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Francophonie, cyber-éducation

A la Une: Francophonie, cyber-éducation
AFP
Francophonie et cyber-éducation, c'est à la Une de La Croix. Pour illustrer ce thème qui devrait selon lui être l’un des « défis prioritaires » de la francophonie, le quotidien catholique publie une photo prise dans une classe à Saint-Louis, au Sénégal, lors d’un cours de français où les élèves, tous des garçons, sont interrogés par le prof, une femme voilée de jaune, devant un tableau noir sur lequel une récitation rend hommage au père, « au père aimé, au père si doux », au père qui « fait bondir sur les genoux » et dont le sourire « éclaire tout ».

Première diffusion le 28 novembre 2014

Et tandis qu’à Saint-Louis du Sénégal comme à la une de La Croix, on célèbre, en rimes françaises, la figure du père, à Dakar, dans la plus pure tradition de la téranga ['accueil en wolof], la capitale sénégalaise pavoise pour l’arrivée des chefs d’Etats participant à ce sommet de la Francophonie. Où l’on ne manquera pas, comme il se doit, de parler de questions d’actualité.

Mais toute à sa distance pondérée, La Croix n’en démord pas (et pour une fois, nous avec) : l’enjeu principal, c’est l’éducation. Et notamment l’espace numérique francophone. Car, comme le fait remarquer le confrère, pour faire face à l’afflux d’étudiants, Internet vient « à la rescousse » des universités africaines via les « moocs », vous savez, ces cours en ligne ouverts à tous.

Des formations via Internet qui pourraient, en effet, devenir une vraie chance à saisir pour la diffusion de notre langue et de notre culture. Car la « sève de la langue française (est) porteuse d'une culture, d'une littérature, d'une pensée, dont nous devons être fiers qu'elle demeure force d'attraction pour un nombre croissant de locuteurs, estime La Croix. (...) Ce trésor, personne ne peut prétendre le posséder ni l'enfermer pour mieux le protéger », souligne le quotidien catholique.

Autrement dit, le français en partage, cela veut bien dire l’usage de la langue « sans exclusive ni exclusion, complète le journal, puisque de plus en plus les pays membres vivent le plurilinguisme ».

Francophonie : l’Afrique jeune

On le voit cette année avec les prétendants à la succession d’Abdou Diouf. Cinq candidats briguent le fauteuil du président de l’OIF, l’Organisation internationale de la francophonie. Et justement, souligne à son tour Libération, les « deux favoris » viennent de pays bilingues, éloignés du « cœur de l’ex-pré carré ».

Mais au-delà de la présidence de l’OIF, ce sommet de Dakar, qui va attirer les regards sur une Afrique « à la mode », ne saurait faire oublier qu’en Afrique, « si les richesses potentielles aiguisent les appétits, elles dissimulent mal une pauvreté persistante qui nourrit les frustrations d’une population très jeune et de plus en plus urbanisée », prévient Libé.

Une Afrique où la jeunesse « prend de plus en plus son destin en main », souligne, dans les colonnes du journal, Laurent Bigot.

Après avoir été « brutalement évincé » du Quai d’Orsay en février 2013, l’ex-responsable de l’Afrique de l’Ouest au ministère français des Affaires étrangères s’exprime pour la première fois sur l’actualité sociopolitique en Afrique.

Evoquant la révolution au Burkina – Faso, Laurent Bigot l’explique par le fait que, selon lui, tout le pouvoir à Ouagadougou était organisé pour « l’enrichissement d’un clan » et non pas au bénéfice de la population, avec à la clé une « corruption galopante qui a gangrené l’ensemble de l’Etat ». Selon lui, une « loi universelle » existe, qui veut « qu’un jour ou l’autre, un tel pouvoir finit par tomber comme un fruit pourri ».

Francophonie : Hollande l’Africain

François Hollande est lui aussi attendu à Dakar pour ce sommet. Mais avant cela, le président français se rend à Conakry. Le président français entame en effet son périple africain par une visite en Guinée, l’un des trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés par la fièvre hémorragique Ebola.

Pour Libération, il s’agit d’une étape « symbolique » sur la route de Dakar. Et le quotidien de souligner « qu’aucun dirigeant occidental » ne s’était jusqu’à présent rendu dans un pays touché par Ebola.

Mais avant d’entamer son voyage en Afrique, François Hollande a accordé un entretien à Rfi, France 24 et TV5 Monde. Le journal Le Parisien, qui l’a écouté, a retenu que le chef de l’Etat était resté « évasif » sur la « préférence de la France » pour le remplacement du président Abdou Diouf. Et que François Hollande s’est « en revanche » montré « plus ferme » au sujet des chefs d’Etat « africains » qui tentent de changer la Constitution de leur pays pour pouvoir se maintenir au pouvoir.

Palestine : Etat Potemkine

Début de polémique en France sur le prochain débat à l’Assemblée nationale concernant la reconnaissance de l’Etat palestinien. A l’initiative à l’origine de l’ex-ministre Benoît Hamon et de deux autres députés socialistes, Gwenegan Bui et François Loncle, cette proposition de résolution est désormais portée à l’Assemblée nationale par le président du groupe socialiste Bruno Leroux et la présidente de la commission des Affaires étrangères Elisabeth Guigou.

Cette résolution vise à inviter le gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine. Un texte qui n’a « aucune valeur contraignante pour l’exécutif, souligne Le Parisien, mais qui se veut symboliquement fort ».

Mais Le Figaro ne l’entend pas de cette oreille. Car ce débat « attise les tensions », prévient le journal en manchette. En effet, explique-t-il, sur 135 États qui ont déjà reconnu la Palestine, aucun n'a « la moindre influence » sur le processus de paix au Proche-Orient. En conséquence, « se ranger à leurs vaines gesticulations, c'est faire aveu d'impuissance, estime Le Figaro. [C’est] un premier pas vers la démission de nos responsabilités ». Et le journal de conseiller à la France de faire une proposition diplomatique « digne de ce nom » si elle veut « peser » sur ce processus.

Ce débat attise-t-il les tensions, comme le prétend Le Figaro ? Pour en prendre la mesure, il n’est que de lire ce matin l’Humanité. « Personne ne comprendrait qu'à l'heure où on célèbre le courage de ceux qui ont voté, il y a quarante ans, la loi sur l'IVG, des élus choisissent la pusillanimité, la procrastination et, en fin de compte, éternisent la loi du plus fort et du plus brutal, celle d'un mur de la honte, des maisons rasées et des oliviers arrachés », s'écrie le quotidien communiste qui se demande si un jour en France, comme ce fut le cas récemment en Afrique du Sud, Mahmoud Abbas sera reçu « comme un chef d’Etat ». Et qui estime en manchette qu’à l’Assemblée, les députés français ont rien moins que « rendez-vous avec l’histoire ». Dans la presse en tout cas, le débat ne fait que commencer. A chacun sa vérité.

Publicado el 08/03/2016 - Modificado el 10/03/2016 - Por autor

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