#Français de l’actualité

Journal en français facile 03/12/2017 20h00 GMT

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RFI
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Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Bonsoir Aurélien Devernoix.

Aurélien Devernoix : Bonsoir Jeanne, Bonsoir à tous.

JB : Les titres de cette édition. Après l'accord de Paris sur le climat ou encore l'Unesco, Les États-Unis se retirent d'un nouveau projet international. Le pacte mondial de l'ONU pour les migrations. Pour Washington, le projet n'est pas compatible avec les politiques américaines d'immigration.

AD : Nous parlerons de Yoweri Museveni. Le président ougandais veut rassurer sur son état de santé alors qu'un projet de modification de la Constitution pourrait lui permettre de se représenter à la présidence en 2021.

JB : Enfin le Premier ministre cambodgien a participé aujourd'hui à une grande cérémonie au temple d'Angkor. Il a célébré la stabilité du pays où l'opposition a été réduite au silence.

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AD : Une déclaration incompatible avec les politiques américaines d'immigration. C'est par ces mots que la mission américaine auprès de l'ONU a mis fin hier à sa participation au projet de « pacte mondial sur la migrations ».

JB : Un projet qui a pour l'objectif l'adoption d'un pacte mondial en 2018 afin de permettre une meilleure gestion des migrations et un meilleur accueil pour les réfugiés dans le monde. Un premier texte, la "déclaration de New York", avait été signé en septembre 2016. La décision de se retirer de ce programme a été prise par Donald Trump. Le président américain critique depuis son arrivée à la Maison-Blanche les très nombreuses agences de l'ONU. Les explications d'Anissa El Jabri.

Seul pays à ne plus vouloir de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, les États-Unis se sont aussi retirés de l’Unesco. Toutes les agences de l’ONU sont du reste dans le collimateur de l’administration Trump. Premier contributeur financier de l’organisation, Washington la fustige sans cesse et parle de bureaucratie et de mauvaise gestion. Dans le viseur de Donald Trump aussi, l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien. Le 45e président des États-Unis promet de le « déchirer ». America first, l’Amérique d’abord, le slogan vaut pour tous les accords commerciaux. L’Alena par exemple, l’accord de libre-échange nord-américain : Donald Trump a entrepris de le rediscuter. Des négociations sous une épée de Damoclès : sans version jugée plus favorable, Washington quittera l’Alena. L’isolationnisme américain s’est enfin aussi manifesté dans le domaine militaire. L’Otan est obsolète avait dit Donald Trump. Le président américain est certes revenu sur son propos, mais pour mieux insister : il veut que les autres pays payent plus, les États-Unis toujours moins.

JB : Anissa El Jabri. L'exil et les migrations au cœur d'un entretien entre Emmanuel Macron... et le prince héritier d'Abou Dabi. Les deux dirigeants sont convenus de « poursuivre les efforts internationaux pour ramener la stabilité en Libye et lutter contre les trafics ».

AD : Sur le continent africain, un nouveau candidat à la présidentielle au Mali.

JB : Le général et ancien ministre malien Moussa Sinko Coulibaly a démissionné de l'armée pour se présenter à l'élection qui doit avoir lieu en juillet 2018. C'est ce qu'indiquent ses proches. Il s'agit de la deuxième personnalité à se déclarer officiellement candidat.

AD : Ce tweet à présent du président ougandais Yoweri Museveni.

JB : Âgé de 73 ans, le chef de l'État ougandais fait l'objet de nombreuses rumeurs sur son état de santé. Des rumeurs qui ne l'arrangent pas alors qu'un projet de modification de la constitution fait débat dans le pays. Il prévoit le retrait de l'âge limite du candidat à la présidentielle. Et pourrait lui permettre de se représenter en 2021. À Kampala, Charlotte Cosset :

Dans un long tweet, le président ougandais se veut rassurant : « Vous n'avez jamais entendu dire que Museveni est malade et a été hospitalisé. Je n'ai pas le temps d'être malade. » Un tweet qui n'est pas passé inaperçu. Tout comme son convoi lors de ses déplacements qui comporte toujours une ambulance. Des rumeurs lui prêtent des problèmes de diabète et de prostate. Certains internautes affirment que ce message a pour unique objectif de soutenir le changement constitutionnel controversé qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat en 2021. Interrogé par Al-Jazeera en avril dernier, Yoweri Museveni avait déclaré qu'un dictateur élu 5 fois devait être je cite « un merveilleux dictateur ». Un récent rapport d'International crisis group pointe le risque pour le pays de glisser dans la crise du fait notamment du désir apparent du président de se maintenir à la tête de l'État alors que je cite « la gouvernance, la performance économique et la sécurité se détériorent ». Yoweri Museveni est arrivé au pouvoir en 1986 par un coup d'État. À l'époque il affirmait que le problème en Afrique vient des « dirigeants qui veulent rester trop longtemps au pouvoir ». Charlotte Cosset Kampala RFI.

