#Français de l’actualité

Journal en français facile 04/12/2017 20h00 GMT

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RFI
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Gilles Moreau : 21h Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous. Voici votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : la mort de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, tué aujourd'hui près de la capitale Sanaa par des rebelles Houthis, ses anciens alliés.

SB : Toujours pas d'accord sur le Brexit. L'Union européenne et le Royaume-Uni cherchent à conclure la première phase des négociations sur leur divorce.

GM : La justice espagnole refuse d'accorder la liberté provisoire à quatre dirigeants séparatistes catalans, à l'approche des élections régionales du 21 décembre.

SB : Yuan Meng veut dire en chinois « L’accomplissement d'un rêve ». C'est le beau nom du bébé panda né en France d'un couple prêté par la Chine.

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SB : L'Union européenne et le Royaume-Uni ne parviennent toujours pas à se mettre d'accord sur le Brexit (la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE).

GM : Les deux parties n'ont pas réussi à Bruxelles à boucler (conclure ) la première phase des négociations sur leur divorce. Trois grands dossiers ont été abordés par le président de la Commission Jean-Claude Juncker et la Première ministre britannique Theresa May : le règlement financier, les droits des citoyens expatriés et le sort de la frontière irlandaise.

SB : Un accord sur ces trois points permettrait d’engager les négociations commerciales que réclame avec insistance Londres. Pour le chef de l'exécutif européen, un accord pourra être trouvé « dans le courant de cette semaine ». Écoutons Jean-Claude Junker :

La Première ministre et moi-même avons eu une rencontre franche et constructive et je dois dire que c'est une négociatrice coriace, elle n'est pas facile. Elle défend le point de vue du Royaume-Uni avec toute l'énergie que nous savons qu'elle possède et je fais de même pour l'Union européenne. Malgré tous nos efforts et les progrès significatifs que nous et nos équipes avons faits ces derniers jours sur les trois sujets principaux du retrait, il n'a pas été possible d'obtenir un accord complet. Mais je reste confiant : nous pourrons engranger des progrès suffisants d'ici au sommet européen du 15 décembre. Ce n'est pas un échec, c'est le début de la dernière reprise de négociation ; je suis certain que nous trouverons un accord dans le courant de la semaine.

GM : Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Propos recueillis par Pierre Bénazet.

SB : Toujours dans l'actualité européenne, un nouveau président pour l'Eurogroupe.

GM : Les ministres des Finances des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont élu à leur tête Mario Centeno. Cet homme de 50 ans était le grand favori. Il s'est présenté aujourd'hui comme le « candidat du consensus ». Mario Centeno sera chargé de mener à bien le lourd chantier de la réforme de la zone euro.

SB : Venons-en à la mort d'Ali Abdallah Saleh, l'ancien président du Yémen.

GM : Il a été tué aujourd'hui par des rebelles Houthis au sud de la capitale Sanaa au moment où ses partisans affrontent les miliciens Houthis. L’alliance entre ces deux groupes rebelles a en effet volé en éclats il y a quelques jours. Ali Abdallah Saleh avait 75 ans, dont 33 passés au pouvoir. Il avait dû le quitter en raison du Printemps arabe. Sa mort pourrait constituer un tournant dans le conflit yéménite, une guerre qui illustre la rivalité entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite. Les précisions sur cette mort de Toufic Benaïchouche :

Les dirigeants du Congrès Populaire Général, le CPG, le parti de l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh le confirment : il a bien été tué par ses anciens alliés, les rebelles Houthis au sud de la capitale Sanaa. Ali Abdallah Saleh, et d'autres hauts responsables du parti ont essuyé des tirs nourris de rebelles Houthis alors qu'ils quittaient la capitale yéménite. Des miliciens Houthis ont bloqué un convoi de quatre véhicules à environ 40 km au sud de Sanaa et ont tué par balles Ali Abdallah Saleh, ainsi que le secrétaire général du CPG, Arif al-Zouka, et son adjoint Yasir al-Awadi. Les rebelles affirment avoir tiré une roquette pour immobiliser son véhicule blindé. Ils l’auraient abattu ensuite. Des habitants avaient auparavant rapporté que les Houthis avaient fait sauter la maison de l'ex-président dans le centre de la capitale. Ce lundi pourtant, des avions saoudiens ont bombardé pour la deuxième journée consécutive des positions des Houthis à Sanaa, pour venir en aide aux hommes de Saleh. Peine perdue…

SB : Direction l'Espagne où la justice a refusé d'accorder la liberté provisoire à quatre dirigeants séparatistes catalans.

