#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/10/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de retrouver votre Journal en français facile, bonsoir en tous. Présenté ce soir en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi?

Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : A la une de l'actualité ce soir : un nouveau départ de l'administration Trump. Nikki Haley va quitter son poste d'ambassadrice américaine aux Nations Unies. Elle l'a annoncé depuis la Maison Blanche et aux côtés du Président américain.

MM : Une campagne de tous les dangers en Afghanistan. Un candidat aux législatives du 20 octobre a trouvé la mort dans un attentat suicide, 7 autres personnes ont été tuées. Cela s'est produit dans le sud du pays.

RA : Autre campagne électorale, au Brésil, le ton est monté ce mardi entre les candidats au second tour de la présidentielle : Jaïr Bolsonaro et Fernando Haddad.

MM : Et puis en France le remaniement gouvernemental ne sera pas annoncé ce mardi soir. Précision de l'Elysée à l'issue d'une journée d'attente. La principale question concerne l'ampleur de ce remaniement, provoqué par le départ du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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MM : Nikki Haley va donc quitter son poste d'ambassadrice américaine aux Nations Unies.

RA : Elle était l'une des femmes les plus en vues de l'équipe de Donald Trump. A plusieurs reprises on avait vu Nikki Haley à la tribune de l'ONU où elle avait tenu une ligne dure contre la Corée du nord et contre l'Iran, les deux grands dossiers de la politique étrangère des Etats-Unis. Elle a annoncé son départ aux côtes du Président américain, depuis la Maison Blanche. Je vous propose d'écouter ce que l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud a déclaré face à la presse.

"C'était l'honneur de ma vie de pouvoir diriger l'Etat qui m'a élevée et de servir mon pays que j'aime tant. Je ne partirai pas avant la fin de l'année. Mon objectif est d'assurer une bonne transition avec l'ambassadeur qui me succédera. Je suis fière de faire partie de cette équipe. Je ne sais pas encore ce que je ferai après. En tant que gouverneur de Caroline du Sud pendant six ans j'ai eu à gérer un ouragan, les pires inondations du millénaire, une tuerie dans une église, une autre dans une école et ensuite je suis arrivée à l'ONU pour deux ans de discussions sur la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. Ces huit dernières années ont donc été très intenses. Et moi je crois en la limitation des mandats. Il faut être suffisamment désintéressé pour savoir quand il est temps de faire un pas de côté et de laisser quelqu'un d'autre faire le boulot. Et laissez-moi ajouter ceci: non je ne me présenterai pas aux élections en 2020. Mais je me réjouis déjà de soutenir le président lors du prochain scrutin".

RA : La clarification de Nikki Haley alors que ce soir les raisons de son départ restent mystérieuses. En tout cas l'annonce de son départ s'ajoute à une liste déjà important de démissionnaires de l'équipe de Donald Trump.

MM : En Afghanistan une attaque suicide dans les bureaux d'un candidat aux prochaines élections législatives

RA : Cela montre le climat dans lequel se déroule la campagne, alors que les élections sont prévues dans 11 jours maintenant. Les faits se sont produits dans le sud du pays, dans la province du Helmand. 8 personnes ont été tuées, dont le candidat. Correspondance à Kaboul de Sonia Ghezali.

Saleh Mohammad Asikzai figure parmi les victimes. L'homme qui briguait l'un des 249 sièges de la chambre basse du parlement était en meeting quand un homme a fait exploser sa charge. Il y a une semaine jour pour jour, c'est un meeting de campagne d'un autre candidat qui subissait une attaque suicide similaire à Jalalabad dans l'est du pays. 13 personnes avaient été tuées, une quarantaine d'autres blessés. L'attaque avait été revendiquée par le groupe Etat islamique. Depuis l'annonce de ces élections, 6 candidats ont été tués selon des modes opératoires différents, des actes qui n'ont pas été revendiqués dans certains cas. A 11 jours du scrutin, la sécurité est l'un des enjeux majeurs. Certains candidats ne cachent pas leur crainte d'être vise par un attentat et confient limiter leurs déplacements, certains ont décidé de ne pas faire de meeting mais d'opter pour du porte à porte. Si les panneaux publicitaires, les murs, les carrefours des grandes villes sont couverts de posters parfois géants des candidats en lice, ces derniers redoublent de vigilance dans leur apparition en public. Leurs craintes se sont encore accentuées après les déclarations des talibans hier qui dans un communique ont appelé les afghans à faire échouer le processus électoral promettant de multiplier les attaques contre les forces gouvernementales. Sonia Ghezali Kaboul RFI.

