#Français de l’actualité

Journal en français facile 05/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le mouvement des gilets jaunes qui se poursuit en France. Pour la 8e semaine consécutive, des manifestations étaient organisées sur tout le territoire.

ZK : L’annonce des résultats de la présidentielle en RDC repoussés à la semaine prochaine, c’est ce qu’indique la commission électorale. Ils devaient être rendus publics demain dimanche.

LB : Et puis les mauvais résultats de la zone euro où l’activité économique se dégrade avec comme conséquence, un possible ralentissement de la croissance pour 2019.

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ZK : Pour la 8e semaine de suite, les gilets jaunes ont donc défilé dans les rues de plusieurs villes de France.

LB : En tout au moins 50 000 personnes s’étaient mobilisées. Selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur soit pratiquement 20 000 de plus que samedi dernier. Des manifestations émaillées de violences, en fin de parcours notamment à Paris, où des véhicules ont été brûlés boulevard St-Germain. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveau, a par ailleurs dû évacuer ses bureaux de la rue de Grenelle, lesquels ont été visés par des individus conduisant un engin de chantier. À « ceux qui attaquent, ceux qui brûlent, en veulent à nos institutions, je veux dire de façon extrêmement claire que nos institutions sont solides » et « que notre détermination est totale » répond ce soir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. À l’instant, Emmanuel Macron dénonce sur Twitter « une extrême violence » venue « attaquer la république ». 

ZK : À la une également, la RDC et la présidentielle dont le verdict ne sera finalement pas connu demain.

LB : La publication des résultats provisoires est reportée à la semaine prochaine annonce ce soir la commission électorale. La CENI qui promet de faire le point ce dimanche sur les travaux de compilation des résultats à l’issue d’une réunion de son assemblée plénière. Le président de la CENI avait dit jeudi dernier connaître des difficultés dans l’acheminement des plis des bulletins et PV de résultats. Cet après-midi, ces travaux de compilation n’avaient toujours pas atteint les 50 %, selon des sources internes à la commission électorale.

ZK : 15h à Washington, l’actualité aux États-Unis et toujours cette impasse concernant le budget. Le pays est entré dans sa troisième semaine de « shutdown ».

LB : Le shutdown, c’est la paralysie d’une partie de l’administration américaine qui entraîne l’arrêt de l’activité d’un quart des agents des services publics. C’est la conséquence du désaccord sur le budget du pays : Donald Trump veut absolument qu’il prenne en compte un financement de plus de 5 milliards et demi de dollars pour construire un mur à la frontière avec le Mexique, l’opposition démocrate refuse de signer une telle mesure. Les démocrates se sont entretenus aujourd’hui avec le vice-président Mike Pence sans que cette réunion n’aboutisse à un accord.

ZK : L’administration Trump encore qui ne communique plus, en revanche avec les rapporteurs spéciaux des Nations Unies en charge principalement de la défense des droits humains et de la liberté d’expression.

LB : Depuis le mois de mai, le département d’État n’a pas donné suite aux requêtes de ces enquêteurs indépendants de l’organisation et qui voulaient se rendre aux États-Unis. Des enquêteurs qui regrettent un mauvais message envoyé aux pays conservateurs. Marie Bourreau.

Tout a commencé par un rapport sur l’extrême pauvreté aux États-Unis. Philip Alston, son rapporteur spécial publie en juin dernier un document accablant. 40 millions de pauvres aux États-Unis, dont près de 18 millions dans une situation d’extrême pauvreté sans parler de l’espérance de vie similaire à celle du Costa Rica et des défaillances du système de santé. Le rapporteur estime dans une ultime critique de l’administration Trump que « la pauvreté est un choix politique ». C’en est trop pour Washington qui décide de ne plus donner suite aux requêtes des autres rapporteurs spéciaux, notamment celui sur le droit des migrants qui réclame la possibilité de se rendre dans les centres d’accueil entre les États-Unis et le Mexique. Pour les défenseurs des droits de l’homme, cette attitude américaine est un signal dramatique envoyé aux dirigeants qui assument et revendiquent leur dédain pour les droits humains. En refusant de recevoir les rapporteurs spéciaux, les États-Unis adoptent finalement la même attitude que les régimes qu’ils condamnent comme la Corée du Nord et l’Iran.

ZK : Au Brésil, le nouveau président doit faire face à sa première crise sécuritaire quatre jours après sa prise de fonction.

LB : Depuis plusieurs jours, des gangs criminels sèment le chaos dans l’État de Ceara, dans le nord-est du Brésil. Face à une situation chaque jour moins tenable, le nouveau gouvernement s’est finalement vu obligé d’envoyer 300 soldats sur le terrain. Alors que Jair Bolsonaro avait justement fait de la lutte contre l’insécurité l’une de ses principales promesses de campagne, Stefanie Schüler.

Flambée de violences dans la ville de Fortaleza et dans une vingtaine de localités des alentours : autobus et stations-service incendiés, bâtiments publics saccagés. Un viaduc a même été partiellement détruit à l’aide d’explosifs. Dans l’État de Ceara, les gangs criminels sont mécontents et ils le font savoir. La cause de leur colère : le durcissement des conditions de détention qui les empêchera de contrôler des trafics de tout genre depuis la prison. Lors des violences de ces derniers jours, une personne est morte et au moins deux autres ont été blessés. Cette situation a poussé le gouverneur de Ceara, l’homme politique de gauche et membre du parti des Travailleurs, Carmilo Santana, à réclamer à Brasilia l’envoi de soldats afin de contrer les attaques. Pour Jair Bolsonaro c’est une première occasion de tenir une promesse électorale et de se poser en sauveur : l’envoi des troupes répond à « un besoin du peuple de Ceara ». Cet envoi ne tient en revanche pas compte du fait que le gouverneur de l’État soit l’un de « nos opposants radicaux », a souligné le nouveau président d’extrême droite. 

ZK : L’actualité économique et les nuages s’accumulent sur la zone euro.

LB : Comprendre que l’activité économique s’est dégradée le mois dernier, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance pour cette année. En France, l’économie a été particulièrement affectée par le mouvement des gilets jaunes. Que l’on évoquait en début de journal, Altin Lazaj.

L’activité économique dans l’ensemble de la zone euro est au plus bas depuis 5 ans et demi. C’est ce qui ressort d’une enquête d’IHS Markit, une entreprise d’information économique. Cette contraction s’explique par le contexte économique international ; la guerre commerciale entre les états unis et la chine, l’incertitude liée au Brexit, la volatilité des marchés financiers, l’instabilité politique et le ralentissement économique mondiale. Pour la France, le cabinet Markit pointe surtout l’impact des gilets jaunes. L’activité du secteur privé s’est contractée le mois dernier pour la première fois depuis plus de deux ans, le mouvement des gilets jaunes a surtout affecté le secteur des services. À ce panorama s’ajoute une inflation faible dans la zone euro. Elle a ralenti à 1,6 % en décembre, loin de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale européenne. Ce qui laisse présager un ralentissement de la croissance en 2019.

LB : Fin de ce journal. Tout de suite on retrouve Yvan Amar pour le mot de la semaine.

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