GM : Ils sont poursuivis pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne. Parmi eux, le vice-président destitué Oriol Junqueras. Son parti ERC est donné vainqueur dans les sondages aux élections régionales du 21 décembre. Nous retrouvons à Madrid François Musseau :

Pas de quartiers pour l'indépendantisme catalan. Alors que beaucoup attendaient qu'Oriel Junqueras et les autres leaders séparatistes sortent de prison, ce ne sera pas le cas. Quel est le principal motif invoqué par les magistrats? Le risque de fuite d'Espagne, comme on pourrait le penser après le départ clandestin de Carles Puigdemont, l'ancien chef de l'exécutif catalan, en Belgique? Non, dit la justice. C'est, je cite, le fait d'avoir permis et organisé la violence contre l'ordre et la légalité espagnole. Concrètement, le magistrat se réfère aux aux assauts, je cite toujours, donnés contre la police judiciaire en octobre, à Barcelone. Des assauts qui avaient provoqué, une explosion violente dans les rues. Pour les intéressés, la sanction est rude, d'autant que Oriol Junqueras et les siens ont accepté officiellement la mise sous tutelle de la Catalogne par l'État central. À un peu plus de deux semaines des législatives anticipées, le maintien en prison de ces personnalités sécessionnistes va donner des arguments à ceux qui continuent à vouloir l'indépendance de la Catalogne.

SB : Les usagers de la ligne de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou attendent avec impatience la rénovation de cette voie qui relie les capitales économiques de la Côte d'Ivoire et du Burlina Faso.

GM : On les comprend, car actuellement, c'est un long voyage, d'une journée et demie ! Ils devront encore patienter. Mais les travaux ont officiellement commencé à Abidjan où nous retrouvons notre correspondant Frédéric Garat :

C'est une voie unique longue de 1 145 kilomètres qui relie Abidjan à Ouagadougou et permet de transporter chaque année 200 000 passagers et 800 000 tonnes de marchandises entre le Faso et la Côte d'Ivoire. Mais cette voie est vétuste, les wagons datant des années 1970 sont à bout de souffle les rails et le ballast usés au point que l'on roule à 40 kilomètres/heure de moyenne et parfois à pas d'homme tant le train doit se faufiler lentement dans les banlieues populaires des grandes villes d'Abidjan ou de Bouaké. Mais aujourd'hui, les travaux de rénovation de 853 kilomètres de voie vont être entamés. Au total, 50 ouvrages d'art, 31 gares vont être réhabilités ainsi que des ponts ou des passages à niveau. Les travaux d'un coût total de 260 milliards de francs CFA - 400 millions d'euros - seront financés par le groupe français Bolloré, concessionnaire de cette voie de chemin de fer, et dureront jusqu'en 2021. Le trafic ne sera pas interrompu pour autant, nous assurent les responsables du groupe français. Les travaux par phases de huit heures se feront en alternance avec le passage des trains de marchandises ou de voyageurs. Résultat dans trois ans, avec cette nouvelle voie et ces nouveaux wagons y compris des trains-couchettes. On passera à 300 000 passagers et un million de tonnes de marchandises par an.

GM : Actualité ferroviaire encore, mais en France : après la panne géante qui a frappé dimanche la gare Montparnasse, à Paris, le gouvernement exige de la SNCF ( la société nationale des chemins de fer) qu'elle en tire les conséquences. La direction doit faire des propositions pour mieux gérer ses grands travaux. Une nouvelle organisation et un nouveau management devront être présentés avant la fin de cette semaine.

SB : Pour finir, des nouvelles de Yuan Meng, du nom du bébé panda né en France.

GM : Il s'appelle en effet Yuan Meng, ce qui veut dire en chinois « l'accomplissement d'un rêve ».Ce petit panda de 7 kilos est né le 4 août dernier au zoo de Beauval, dans le centre de la France. Ses parents sont un couple prêté par Pékin dans un geste d'amitié (on parle d'ailleurs de « la diplomatie du panda »). Pour baptiser Yuan Meng, une grande cérémonie était organisée aujourd'hui au zoo de Beauval en présence sa « marraine » Brigitte Macron, l'épouse du président français, et du vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhan Yesui , que l’on écoute :

Les relations entre la France et la Chine accèdent à une nouvelle phase de développement. La naissance du bébé panda est un symbole de belles perspectives entre nos deux pays, d’une nouvelle page à écrire. Je forme le vœu sincère que le petit Yuan Meng grandisse ici dans les meilleures conditions et qu’il apporte de la joie aux Français et notamment aux petits Français.

GM : Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhan Yesui. Cette naissance et ce baptême interviennent peu avant la première visite du président Emmanuel Macron en Chine. C’est la fin de votre Journal en français facile, à réécouter sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie !

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Journal en français facile 04/12/2017 20h00 GMT

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