RA : Et pour le moment ce dernier attentat n'a pas été revendiqué.

MM : Au Brésil c'est une campagne tendue qui a débuté, avant le second tour de l'élection présidentielle.

RA : Seulement deux jours sont passés depuis le premier tour et déjà un échange vif entre les deux candidats à la victoire. Sur Twitter Jaïr Bolsonaro le candidat de l'extrême droite arrivé en tête dimanche a qualifié Fernando Haddad de "marionette du corrompu Lula". "Une réponse du même niveau que le candidat" lui a rétorqué Fernando Haddad qui défend les couleurs du Parti des travailleurs. Les deux hommes qui font la chasse aux voix, il y a de tres nombreux électeurs indécis en vue de ce second tour. Jaïr Bolsonaro en tout cas pourra compter sur le soutien du Président d'un autre pays d'Amérique du Sud, le Chili. Sebastien Pinera a en effet dit tout le bien qu'il pensait du candidat de l'extrême droite, on l'écoute.

« Nous savons très peu de choses sur Jair Bolsonaro, mais je connais ses conseillers économiques.  Les signaux qu’ils donnent quant à l'ouverture de l’économie brésilienne, la réduction du déficit, la réforme des retraites et la réduction de l'importance du secteur public (notamment grâce aux privatisations)... ce sont des signaux positifs pour un pays de la taille du Brésil, qui est un géant. Et en plus, il a parlé d’une lutte sans merci contre la corruption. La corruption et le populisme ont été deux  ennemis terribles du Brésil. Ils sont à l'origine de la crise profonde que vit ce pays depuis un bon moment. Tout ça c'est bon. C’est vrai que je l’ai aussi entendu parler avec des allusions homophobes, avec un certain langage agressif envers les femmes. Oui, je l’ai entendu, mais je pense que les gens ont voté plus contre les anciens politiciens, que, pour Jair Bolsonaro. Cela, c'est une source d’incertitude. Mais en ce qui concerne ce qu'il va faire pour développer le Brésil,  je pense qu’il va dans le bon sens. »

RA : Le soutien de Sebastian Pinera à Jaïr Bolsonaro. Le Président chilien en déplacement ce mardi à Madrid la capitale espagnole.

MM : RFI 22h07 à Paris. En France, le suspense a duré toute la journée, mais finalement le remaniement gouvernemental n'a pas été annoncé

RA : Tous les observateurs pensaient pourtant qu'il aurait lieu aujourd'hui mardi, veille du traditionnel conseil des ministres. Mais ce soir l'Elysée a annoncé qu'il faudrait encore attendre, il pourrait donc intervenir demain matin. Plusieurs questions se posent sur l'ampleur de ce remaniement : remplacement poste pour poste après le départ du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ou bien modifications plus profondes. La deuxième option est tout à fait possible, plusieurs ministres sont menacés comme celui de l'agriculture ou de la culture. Une attente en tout cas toute la journée, qui a entraîné nombre de commentaires de la part de l'opposition. Face à cela la majorité a tenté de se montrer rassurante. Reportage à l'Assemblée nationale de Jeanne Richard.

L'annonce du nouveau gouvernement se fait attendre... Et pour Philippe Gosselin, député Les Républicains, cela devient problématique. [...] Et pour le souverainiste Nicolas Dupont Aignan, c'est le signe que le couple exécutif a du mal à renouveler son équipe. [...] Mais peu importe le casting finalement pour Valérie Rabault chef de file des députés socialistes... qui place peu d'espoirs dans ce nouveau gouvernement. [...] Du côté de la majorité... Gilles Le Gendre, président du groupe de la République en Marche tente de calmer les impatients... [...] Mais personne dans l'opposition... ne croit à cette sérénité... Ni au nouveau souffle annoncé par les proches d'Emmanuel Macron.

RA : Jeanne Richard à l'Assemblée nationale.

MM : Et alors que ce remaniement se faisait attendre, ce mardi était une journée de manifestations partout en France

RA : Dans le viseur des manifestants : la politique sociale d'Emmanuel Macron. Des étudiants, des fonctionnaires, des retraités sont descendues dans la rue. Au total entre 160.000 et 300.000 personnes dans les différentes manifestations. Le cortège le plus important à Paris, où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé entre le quartier de Montparnasse et la Place d'Italie.

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