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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

C’est donc aujourd’hui que sont les remises les « Bourses Ghislaine Dupont et Claude Verlon », qui récompensent deux jeunes professionnels des médias : un ou une journaliste de radio, un technicien ou une technicienne de reportage radiophonique. Une bourse, c’est-à-dire une récompense et en même temps un moyen concret de poursuivre leur formation et d’améliorer leurs compétences dans le métier qu’ils se sont choisis. Et ce mot de bourse est fréquent pour désigner une certaine somme d’argent qui est donnée à un étudiant : en fonction de ses mérites, et aussi souvent de ses origines : les États, ou certaines institutions distribuent des bourses à des jeunes qui souvent viennent d’un milieu qui aurait du mal à financer leurs études, alors qu’ils semblent taillés pour les réussir. La bourse sert donc à aider ! Mais les bourses ne servent pas qu’à faire des études scolaires, universitaires ou professionnelles : on a aussi des bourses de recherche, ou de même de voyage si l’aventure est formatrice. Et tous ceux qui en bénéficient sont appelés boursiers.

Mais pourquoi la bourse est-elle liée à cette idée d’allocation financière ? C’est que le mot renvoie d’abord à un objet, un petit sac dans lequel on met son argent. Et cela date du temps où l’argent se trouvait essentiellement sous forme de pièces de métal et non de billets de banque : ce n’était pas d’un portefeuille qu’on avait besoin, mais de cette petite poche. Et bursa en grec, désignait une peau d’animal, plus ou moins tannée, un genre de cuir. Ce genre d’objet n’est plus tellement en usage aujourd’hui, mais son importance a été telle que son nom a bien souvent désigné le contenu plus que le contenant, l’argent qu’on possède plus que l’objet qui le contient, ce qui explique le grand nombre d’expressions où on trouve ce terme, dont beaucoup sont encore en usage. Avoir la bourse plate est un peu vieux, mais se comprend : c’est bien sûr ne pas être en fonds, être à court. Et vivre sur la bourse d’autrui, se comprend aussi : il s’agit des profiteurs ou des pique-assiette… Il faut aussi se souvenir qu’une bourse se ferme, pour que les pièces ne s’en échappent pas. Et souvent avec un genre de lacet. Et si l’on fait quelque chose sans bourse délier, c’est qu’on l’a fait sans ouvrir sa bourse, sans dépenser un sou. Dans une entreprise, une institution ou même une famille, celui qui a le pouvoir de donner de l’argent, ou de le refuser est celui qui tient les cordons de la bourse.

Alors on sait évidemment que ce mot de bourse renvoie aussi aux marchés financiers où s’effectuent les transactions sur les valeurs et les grosses sociétés. On parle de la bourse de Paris, de Londres, de New York… Est-ce une extension de notre petit sac de cuir ? Peut-être. Mais on n’en est pas totalement sûr : il y avait au 14ème siècle, à Bruges, dans l’actuelle Belgique, une banque fondée par une riche famille du nom de Van den Burse. Et ce nom propre a pu se croiser avec celui de la modeste poche à finances pour nommer ces hauts lieux d’échange financier.

Avertissement !

Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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