AD : Au Cambodge, le temple mythique d’Angkor Wat accueillait ce matin plusieurs milliers de personnes pour une grande cérémonie.

JB : Parmi elles, le Premier ministre cambodgien Hun Sen et son épouse. Quelques semaines après la dissolution du principal parti d’opposition, le Premier ministre soigne son image auprès des Cambodgiens. La correspondance de Juliette Buchez.

En toile de fond, le temple de Angkor Wat. Symbole de l’empire khmer et emblème national qui apparaît sur le drapeau du Cambodge. À Siem Reap, le Premier ministre Hun Sen présidait ce matin une cérémonie réunissant 5000 moines bouddhistes dans leurs toges orange, mais aussi des danseuses Apsara dans leurs habits traditionnelles. Sans oublier des centaines de spectateurs. Des milliers de personnes étaient donc réunies au lever du jour pour prier en faveur du bonheur du Cambodge, de sa prospérité et... de sa stabilité politique. Une image forte affichée aujourd’hui par le gouvernement de Hun Sen. La cérémonie a pourtant été organisée seulement quelques semaines à l’avance. Annoncée, en fait, une semaine après la dissolution du principal parti d’opposition par la Cour Suprême le 16 novembre. Depuis plusieurs mois, le gouvernement cambodgien fait face aux critiques de plusieurs États, associations et organisations étrangères qui l’accusent de dégager la voie en vue des prochaines élections législatives en 2018. En cas de victoire, Hun Sen attaquerait sa 33e année à la tête du gouvernement.

JB : Le pape François est rentré au Vatican après ses voyages en Birmanie et au Bangladesh. Dans l'avion qui le ramenait en Italie, il a appelé les dirigeants du monde à l'éloigner du risque d'extermination de l'espèce humaine. Il estime que certains dirigeants ont je cite une « attitude irrationnelle » envers les armes nucléaires

AD : La ministre française des Transports est en colère.

JB : Elisabeth Borne convoque le président de la SNCF réseau pour lui demander des explications. Cet après-midi, une gigantesque panne a paralysé l'intégralité du trafic à la gare de Paris Montparnasse. Le trafic ne reprendra pas avant demain matin. Une panne jugée « inacceptable » par la ministre. Cet été déjà la gare avait été fortement perturbée par une autre panne technique. Hasard de l'actualité, il était justement bloqué à la gare Montparnasse. L'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Invité de BFMTV ce matin il a laissé entendre qu'il pourrait être candidat à la présidence du Parti socialiste. Stéphane Le Foll a également affiché ses désaccords avec Benoit Hamon. Benoit Hamon, justement, Yvan Amar nous en parle dans l'expression de la semaine.

Un deuxième souffle pour le mouvement de Benoit Hamon ? C'est ce que cherche cet homme politique qui a obtenu un résultat décevant lors de l'élection présidentielle, en représentant le parti socialiste. Il a depuis créé un parti qui vient de changer de nom. Ce nouveau mouvement a été fondé en juillet, n'a connu qu'un succès modéré, juste après les élections qui avaient largement assuré le succès d'Emmanuel Macron. Et maintenant Benoit Hamon veut lui donner un second souffle. L'expression vient de la langue du sport et notamment de la course. Quand on court sur une assez longue distance, bien vite on est essoufflé, on perd son souffle: un premier épuisement se fait jour. Mais si on arrive à passer cette étape, on trouve une nouvelle allure, on va au-delà de cette première fatigue, et on trouve un nouveau rythme, qu'on peut tenir assez longtemps. C'est bien ce qu'on appelle le second souffle. On voit donc que ce mot de souffle désigne bien sûr l'air qu'on expire, qu'on évacue de sa poitrine: on le souffle. Mais on même temps il désigne le cycle de la respiration: on inspire, on prend de l'air, et on s'en débarrasse. Et ce tempo, cette vitesse de respiration va déterminer la vitesse de la course. D'ailleurs on emploie l'expression avoir du souffle uniquement quand on est capable de tenir cet effort assez longtemps. Et on utilise souvent cette formule au figuré. Pour un romancier par exemple : celui qui a du souffle, c'est celui qui peut écrire un très long roman, en plusieurs volumes, avec plusieurs histoires qui s'enchaînent. Et l'évocation est si forte que parfois elle vous emporte: une imagination très convaincante qui prend la place de la réalité: le souffle d'un poème qui vous fait rêver !

JB : 21h10 à Paris.

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