés à leur famille et à leur communauté entre les années 60 et 80. J’ai appris ça en écoutant RFI, et il s’agit donc d’indemniser des gens qu’on a coupés de leur culture et de leur milieu d’origine pour les placer dans des familles désireuses d’enfant. Alors cela concerne des autochtones. Les autochtones sont des gens qui appartiennent à ce qu’on appelle parfois au Canada « les premières nations ». C’est ainsi qu’on peut désigner des populations d’origine amérindienne, pour les différencier de ceux qui descendent de colons européens, même si ceux-là, ils sont implantés dans le pays très très anciennement. Mais le mot autochtone a une allure savante, et pourtant son sens se comprend assez facilement si par exemple on le décompose, si on le coupe en deux. Il est formé à l’aide de deux racines grecques, auto, qui signifie soi-même, c’est-à-dire sans apport extérieur. Et chtone, qui évoque la terre. Donc il s’agit de ceux et de celles qui sont nés sur cette terre, comme leurs ancêtres y étaient également nés aussi loin qu’on puisse remonter. Et le mot aujourd’hui, eh bien on l’emploie parce que… il n’est pas négatif. Bien sûr, il est d’origine occidentale, il vient du grec, on l’a vu, mais il n’a pas de passé péjoratif, il n’est pas lié à la colonisation, par exemple le mot indien. Ou bien il n’a pas été donné à certains peuples par d’autres, comme c’est le cas pour le mot esquimau, qui est aujourd’hui très évité au Canada. Alors autochtone a bien un synonyme, qui est indigène, mais on s’en méfie. Parce que même si le sens de départ d’indigène est à peu près le même (ça veut dire à l’origine « né ici », indigène), eh bien ce mot a un passé méprisant, presque raciste. Et donc il lui en reste une coloration aujourd’hui ; on lui préfère le mot autochtone.

FG : Yvan Amar. Il est 22 heures 10 à Paris. C’est la fin de ce Journal en français facile. Très bonne soirée.

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Journal en français facile 07/10/2017 20h00 GMT

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